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Leoncavallo : VESTI LA GIUBBA
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Verdi: OTELLO "Dio mi potevi"
Na sera e maggio
Serenade de Romberg
Leoncavallo: LA BOHEME
Giordano: ANDREA CHENIER














Emission Arte lirica du 12 mai 2019

avril 12th, 2019 par Alain Fauquier


Affiche Di Sefano-portrait

 

 

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Les Hoquets du Naturalisme

avril 5th, 2019 par Alain Fauquier


jean-kriff

Par Jean KRIFF
Ancien artiste lyrique, professeur de chant
Essayiste

« Je voudrais aussi qu’on travaillât à un catalogue des arts, des sciences et des inventions qui se sont perdues, que l’on donnât les raisons qu’ils sont restés dans l’oubli… »

Montesquieu. Cahiers (I, pp. 92-94)

Le Second empire avait été pulvérisé. L’Alsace et une partie de la Lorraine appartenaient dorénavant au Kaiser. Des milliers de migrants s’entassèrent sur des bateaux et se dirigèrent vers l’Afrique du nord. Il fallait coloniser à outrance pour payer les dettes de guerre et retrouver les matières premières perdues.

Jules Ferry sut ouvrir le cœur des contribuables, la France allait aider les ‘races inférieures’ à s’élever.

Renan apporta sa caution en donnant un argument – inutile d’ailleurs – qui ne pouvait que donner bonne conscience aux boursicoteurs, en écrivant en 1871 : « Une race de maitres et de soldats, c’est la race européenne ». Il n’avait, à l’évidence, pas conscience de chauffer le lit des envahisseurs de 1914.

Le monde des sciences était remué.

Charles Darwin, qui avait troqué dès la fin de son adolescence, théologie contre reproduction des coléoptères, avait démontré que toute mutation positive des espèces dépendait d’un nécessaire combat pour la vie. (L’Origine des espèces- 1859).

Depuis qu’elles étaient connues, ces théories avaient eu des difficultés à s’imposer en France. En effet, il était difficile pour l’Empereur de faire admettre par Eugénie que ses ancêtres, même lointains, pouvaient avoir été singes ou pire encore cafards ? Heureusement, le pragmatisme de Claude Bernard (1813-1878) membre de l’Académie des sciences, vint à l’essentiel de la physiologie en publiant : Introduction à l’étude de la médecine expérimentale (1865).

Décadence

Dieu, lui, semblait être sur la voie des ‘encombrants’. La laïcité se frayait un chemin en version populaire grâce au développement de la lecture mais l’on se méfiait encore de l’utilisation qu’en feraient les femmes.

Zola inaugura le naturalisme en se basant sur les travaux de Claude Bernard. Il ne s’agissait, dira-t-il, que de remplacer « le mot médecin par celui de romancier ». C’est Thérèse Raquin (1867) qui est considéré comme premier ouvrage marquant le début du naturalisme littéraire, une histoire où « les remords des deux héros, consiste en un simple désordre organique ». Littérature infecte, produit des triomphes de la démocratie, écriture putride diront ses détracteurs conservateurs. Ce sont eux qui ancrèrent le naturalisme dans un radicalisme républicain, celui de ‘décadents’, vocable dont ils affublèrent ces écrivains, objets de leurs attaques. Cette décadence des années 1880-1900, n’était finalement pas le déclin car finement revendiquée, elle devenait l’outil pertinent, capable de désagréger le conservatisme.

Maupassant ira jusqu’à abolir toute allusion, même infime, à la morale, précisément considérée comme un frein à la décadence. Pierre Louÿs, Jean Lorrain et des écrivaines comme Rachilde, Gyp ou poétesses comme Renée Vivien, se firent alors connaître, n’hésitant pas à apporter dans leurs textes des éléments explicitement érotiques, mettant l’homosexualité féminine à l’honneur.

Les naturalistes attaquaient la société patriarcale. Une première réussite, fut le rétablissement du divorce en 1884.

Pour Emile Zola, les rapports du peuple avec la guerre, la terre, la mer, la cruauté, étaient des éléments qu’il fallait porter à la scène lyrique. C’est son ami Alfred Bruneau (Humanisme n°279) qu’il allait charger de composer des opéras à partir de ses œuvres.

Ce furent, à l’Opéra ou à l’Opéra-comique: Le Rêve (1891), l’Attaque du Moulin (1893), Messidor (1897), L’Ouragan (1901) puis, après la mort de Zola en 1902 : L’Enfant-Roi (1905), Naïs Micoulin (1907) et Les Quatre Journées (1916).

Devant l’engouement du public, de nouvelles commandes d’œuvres se multiplièrent. Massenet, l’un des musiciens les plus joués, rendu internationalement célèbre avec Manon et Werther, releva le gant du langage naturaliste, dépouillé et cru ; bien que critiqué pour la Navarraise en 1894, il réitéra trois ans plus tard avec Sapho, un sujet d’Alphonse Daudet.

Rome 

D’autre part, dès 1901, la préparation d’une loi séparant Église et État, suscitait une grande effervescence dans les milieux progressistes.

En effet, Léon XIII avait publié une lettre encyclique, Rerum Novarum en 1891, dans laquelle il avait développé la théorie sociale de l’Eglise et appelé à contrer les visions matérialistes du socialisme : « Vous avez vu violer la sainteté et l’inviolabilité du mariage chrétien par des dispositions législatives, laïciser les écoles et les hôpitaux, arracher les clercs à leurs études et à la discipline ecclésiastique pour les astreindre au service militaire, disperser et dépouiller les congrégations religieuses ». Le 1er janvier 1906, la loi de séparation entrait en vigueur.

Dans les théâtres, lyriques ou dramatiques, surtout dans ceux subventionnés, cette loi était attendue. Elle libérerait l’expression créatrice demeurée tremblotante devant la crainte des fulminations venues des autels.

Par bonheur, l’esthétique de l’antiquité païenne, portée au théâtre, fut un outil d’artistes pour entamer la ‘morale’. Mais il fallut du temps. Il en faut beaucoup entre l’élaboration d’un livret et la première représentation d’un spectacle lyrique. Un long travail de préparation est nécessaire depuis l’écriture musicale proprement dite jusqu’à l’ultime répétition des solistes, orchestre, ballet et chœurs. C’est ainsi qu’une multitude d’œuvres lyriques atteignirent le public avec retard, une moyenne de dix années.

Or l’art a besoin de se tourner vers le futur pour exister. Cela devait jouer un mauvais tour au théâtre lyrique naturaliste.

En prémisses au vote de la loi de 1905, les compositeurs naturalistes, par le choix de leurs sujets et la manière dont leurs librettistes utilisaient les mots, montraient surtout la volonté de ‘déniaiser’ les esprits.

Pierre Louÿs (1870-1925) fut de ceux qui ouvrirent le bal des Années Folles. Il faisait partie des Parnassiens, qui, avec Catulle Mendès et Mallarmé, affichaient l’idée que tout pouvait être écrit et décrit ; aucune règle, dite morale, n’étant aussi essentielle que la rigueur technique de l’emploi des mots. Pierre Louÿs, lui, guidé essentiellement par l’érotisme, publia Astarté, Les Chansons de Bilitis, Aphrodite, La femme et le Pantin et Les Aventures du Roi Pausole, œuvres qui toutes furent transformées en pages lyriques.

Naturalisme à l’Opéra 

Albert Carré en 1899, avait pris en mains les destinées de l’Opéra-comique.

Il y fit jouer un an plus tard, à l’occasion de l’Exposition Universelle, Louise de Gustave Charpentier. Cet opéra témoigne de la vie intime du monde ouvrier confronté à la transcendance d’un Paris, transcendé par Montmartre, patrie de l’Art. Cet opéra connut un tel succès qu’il fut joué près de 1200 fois à l’Opéra-comique, mais les ‘prédateurs’ du naturalisme, symbolisme et impressionnisme musicaux guettaient.

Le temps était propice. Foin de Sardou, Mendès et Richepin !

Il y avait mieux pour remplacer la légende des religions établies : Maeterlinck et ses opaques brumes médiévales.

Dès 1902, Albert Carré produisit Pelléas et Mélisande à l’Opéra-comique. Claude Debussy et Maurice Maeterlinck ébranlaient d’un coup le naturalisme musical français.

Le vérisme italien, exporté à Paris, en profita immédiatement. La Tosca, Madame Butterfly, La Vie de Bohème, écrits pourtant à partir de textes littéraires français, conservèrent le droit d’humecter les mouchoirs grâce à des livrets français… mais traduits de l’italien.

Le public de France, peuple rationnel, a toujours su être rigoureux dans le choix de ses émotions.

Jean Richepin, qui ne se réclamait d’aucune école sauf de la sienne, s’était fait connaître en 1876 avec La Chanson des gueux.

Cela l’avait mené en prison.

Paris en ferait un jour un académicien. C’est son succès de 1897 : Le Chemineau, drame paysan, qui fut choisi pour être mis en musique par Xavier Leroux en 1907. Il lui avait fallu attendre 10 ans, comme cela s’était avéré précédemment pour l’Astarté de Pierre Louÿs.

Pour cette nouvelle œuvre, Leroux fit appel à un vrai/faux folklore bourguignon avec une rudesse de ton qui le fit souvent mal accepter par les salons conservateurs, alors que ceux-ci applaudissaient les compositeurs étrangers ayant usé de semblables procédés : le groupe russe dit ‘des cinq’, Edward Grieg, Franz Liszt, Robert Schumann, etc.

Le public populaire et même certains bourgeois ne furent pas dupes. L’œuvre fut abondamment jouée. D’autres, que l’on doit citer, utilisèrent des matériaux sonores semblables : Vincent d’Indy ou Joseph Canteloube. Nous avons préféré retenir Xavier Leroux, parce qu’il est injustement oublié. Premier Prix de Rome, d’esprit contestataire, il avait tenté d’éviter l’obligation que son prix imposait : rester trois ans en Italie. Rattrapé par la loi, il avait été contraint d’effectuer cinq années d’armée.

Nommé professeur au Conservatoire national de musique en 1896, en classe d’harmonie, son activité de compositeur ne cessa qu’à sa mort, à 56 ans, le 2 octobre 1919.

Soutenu par Charpentier et Bruneau, fondateurs de la Chambre syndicale des artistes musiciens (rattachée à la CGT dès 1902), il avait pris, en 1910, la tête d’un groupe de défense de la musique française, déclenchant ainsi deux débats à l’Assemblée nationale.

Une odeur de soufre 

Un an plus tard, on lui avait joué Astarté à l’Opéra. Le texte de Pierre Louÿs déjà jugé sulfureux en 1891, ne fut édulcoré ni par le livret de Louis de Gramont connu pour sa plume redoutable, ni par les notes de Leroux, jugées inutilement agressives.

Dans la pièce, Omphale, grande prêtresse de l’amour lesbien, triomphe d’Hercule en le faisant périr par le feu, puis quitte son île, dévorée par les flammes, pour gagner Lesbos. Omphale avait été interprétée par une merveilleuse mezzo-soprano, concubine de Leroux, Meyrienne Héglon, encensée pour sa voix, sa beauté et sa lascivité scénique.

Camille Bellaigue, proche de Maurras, attaqua ce ‘texte dépravé’ tandis qu’à l’étranger, Magnus Hirschfeld, médecin allemand, fondateur d’un comité scientifique pour la dépénalisation de l’homosexualité, applaudit à sa création, précisant : ‘Astarté est probablement le premier opéra joué […] dans lequel l’amour saphique reçoit son authenticité’ (Jahrbuch für sexuelle Zwischenstufen (Annales des différentes sexualités). Xavier Leroux ne travailla qu’avec des esprits libres : Victorien Sardou, Louis de Gramont, Jean Richepin, Catulle Mendès sachant vitrioler la morgue conservatrice des salonards. Jusqu’à la veille de la guerre, à cause des retards de production, de nombreux compositeurs tentèrent encore d’imposer la veine naturaliste.

Maurice Ravel y fit une incursion en 1907 avec l’Heure Espagnole, mais l’heure était sonnée de l’avènement de l’impressionnisme.

Pour lutter contre les pouvoirs de Rome, l’Allemagne de Bismarck avait inventé le « Kulturkampf ».

La France avait choisi le naturalisme.

Cette expérience culturelle, portée par les grands théâtres subventionnés, sut libérer l’art et les mœurs des censures de sacristains. Le naturalisme musical, abandonné aujourd’hui fut, auprès des classes aisées, un réel désagrégateur des ennemis de la laïcité.

En 1901, Astarté de Leroux se terminait par un hymne à la Déesse éponyme : « Chantons les yeux pervers. Gloire à la Volupté ! » Un an plus tard, Arkel, dans Pelléas et Mélisande de Debussy chantait: « Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes ! »

Mais c’était le temps des Années folles.

 

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Emission Arte lirica du 31 mars 2019

février 16th, 2019 par Alain Fauquier


VOIX D OPERA 31 mars 2019 portrait

Pour commencer cette émission nous avons sélectionné une très belle aria extraite de l’acte IV de l’opéra André Chénier d’Umberto Giordano. Cette aria c’est  « Come un bel di di Maggio » (Comme un beau jour de Mai).

Dans la cour de la prison Saint-Lazare, le poète André Chénier attend le tombereau qui doit l’amener sur lieu de son exécution. Son ami Roucher lui demande de lire le poème qu’il vient d’écrire et qui décrit les sentiments du poète face à la mort. « Come un bel di di Maggio » est interprétée ici par l’immense Plácido Domingo qu’on ne présente plus ; il est devenu aujourd’hui une véritable institution planétaire. Il est accompagné par James Levine et le National Philharmonic Opera.

Extrait du 1er acte du Barbier de Séville de Rossini nous allons écouter l’air de Rosine, le brillant « Una voce poco fa » (j’ai entendu une voix). Cet aria est chanté ici, avec une grande virtuosité, par la célèbre « Scottine » qui est le surnom affectueux, donné par ses nombreux admirateurs, à la grande soprano italienne Renata Scotto. Au cours de sa longue et triomphale carrière qui dura plus de 40 ans, Renata Scotto a interprété sur les plus grandes scènes du monde 45 opéras et 100 rôles. Cette grande cantatrice, âgée aujourd’hui de 85 ans, a remporté une multitude de prix dont un Emmy Award. Elle est accompagnée par le Philharmonia Orchestra dirigé par Manno Wolf-Ferrari. Un enregistrement de 1959.

Nous restons avec le Barbier de Séville dont nos allons écouter l’air du 1er acte chanté par Figaro qui est à la fois le barbier et l’homme à tout faire de la ville, le célèbre « Largo al factotum della cità » (place au serviteur de la cité).Cette aria est interprétée ici avec maestria par le grand baryton américain Robert Merrill disparu à 85 ans en 2004. Grand virtuose et très bon comédien, Robert Merrill donna, depuis ses débuts en 1947 : 769 représentations au seul Met de New York où il était devenu une icône. Un enregistrement RCA réalisé le 3 décembre 1947.

Du 1er acte de l’opéra La Wally d’Alfredo Catalani nous vous proposons d’écouter l’émouvant « Ebben ? Ne andro lontana » (Et bien ! je m’en irais bien loin), par la soprano roumaine Angela Gheorghiu. Cette aria est extraite de son album « Hommage à Maria Callas » réalisé chez EMI en 2011. Angela Gheorghiu est accompagnée par le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Marco Armiliato.

On ne présente plus Rolando Villazon. Tout le monde connait le beau et ténébreux ténor franco-mexicain, aujourd’hui âgé de 46 ans. Il a chanté sur toutes les plus grandes scènes d’opéra du monde et participé à de nombreux concerts et émissions télévisées. Extrait du 1er acte de Der Rosenkavalier (Le Chevalier à la Rose) de Richard Strauss qui est depuis sa création en 1911 l’opéra allemand le plus joué, on écoute le célèbre « Di rigori armato il seno ». Rolando Villazon est accompagné par l’Orchestre de Munich dirigé par Michel Plasson. Un enregistrement du 25 septembre 2005.

La soprano italienne Katia Ricciarelli a triomphé sur toutes les plus grandes scènes d’opéra du monde. Sa voix et son art du  legato lui permirent d’être une magnifique interprète des rôles du bel canto. On l’écoute ici dans l’air du 2ème acte de Tosca de Puccini. C’est le moment où on entend des tambours : l’escorte accompagne Mario Cavaradossi à l’échafaud. Eperdue, Tosca chante le célèbre « Vissi d’arte, vissi d’amore » (J’ai vécu d’art, j’ai vécu d’amour). Un air qui commence doucement et évolue peu à peu vers un bouleversant éclat de douleur passionnée. Orchestre RTSI dirigé par Bruno AMADUCCI.

Lors de notre précédente émission du 3 février nous vous avons fait écouter le sublime et mémorable duo du troisième acte d’Otello de Verdi, « Dio ti giocondi o sposo », magistralement interprété par Licia Albanese et Mario Lanza. Nous vous proposons d’écouter aujourd‘hui le monologue qui fait suite à ce duo : « Dio mi potevi scagliar tutti i mali ». Un monologue dans lequel Otello dénonce, tourmenté, le déshonneur et la honte provoqués par la trahison supposée de son épouse Desdémone, dont il est à tort, convaincu. Un enregistrement réalisé par Warner Bros à Hollywood le 19 juillet 1955 pour le film « Sérénade ». L’orchestre de la Warner est dirigé par le Maestro Ray Heindorf.

Au mois d’octobre, à l’occasion du soixantième anniversaire de la mort de Mario Lanza, nous évoquerons ses films avec lesquels il a popularisé l’opéra auprès d’un immense public.

Pour terminer cette émission nous allons écouter le duo du deuxième acte de Rigoletto : « Si, vendetta tremenda… », entre le père (ici, le grand baryton italien Tito Gobbi) et la fille, (Maria Callas, la Divine). Un enregistrement réalisé en septembre 1955. L’orchestre et les chœurs de La Scala sont dirigés par Tullio Serafin.

 

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Emission Arte lirica du 3 février 2019

janvier 19th, 2019 par Alain Fauquier


Duos célèbres-portrait

Pourquoi ne pas consacrer une émission aux duos ?

L’opéra n’est pas seulement le lieu où l’on chante les grands airs solo du répertoire, mais le théâtre de la vie, où les protagonistes, hommes et femmes, se parlent, s’aiment, se détestent, et meurent, ensemble ou séparément…

Ouvrons notre émission par l’opéra de Gaetano Donizzetti, LUCIA DI LAMMERMOOR, un opéra de vrai Bel Canto, d’après le roman de Sir Walter Scott, sur un livret de Salvatore Cammarano.

C’est évidemment une histoire d’amour contrarié puisque Lucia di Lammermoor aime le seul homme qu’elle ne devrait pas aimer, Edgard de Ravenswood dont la famille est ennemie de celle des Lammermoor et que son frère veut la marier à un autre pour faire un mariage politiquement et financièrement intéressant. Cela finira mal parce que le frère de Lucia intriguera pour tromper les amoureux et faire croire à chacun que l’autre l’a trahi. Lucia va épouser le candidat de son frère, elle en perdra la raison et tuera son mari le soir de ses noces avant de mourir elle-même de douleur.

Son amoureux, Edgar, qui se croit trahi, va apprendre qu’elle est morte et il se tue à son tour. Trois morts… Tragédie écossaise…

Le duo que l’on écoute est celui où Edgar (Edgardo) se passe avant le départ d’Edgardo pour la France, rencontre des deux amoureux.

Edgardo jure, devant la tombe de ses aïeux, de venger ceux-ci, eux aussi trahis.

C’est le fameux « Sulla tomba che rinserra il tradito genitore » « Sur la tombe qui renferme le père trahi », mais, il ajoute : « Mais je t’ai vue et un autre sentiment a emporté la colère » : « Ma ti vidi e l’ira t’acque ».

Quant à Lucia, elle tente de calmer la fureur d’Edgardo : « Cedi a me » : « Cède-moi ».

« Sulla tomba… » Edgardo est interprété par Ferrucccio Tagliavini et Lucia est incarnée par Maria Callas, un morceau d’anthologie.

Nous passons à Giacomo Puccini et à son opéra TURANDOT, créé à la Scala de Milan en 1926, sous la direction de Toscanini, opéra qui dès les deux premières années va faire le tour du monde, dans toutes les grandes maisons d’opéra avec les gloires vocales et musicales de l’époque.

Le thème est inspiré d’une fable : une princesse chinoise, Turandot, aussi belle que cruelle, soumet ses prétendants à trois énigmes.

Les résoudre c’est avoir sa main et ultérieurement le trône, échouer c’est mourir et tous les prétendants échouent face aux trois énigmes et sont exécutés comme le malheureux prince de Perse qui, au début de l’opéra marche vers son supplice, la décapitation à l’apparition de la lune. Après s’être réjouie de cette exécution, la foule demande grâce pour le condamné mais la princesse Turandot paraît à son balcon et refuse cette grâce.

Tous sont ulcérés et surtout Calaf, Prince de Tartarie, qui est présent avec son père Timour, roi déchu et aveugle qui cache son identité pour ne pas être tué. Est aussi présente Liu, une servante qui sert assiste le roi déchu et partage son sort, parce qu’un jour, dira le roi déchu à son fils, je lui ai souri ! Calaf aussi cachera son identité.

Mais quand il voit Turandot à son balcon, il est conquis par sa beauté en même temps qu’il l’exècre pour sa cruauté ; Il décide de la conquérir et de se soumettre aux trois énigmes au risque, presque certain, d’échouer et de mourir comme les autres.

Son père, Liu et d’autres personnages de l’ancienne cour de son père, tentent de le dissuader d’aller vers une mort certaine, mais en vain. ET c’est le thème des deux airs que nous allons entendre et qui se suivent dans l’opéra :

Dans le premier, Liu, qui aime le prince Calaf, tente de le dissuader : « Signore, ascolta » « « Seigneur, écoute ». Et comme elle échoue à le convaincre d’abandonner, elle pleure et lui la console par le second magnifique, non moins magnifique que le premier : « « Non piangere, Liu », « Ne pleure pas Liu ».

Les deux voix sont uniques, Liu est Renata Tebaldi et Calaf Jussi Bljoerling. (Turandot était l’immense Birgit Nilsson mais nous ne l’entendons pas ici.)

C’est un duo de PAGLIACCI que nous allons entendre maintenant.

Les personnages sont Nedda, c’est à dire Colombine, la femme de Canio (Pagliaccio). Elle est surprise par Tonio, un personnage contrefait, bossu, qui fait partie de la même troupe de comédiens ambulants et qui lui fait une émouvante déclaration d’amour et… elle se moque de lui, il lui demande se taire, elle continue, et il finit par la menacer : « Tu me le paieras ». Il la dénoncera à son mari qui la tuera de même que son amoureux, Sylvio, autre comédien du cirque.

C’est cette scène et ce duo que nous écoutons, Nedda et Tonio, l’amoureux malheureux éconduit et ridiculisé, rôles interprétés par Maria Callas et Tito Gobbi.

Revenons à Verdi avec LA TRAVIATA et un duo américain avec la superbe Anna Moffo et le grand ténor Richard Tucker, du Metropolitan Opera de New York, chantant « Parigi O cara ». Ils sont accompagnés par l’Orchestre de l’Opéra de Rome, Direction Fernando Previtali.

Nos allons maintenant entendre, extrait d’OTELLO de Verdi le célèbre et inquiétant « Duo du mouchoir » (« Il fazoletto »), où Otello, trompé par son subordonné Iago (le « méchant ») a fini par croire que sa femme Desdémone, le trompe avec un de ses officiers, Cassio, dont Iago est jaloux.

Iago fait la naître une noire jalousie dans le cœur de Otello, qui va peu à peu conduire Otello à tuer Desdémone puis à se tuer lui-même quand il comprendra, trop tard, que Iago l’a trompé.

Mais nous n’en sommes qu’au début de la jalousie, quand Otello réclame à sa femme le mouchoir magique (« il fazoletto ») qu’il lui a offert. Il dit qu’il a mal à la tête et il veut qu’elle lui serre le front avec ce mouchoir et ce seul mouchoir, qu’elle n’a pas sur elle. Et pour cause, Iago le lui a fait voler par sa femme, qu’il a forcée à voler, sa femme qui est dame de compagnie de Desdémone. Iago veut faire croire à Otello que Desdémone a donné ce mouchoir à Cassio comme gage d’amour, alors qu’il n’en est rien. Desdémone plaide la cause de Cassio auprès de Otello parce que c’est un grand capitaine et qu’il est loyal à Otello et cahque fois qu’elle parle de Cassio, Otello voit rouge et s’enflamme. Peu à peu, il devient littéralement fou et traite sa femme de « courtisane » alors qu’elle jure qu’elle est pure, et Otello, qui ne la croit pas et qui réclame comme un fou « il fazoletto » Il fazoletto » !, finit par lui crier : « Giura ! Giura e ti danna ! « Jure ! Jure et tu seras damnée ».

Il fallait rien moins que Mario Lanza et Licia Albanese pour interpréter ce duo très difficile où Mario Lanza montre et vocalement et comme acteur quel Otello extraordinaire il aurait été, ou qu’il était déjà : l’enregistrement avec la grande dame du Métropolitan Opéra avait été fait pour le film « Sérénade », de Warner Bros. La voix de Lanza est sublime et déjà très sombre pour son âge, lui permettant d’interpréter un tel rôle, que ceux qui le peuvent n’abordent qu’à la maturité de l’âge et de l’art.

Caruso, par exemple, disait qu’il fallait être fou pour s’attaquer à Otello, rôle vocalement exigeant et qui épuise les voix).

MACBETH, c’est l’histoire de la conquête du pouvoir par l’assassinat, ou plutôt les assassinats successifs.

Des sorcières ont prophétisé à Macbeth qu’il serait roi d’Ecosse, mais que la descendance de son ami Banquo lui succèderait à lui, Macbeth.Alors, poussé par sa femme, Lady Macbeth, encore plus ambitieuse que lui, il tuera le roi Duncan, et mais fera aussi assassiner Banquo. Il deviendra Roi, mais les descendants de Banquo organiseront la résistance et Macbeth mourra, de même que sa femme, devenue folle.

Dans le duo que nous écoutons, Lady Macbeth encourage son mari à tuer. Elle lui reproche de la fuir, elle lui dit que ce qui est fait est fait et qu’il faut continuer à tuer pour garder le pouvoir.

Après ses encouragements à son mari, celui-ci s’écrie : « Banquo, l’eternita t’apre il suo regno » (« Banquo, l’éternité t’ouvre son royaume »). On écoute le duo Macbeth et Lady Macbeth : “Perche me sfuggi” (“Pourquoi est-ce que tu me fuis ?”)

Les interprètes sont prestigieux : Leonard Warren (Macbeth) et Leonie Rysanek (Lady Macbeth) et la troupe du Metropolitan Opera de New York , avec Jerome Hines dans le rôle de Banquo. A la direction d’orchestre, Erich Leinsdorf

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Bataclan

novembre 30th, 2015 par Alain Fauquier


Paris, le 17 novembre 2015

Poème en hommage aux victimes du Bataclan
par Marcel Azencot

 

Et nous vivions alors de parole et mystères,

Aux bords des matins clairs et des jours de la terre,

Jeunesse et sourires de leurs yeux,

Et moi en silence parmi eux,

Face au sang innocent et aux larmes des cieux. 

 

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The Very Best Of Mario Lanza

mai 25th, 2015 par Alain Fauquier


The Very Best Of Mario Lanza [Double CD]

Un nouveau double album
« The Very Best of Mario Lanza »

vient de sortir chez MCPS Europe.

 Vous pouvez le commander chez Amazon UK à l’adresse suivante :

  http://www.amazon.co.uk/gp/product/B00WL59DLE?psc=1&redirect=true&ref_=oh_aui_detailpage_o00_s00

 S’ils ne sont pas nouveaux, les enregistrements contenus dans ce double CD,
qu’ils soient en mono ou en stéréo, sont tous d’excellentes qualités.

Disc: 1
1. With A Song In My Heart (From ‘Spring Is Here’)
2. O Sole Mio (From ‘For The First Time’)
3. Be My Love (From ‘The Toast Of New Orleans’)
4. Beloved (From ‘The Student Prince’)
5. One Alone
6. Because
7. Valencia
8. And This Is My Beloved (From ‘Kismet’)
9. The Song Angels Sing
10. Vesti La Giubba (From ‘For The First Time’)
See all 20 tracks on this disc
Disc: 2
1. Because You’re Mine (From ‘Because You’re Mine’)
2. The Loveliest Night Of The Year (From ‘The Great Caruso’)
3. Funiculì, Funiculà
4. The Song Is You
5. Only A Rose
6. Mattinata (From ‘The Great Caruso’)
7. If You Were Mine
8. Drink, Drink, Drink (From ‘The Student Prince’)
9. Come Dance With Me
10. All The Things You Are (From ‘Very Warm For May’)
See all 20 tracks on this disc

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Hommage à Renata Tebaldi sur Radio Aligre

janvier 26th, 2014 par Alain Fauquier


Dimanche 9 mars 2014

9h30 / 10h30

 

Sur aligrefm 93.1
et www.
aligre-cappuccino.fr

 

Hommage à la Diva
Renata TEBALDI

Dans la rubrique  Arte lirica,
 
de l’émission dominicale Cappuccino,
Michel Goti et ses invités,
la soprano Floria Rosimiro,

Marcel Azencot et Alain Fauquier
co-fondateurs de
l’Opéra Club de Paris Mario Lanza,
ont rendu hommage
à la grande soprano italienne Renata Tebaldi

Chanteuse préférée des amateurs d’opéra italiens, la Grande Renata Tebaldi était réputée pour avoir la plus belle voix de soprano du XXème siècle.

Si Maria Callas fut sans conteste la plus grande tragédienne de sa génération, sa grande rivale Renata Tebaldi n’avait que sa voix pour enflammer le public. Mais quelle voix !

Si Renata Tebaldi était dépourvue du génie dramatique de Maria Callas ou de l’agilité vocale de la plupart de ses consoeurs, sa voix en revanche n’était que splendeur, somptuosité et pureté.

Une voix splendide qui avait une émission cristalline de soprano lyrique pur, évoluant au fil des années, vers le spinto. (Un terme qui s’utilise aussi pour les voix de ténors et qui désigne une voix « poussée », à mi-chemin entre le lyrique et le dramatique).

Lorsqu’il évoque la voix de Tebaldi, le critique musical André Tubeuf utilise l’expression de « voix de lait et de lumière. »     

Le musicologue Matthew Boyden relève, dans son livre sur l’Histoire de l’Opéra, que Tebaldi fut la preuve vivante que le public place la beauté de la voix au dessus de tout le reste, et nombreux sont ceux qui pensent qu’elle ne fit pas d’émule parce qu’elle était elle-même « l’œuvre de Dieu ».

En l’écoutant on est immédiatement transporté par la beauté de son timbre et l’émotion qu’il transmet.

Renata Tebaldi nait le 1er février 1922 à Pesaro, une ville portuaire située sur le bord de la mer Adriatique dans la région des Marches, d’un père violoncelliste et d’une mère infirmière.

Après avoir appris très jeune le piano à Parme, elle entreprend des études de chant au Conservatoire de Mantoue, puis se perfectionne de 1940 à 1943 au conservatoire de Milan avec la soprano Carmen Melis qui fut l’élève de Puccini et qui chanta avec Caruso au Royal Opera House de Londres en 1913.

Après seulement quatre ans d’études, elle débute en 1944 dans le rôle d’Elena de Méphistophélès d’Arrigo Boito, au Théâtre municipal de Rovigo.  Puis elle se produit à Parme et à Trieste dans  des représentations d’Otello de Verdi.

En 1946 Renata Tebaldi est auditionnée par Arturo Toscanini qui cherche une soprano pour la cérémonie de réouverture de la Scala.

Immédiatement conquis par le timbre sublime de la jeune Renata qui n’a que 24 ans, Toscanini lui accorde l’honneur, malgré son inexpérience, de tenir la vedette du concert d’ouverture de la Scala le 11 mai 1946.

Après ces débuts très prometteurs, Renata Tebaldi va mener une carrière internationale tout en devenant, entre 1949 et 1955, la première soprano lyrico-dramatique de la Scala.

Renata Tebaldi va se produire sous la direction des plus grands chefs de son temps : Victor de Sabata, Francesco Molinari-Pradelli, Georg Solti, Herbert von Karajan, Carlo Maria Giulini, Karl Böhm, Fausto Cleva, Alberto Erede, James Levine…

En 1949 elle chante à Lisbonne Don Giovanni et Falstaff.

En 1950, au Covent Garden de Londres elle chante Desdémone dans Otello, puis Aïda à l’opéra de San Francisco.

En 1951 elle se produit à l’Opéra de Paris et à l’église de la Madeleine où elle chante Jeanne d’Arc de Verdi.

Le 31 janvier 1955 Tebaldi fait ses débuts avec Otello au Metropolitan Opera de New York où elle se produira régulièrement jusqu’en 1972 dans de très nombreux rôles : Desdémone (c’était son héroïne préférée jusqu’à la fin de sa carrière car, selon ses propres mots, elle incarne l’innocence, la douceur et la victime de l’amour et de la jalousie, qui ne connaissent pas de loi), Mimi, Tosca, Butterfly, Minnie, Maddalena… Soit plus de 250 représentations.

A partir de 1956 elle chantera aussi à l’opéra de Chicago.

Parallèlement, elle signe un contrat d’exclusivité avec la firme Decca, avec qui elle va graver quelque 27 intégrales d’opéras dont une douzaine qui feront date dans l’histoire du disque, comme La Bohème en 1951 et 1958 ; Madame Butterfly en 1951 et 1958 ; Otello en 1964 et 1961 ; La Traviata en 1954 ou André Chénier en 1957.

On ne peut pas faire une émission sur « La Tebaldi » sans évoquer la rivalité qui l’opposait à « La Callas » et qui faisait souvent la « une » des médias.

Cette rivalité, même si Maria Callas a contribué à l’alimenter en déclarant notamment à un journaliste que la comparer à Tebaldi c’était « comparer du champagne à du Coca-Cola », la comparaison entre les deux divas n’avait aucun sens, tant les personnalités et les voix étaient différentes.

Cette polémique exacerbée par les Médias et la Presse people avait débuté en avril 1950 lorsque Renata Tebaldi, souffrante, fut remplacée au pied levée par Maria Callas lors d’une représentation d’Aïda.

A cette époque, la mode veut que l’on sacrifie la beauté vocale sur l’autel de la force dramatique. Mais ceux qui rejettent cette vision réaliste de l’opéra considèrent que la voix somptueuse de Tebaldi est l’instrument idéal au service du compositeur et de la musique.

En réalité les deux divas s’admiraient réciproquement : Callas écoutant avec délectation les enregistrements de Tebaldi, et Tebaldi allant assister avec ravissement aux répétitions de Callas.

En octobre 1955, de passage à Los Angeles où elle donne une représentation d’Aïda au Shrine Auditorium, Renata Tebaldi exprime le souhait de rencontrer Mario Lanza à qui, comme Maria Callas et beaucoup d’autres, elle voue une grande admiration.

Admiratrice de Mario Lanza, Renata Tebaldi se fait conduire à Hollywood, plus précisément à Burbank, dans les studios Warner Bros où elle est accueillie sur le plateau du film « Serenade » par le producteur  Henry Blanke, le maestro Ray Heindorf, directeur musical de la célèbre compagnie et bien sûr par Mario Lanza.

La rencontre est chaleureuse. Les deux stars du bel canto se congratulent et s’embrassent ; des photos immortalisent ce moment. On présente à la soprano des séquences chantées du film (des rushes) dont « Nessun dorma » de Turandot.

Très impressionnée et émue, Renata Tebaldi déclare à Mario Lanza, les larmes aux yeux : « Vous avez la plus belle voix de ténor que j’aie jamais entendue ».

Lanza l’invitera chez lui dans sa magnifique villa de Palm Springs.

Accompagné au piano par le maestro Giacomo Spadoni, Mario Lanza chantera pour elle et les amis qu’il avait invités pour la circonstance.

A l’issue de cette rencontre, Tebaldi dira : « Mario Lanza a la voix d’un ange, mais lorsqu’il chante à pleins poumons, ça décoiffe ! (He split the wind). Il m’a proposé de chanter avec lui dans un film. Bien que très honorée j’ai dû décliner sa proposition car je craignais qu’une cure d’amaigrissement n’altère ma voix. Néanmoins nous avons projeté de nous retrouver pour chanter ensemble André Chénier. »

Malheureusement leurs emplois du temps respectifs ne permettront pas la réalisation de ce qui aurait pu être une merveilleuse rencontre pour la postérité.

A partir de 1963, alors qu’elle n’a que 41 ans, la voix de Tebaldi commence à s’altérer, la contraignant à revoir sa technique et son répertoire. Son grave s’est élargi et ses aigus se sont durcis ; le timbre de sa voix est devenu plus dramatique et a perdu de son moelleux, ce qui ne l’empêchera pas d’enchainer les triomphes comme dans La Gioconda et La Fanfiulla del West.  

Sa dernière prestation sur une scène d’opéra a lieu en janvier 1973 au Met de New York avec Desdemone d’Otello sous la baguette de James Levine.

Etrangement, c’est dans ce même rôle et sur cette même scène qu’elle avait fait ses débuts 17 ans plus tôt.

Au cours des trois années qui vont suivre, Tebaldi va donner des récitals dont un au Royal Albert Hall et une série de concerts en 1973 et 1974 avec le ténor Franco Corelli.

En 1975 elle donne deux récitals à l’Espace Cardin à Paris et en 1976 un concert à la Scala au bénéfice des victimes du tremblement de terre du Frioul. Afin de préserver sa santé déclinante, elle arrêtera sa carrière à 56 ans et donnera un récital d’adieu le 23 mai 1978 à la Scala de Milan.

Elle disparaîtra 26 ans plus tard le 19 décembre 2004 à Saint-Marin à l’âge de 82 ans.

Extraits diffusés :

Gianni Schicchi, Puccini: O mio babbino caro

Tosca, Puccini: Vissi d’arte, vissi d’amore

La Wally, Catalani : Ebben ?… Ne andro lontana

La Gioconda, Ponchielli : Suicidio !

Aïda, Verdi : Ritorna vincitor !

Il Trovatore, Verdi : Tacea la notte placida

La Fanciulla del West, Puccini : Una partita a poker!

La regata veneziana, Rossini : Anzoleta avanti la regata

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Grande Soirée Verdi à Clamart

janvier 26th, 2014 par Alain Fauquier


Soirée Verdi


L’Association franco-italienne Alessando Manzoni
propose une

GRANDE SOIRÉE VERDI

Samedi 8 février 2014 à partir de 19h30

Salle des Fêtes
Place Jules Hunnebelle
(Près Hôtel de Ville)
92140 CLAMART

Entrée 25 € (buffet compris)

Cette soirée dédiée à VERDI alliera histoire,
musique, gastronomie, danse  et convivialité
autour des talents de l’Italie.

Au programme, de nombreux airs d’opéra
dont les plus beaux arias et duos de Rigoletto et de La Traviata par nos amis:

FLORIA ROSIMIRO, soprano et SILVANO SAPIA, ténor

 Inscrivez-vous avant le 31 janvier


au 01 46 44 31 51 ou  06 80 65 03 42

Nombre de places limité

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