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Ecouter Mario Lanza

Leoncavallo : VESTI LA GIUBBA
Dicitencello Vuie
Verdi: OTELLO "Dio mi potevi"
Na sera e maggio
Serenade de Romberg
Leoncavallo: LA BOHEME
Giordano: ANDREA CHENIER














Vif succès du Concert Passion Bel Canto salle Rossini

novembre 7th, 2011 par Alain Fauquier


Le 15 décembre 2011

Le concert Passion Bel Canto, organisé le 14 décembre 2011 par l’Opéra Club de Paris Mario Lanza dans l’accueillante et confortable Salle Rossini de la Mairie du 9ème arrondissement, fut un beau concert et il a connu un vif succès.

Au programme: des grands airs d’opéra du répertoire italien et des mélodies napolitaines rendues célèbres par les plus grands artistes: Caruso, Gigli, Ponselle, Lanza, Tebaldi, Pavarotti et bien d’autres pour n’en citer que quelques uns. Le public s’est pressé nombreux, la salle (300 places) était pleine, pour entendre ces magnifiques arias et chansons, interprétés par les talentueux artistes lyriques de l’association.

Notons que ces professionnels du chant d’opéra sont tous venus bénévolement pour “enchanter” de leurs belles voix un public averti, amateur d’art lyrique.

La soirée était placée sous la présidence d’honneur de notre grande soprano française Madame Renée DORIA, de l’Opéra de Paris, qui adressa à l’issue du concert qui dura près de 2 heures, ravie et comblée, aux responsables de l’association, ses félicitations pour l’organisation de cet événement.

Monsieur Thierry CAZAUX, Conseiller d’arrondissement délégué au patrimoine et à la culture à la Mairie du 9ème, prononça quelques mots d’accueil en début de spectacle et resta toute la soirée.

Les prestations de tous les intervenants, chanteurs et musiciens, furent saluées par des applaudissements sincères et nourris, et le public comblé quitta la salle dans la bonne humeur, certaines personnes sifflotant ou fredonnant comme nous avons pu l’entendre, “La donna è mobilé” ou “O Sole Mio”. D’autres demanderont la date du prochain concert.

N’oublions pas le présentateur, Jean KRIFF, véritable “chef d’orchestre” qui anima la soirée avec humour et esprit, le tout dominé par une parfaite connaissance de l’opéra et de la musique. Un grand professionnel à qui le public décerna de très nombreux applaudissements.

Ce concert ayant été filmé nous en insérerons prochainement quelques extraits sur le site.

Les chanteurs:

Carlo CIABRINI, ténor
Dorothée PERREAU, soprano
Hyalmar MITROTTI, baryton-basse
Liliana SALLUSTIO, soprano invitée

Les musiciens:

Emmanuel BELLANGER, piano et violoncelle
Franz MICHEL, piano (invité)

Présentateur:

Jean KRIFF

PROGRAMME

Ah ! non credea mirarti : LA SONNAMBULA, Acte II (Bellini) par Dorothée PERREAU

Notturno (Bellini) par Emmanuel BELLANGER au violoncelle et Franz MICHEL au piano

Ella giammai m’amo : DON CARLO, Acte IV (Verdi) par Hyalmar MITROTTI

E lucevan le stelle : TOSCA, Acte III (Puccini) par Carlo CIABRINI

O Mio Babbino Caro : GIANNI SCHICCHI (Puccini) par Dorothée PERREAU

Un ignoto, tre lune : I MASNADIERI, Acte III (Verdi) par Hyalmar MITROTTI

Vesti la giubba : I PAGLIACCI, Acte 1 (Leoncavallo) par Carlo CIABRINI

E Susanna non vien ! : LE NOZZE DI FIGARO, Acte III (Mozart) par Dorothée PERREAU

La donna è mobile : RIGOLETTO, Acte III (Verdi) par Carlo CIABRINI

Lungi dal caro bene : GIULIO SABINO, (Sarti) par Liliana SALLUSTIO

Un bel di vedremo : MADAMA BUTTERFLY, Acte II (Puccini) par Liliana SALLUSTIO

“Norma” (Bellini) – Thème et variations pour piano de Louise Farenc par Emmanuel BELLANGER

Non t’amo più (Tosti) par Hyalmar MITROTTI

O Sole Mio (Di Capua) par Carlo CIABRINI

I’ te vurria vasà (Di Capua) par Liliana SALLUSTIO

La Calunnia : IL BARBIERE DI SEVIGLIA, Acte 1(Rossini) par Hyalmar MITROTTI

Marechiare (Tosti) par Liliana SALLUSTIO

Santa Lucia (Cottrau) par Liliana SALLUSTIO

En savoir plus sur les interprètes :

Carlo CIABRINI
Ténor d’origine Corse, Carlo Ciabrini chante tous les rôles du répertoire italien et français: Rigoletto, Tosca, Traviata, Faust, Werther… Après avoir étudié le chant à l’âge de 19 ans avec la soprano
Renée Doria puis avec le ténor Umberto Valdarnini, Carlo Ciabrini fréquentera les ténors Giacomo Lauri-Volpi, Gianni Raimondi et Carlo Bergonzi qui lui prodigueront leurs ultimes et précieux conseils. Carlo Ciabrini s’est produit à Paris, en province et en Italie avant d’être engagé pour plusieurs saisons comme premier ténor par l’Opéra National de Bucarest. Depuis ces dernières années Carlo Ciabrini participe, aux côtés de Gabriel Bacquier, d’Andréa Guiot et de Michèle Command, au jury du Festival international de chant lyrique de Canari (Haute-Corse). Il se consacre aujourd’hui à l’enseignement du chant d’opéra et collabore à la société MALIBRAN-MUSIC dont son épouse est la directrice.

Dorothée PERREAU
Dorothée Perreau découvre les premières joies du chant dès l’âge de 5 ans dans les chorales « A Cœur Joie » de Lyon. En 1980, elle rentre au Conservatoire National de Région de Lyon en formation musicale et en flûte traversière, dans la classe de Paule Riche, où elle fera toute sa scolarité musicale jusqu’aux classes de Diplôme de Fin d’Etudes. A 20 ans, elle commence à travailler sa voix dans la classe d’Eve-Pia Manceau, en parallèle de son parcours d’ingénieur agronome. Baddia Haddad (Beyrouth), Kim Lee (St Maurice) et Anna-Maria Bondi (Schola Cantorum de Paris) lui enseignent la technique vocale au gré de l’évolution de sa situation familiale et professionnelle. Elle travaille aujourd’hui avec Philippe Degaetz au Conservatoire d’Antony (92) et vient d’obtenir le Prix d’Excellence de la Confédération Musicale de France avec mention très bien. Elle obtient en 2008 une mention au Concours de Chant Sacré à Paris et démarre les concerts en soliste. En 2009, elle intègre la « Pépinière des Voix » d’Agnès Mellon, sur le thème de la musique sacrée baroque allemande. Elle chante actuellement la Petite Messe Solennelle de Rossini à l’église de la Madeleine à Paris.

Hyalmar MITROTTI
Baryton-basseBaryton-basse colombien, Hyalmar Mitrotti est issu d’une famille de réalisateurs. Il fait des études de cinéma au Canada puis en France. Il étudie parallèlement le théâtre et le chant, notamment à la Guildhall School of Music and Drama de Londres où il travaille entre autres avec Graham Johnson, Robin Bowman, Susan Walker, Emma Kirkby. Actuellement, il se perfectionne auprès de Lionel Sarrazin et de la chef de chant Anne-Marie Fontaine de l’Opéra de Paris. Il a collaboré avec des compagnies telles que Grange Park Opera, British Youth Opera, le Théâtre du Châtelet aux côtés d’artistes tels que Bryn Terfel, Cynthia Makris, Placido Domingo, Cristina Gallardo Domas. Egalement concertiste il se produit régulièrement dans des oratorios ainsi qu’en récital en France, Royaume-Uni, Uruguay, République Tchèque, Colombie… En octobre 2011 il joue le rôle-titre des Nozze di Figaro de Mozart au Théâtre Adyar dans une mise en scène d’Humbert Carmelo de l’Opéra National de Paris.

Liliana SALLUSTIO
C’est dans un climat baigné de chant et de musique, dans la tradition pleinement italienne que naît et grandit Liliana Sallustio. Originaire du Molise en Italie (région natale du père de Mario Lanza), elle naît en Belgique où, avec ses 6 frères et sœurs, le chant, le piano, la guitare retentissent à tout moment pour exprimer toutes les émotions qui frappent en plein cœur. Elle puisera son abondante créativité dans la force et l’ambiance d’une famille pleine de courage, de joie de vivre et de sagesse. Elle se produit dès le plus jeune âge, dans le domaine du chant, de la danse et du théâtre, encouragée et soutenue par sa marraine, organisatrice de spectacles.

Parallèlement, elle poursuit ses études linguistiques auxquelles se succèderont les études musicales et théâtrales. Après une formation pianistique, elle couronnera son travail par ses diplômes de chant et art lyrique. Liliana Sallustio se spécialise et traverse l’Europe - Italie, France, Allemagne, Hollande - à la rencontre des Maîtres et écoles de chant les plus illustres pour réaliser une véritable synthèse des écoles qui fera naître sa propre méthode de chant et de chant pour solfégistes. Son insatiable passion pour le bon goût, lui dictera les choix à faire pour respecter la Musique et la Littérature à leur plus haute expression. Elle se produit en Récitals, Concerts, Rôles d’opéra en Europe, depuis 1994, sous la baguette des chefs tels que M° Antonio Tonini, M° Nicola Giusti, M° Massimo Scapin, M° Brian Priestman…Depuis 2006, Liliana Sallustio se partage entre des récitals à Paris, des enregistrements (sélection de mélodies, Lieder, airs d’opéra dans plusieurs langues), des recherches historiques et musicologiques et la transmission pédagogique.

Son impressionnant répertoire embrasse l’ensemble de la musique vocale; de la naissance du chant à nos jours, mêlant l’opéra, l’oratorio - musique sacrée, mélodie - Lied, musique de chambre jusqu’aux chansons traditionnelles italiennes et le gospel, ce qui lui confère l’originalité de projets de concerts et de récitals, salués originaux par le haut milieu culturel.

Emmanuel BELLANGER
Emmanuel Bellanger débute le piano à l’âge de 5 ans et le violoncelle à 7 ans. Il se perfectionne auprès de Guy Besnard et Roland Pidoux au violoncelle et de Pascal Dumay et Marie-Christine Calvet au piano. Il achève son cursus au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec plusieurs premiers prix: violoncelle, musique de chambre, harmonie, contrepoint. Comme pianiste, il obtient en 2000 un prix de musique de chambre au Concours International de Cortemilia en Italie. Pianiste accompagnateur au Conservatoire d’Antony et de Vernon de la classe de chant de Philippe Degaetz, violoncelliste à l’orchestre Pasdeloup, il est également compositeur, auteur notamment d’un hymne pour choeur et orchestre, de préludes pour piano et d’arrangements pour différentes formations, soprano, chœur et orchestre. Emmanuel Bellanger se produit en concert au piano dans des récitals de chant, ainsi qu’au violoncelle au sein du trio à cordes Bellanger et de l’ensemble de musique contemporaine « Cordes Mêlées » qu’il a fondé.

Jean KRIFF
Jean Kriff est né dans une famille d’artistes : son arrière grand-père était metteur en scène à la Monnaie de Bruxelles en 1900 ; sa mère était danseuse ; son père, Edouard Kriff, fut un grand ténor de l’opéra de Paris. Jean Kriff a commencé le piano à l’âge de 5 ans, le chant et la comédie à 19, le tour de chant à 24, le théâtre lyrique à 34 où il s’est frotté à la musique contemporaine: Darius Milhaud, Guy Roparz, Henri Tomasi, Bernard Videau et d’autres ; la mise en scène et la création de deux festivals à 40 ans ; les conférences à 50 ; la rédaction de nombreux articles sur l’opéra et la musique à 60. Jean Kriff a aussi enregistré quelques disques d’opérette d’Offenbach: Les deux pêcheurs, Les deux aveugles, La rose de Saint-Flour, La leçon de chant électromagnétique, Ba-ta-clan. Il a chanté en français, italien, espagnol, allemand, anglo-américain et même hébreu. Il dit avec modestie et humour : « Mon père a été un grand artiste, moi, j’ai plutôt boxé dans les légers ». Techniquement Jean Kriff a toujours sa voix, seule sa santé le contraint à la préserver précieusement.

Renée DORIA
Il n’est pas aisé de résumer en quelques lignes une carrière hors normes, aussi longue et aussi dense que celle de notre grande cantatrice française Renée Doria. Qu’on en juge : Renée Doria c’est 50 ans de carrière ; 76 rôles à l’opéra dont plus de 300 fois celui de Violetta de la Traviata ; 125 rôles à la Radio ; de nombreuses « intégrales » au disque et 2500 représentations en concert.

Très précoce, cette catalane autodidacte commença le chant professionnel dès l’âge de 15 ans, s’accompagnant parfois elle-même au piano, d’abord à Perpignan, puis à travers le Midi de la France jusqu’à la fin de 1941. Renée Doria fit ses débuts à l’âge de 20 ans à l’Opéra de Marseille dans le rôle de Rosine du Barbier de Séville, créa à l’Opéra de Mulhouse, avec Ninon Vallin, Rocio, un opéra de Maurice Perez dont l’air le plus connu est La prière de Milagros. Dès lors, et pour trois décennies, le monde du théâtre lyrique devait l’accaparer.

Elle chanta sur toutes les scènes de France, en Hollande et en Italie. Cependant, à chaque occasion, la virtuose revenait à ses premières amours : le lied. Après le succès de l’intégrale des Contes d’Hoffmann, avec Cluytens, Renée Doria choisit de confier au disque, en première mondiale, La Vocalise en forme de habanera, de Ravel, (vrai registre de mezzo) (1959) ; Cinq ans plus tard, Emile Vuillermoz, élève de Fauré, la désigna pour graver en microsillon La Chanson d’Eve.

Comme le souligne Guy Dumazert, la pratique de la mélodie n’est pas l’opposite du chant d’opéra. Elle ne peut qu’ennoblir le phrasé, qui est l’art d’enrober le mot et l’idée dans le son ; en affermissant son médium et son registre grave, en affinant son sens de la nuance et du bien-dire, elle a sans doute aidé une chanteuse de tessiture aiguë à s’imposer aussi bien, et même mieux, dans des emplois lyriques, voire dramatiques. Son endurance était peu commune, de même que l’était la variété de ses rôles (dans des tessitures parfois opposées) comme le fut aussi la durée de sa carrière, pour un soprano de ce type.

Un exploit sportif du plus haut niveau. A partir de 1944 Renée Doria a contribué à beaucoup d’émissions lyriques de la Radio Nationale et des radios étrangères. En 1948, alors qu’elle avait déjà mis à son répertoire les quatre personnages féminins des Contes d’Hoffmann, elle fut la poupée Olympia dans la première version enregistrée et insurpassée, de ces Contes. De 1949 à 1952, E.M.I.- Pathé-Marconi lui proposa de nombreux enregistrements, toujours en 78 tours. Malheureusement ses contrats l’empêchèrent souvent d’accepter. En 1953, à la Schola Cantorum, ce fut pour la firme Caecilia, un vaste programme de mélodies françaises : Gounod, Massenet, Debussy, Ravel, puis, sous divers labels et en versions anthologiques, Le Barbier de Séville, Les Pêcheurs de Perles, La Bohème,  Madame Butterfly, Les Noces de Jeannette, Les Huguenots, Lakmé.

En 1955, Renée Doria inaugura le catalogue lyrique de Philips France avec La Veuve Joyeuse, La Vie Parisienne (Grand Prix du Disque), Le Pays du Sourire et une sélection de Manon avec Alain Vanzo et Adrien Legros (1956). A partir de 1959, Renée Doria enregistra des intégrales : Rigoletto, avec Alain Vanzo;  Thaîs, avec Michel Sénéchal, Robert Massard, Gérard Serkoyan; Mireille avec Michel Sénéchal, Robert Massard, Solange Michel; Le Barbier de Séville avec Alain Vanzo, Robert Massard, Adrien Legros, Julien Giovanetti. Elle enregistra aussi, entre 1965 et 1975, une importante sélection d’airs d’opéra et d’opérettes, dont La Veuve Joyeuse, Le Pays du Sourire, La Chauve-souris, Le Baron Tzigane…

Et puis ce fut en 1978, en première mondiale, l’intégrale de la Sapho de Massenet.. N’oublions pas aussi une curiosité : l’Hymne à Apollon (4ème siècle avant Jésus-Christ), restauré par l’helléniste Salomon Reinach et harmonisé par Fauré. Emile Vuillermoz avait tenu à ce que cette musique si complexe nous fût restituée par sa voix. En 1980, pour Music-Memoria un programme d’opéra-comique français. En 1993, Renée Doria enregistre une dernière gerbe de mélodies, en particulier Nuit d’étoiles du jeune Debussy, dont l’historiographe et ami, Léon Vallas, voyait en elle l’interprète idéale. En 2010, OPERA NEWS, la revue du Metropolitan Opera, a consacré à Renée Doria une interview sur sa longue carrière.

Depuis 2009 Renée Doria est présidente d’honneur de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza.

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Concours international de chant Mario Lanza 2011

septembre 28th, 2011 par Alain Fauquier


Le 50ème et prestigieux concours international de chant Mario Lanza, organisé depuis 1961 par The Mario Lanza Institute, aura lieu à Philadelphie les samedi 5 et dimanche 6 Novembre 2011.

Programme des deux jours:

Samedi 5 Novembre 2011

20h00: Dîner d’hommage à Mario Lanza au High Note Cafe de Philadelphie avec une présentation de clips vidéo de ses films, et une mise aux enchères d’objets rares ayant appartenu au ténor. Prix du dîner: 65 dollars par personne.

Dimanche 6 Novembre 2011

11h00: Réception des participants au Mario Lanza Institute and Museum, 712 Montrose street où une visite du musée sera possible avant la messe rituelle à l’église St. Mary Magdelan de Pazzi qui jouxte le musée.

The Mario Lanza Ball (Concours de chant avec diner de gala) aura lieu au Double Tree Hotel de Philadelphie situé sur l’Avenue des Arts, 237 South Broad Street, face à The Music Academy (Opéra de Philadelphie).

17h00: Cocktail de bienvenue suivi vers 18h du dîner dansant animé par le Tony Dee Orchestra, avant l’audition des lauréats.

Au cours de cette soirée, une vidéo de Mario Lanza sera présentée en commémoration du 60ème anniversaire de la première du film Le Grand Caruso.

Trois ténors : Viktor Antipenko, Luigi Boccia et Maurice El-Zein interpréteront arias et chansons.

Une vente aux enchères destinée, comme celle de la veille, à aider au financement du concours, sera organisée. Prix du dîner: 150 dollars par personne.

On peut réserver sa chambre au Double Tree hotel au prix de 139 dollars plus les taxes, par nuit. Pour réserver, appelez le 215-893-1600 avant le premier octobre en précisant que vous venez pour le Mario Lanza Ball.

Pour plus d’informations:

The Mario Lanza Institute
Téléphone: 215-238-9691

mariolanzamuseum@aol.com

www.mario-lanza-institute.org

ou

Opéra Club de Paris Mario Lanza

operaclub-mariolanza@hotmail.fr

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Concours International de Chant Mario Lanza 2010

janvier 19th, 2011 par Alain Fauquier


De Marcel AZENCOT

Le 6 novembre 2010 s’est tenu le 49ème Concours International de Chant Mario Lanza organisé à Philadelphie (États Unis) par le Mario Lanza Institute.

L’Opéra Club de Paris- Mario Lanza était représenté comme chaque année depuis 2006, année où le Concours était co-présidé par Licia Albanese et Elaine Malbin.

La veille, soit vendredi 5 novembre 2010, plusieurs dizaines de personnes se retrouvèrent pour dîner, comme en 2009, dans un Restaurant italien de Bel Canto,  le ” HIGH NOTE CAFÉ”, aux murs couverts de photographies de toutes les gloires de l’Opéra, photos dédicacées pour nombre d’entre elles, puisque le passage dans ce restaurant (et un autre, le VICTOR’S CAFÉ) est une des deux “escales” musicales obligées de tout chanteur ( y compris de Frank Sinatra etc…) en visite à Philadelphie.

Les photos et affiches de Mario Lanza étaient partout sur les murs, à côté de celles de Caruso, Lauri-Volpi, Tita Ruffo, Gigli, Schipa, Placido Domingo, Pavarotti etc…

La soirée fut animée par un pianiste et un virtuose accordéoniste italien, (extraordinairement émouvant dans son jeu, son physique, tête de lion aux cheveux gris), qui accompagnèrent les “serveurs” chantants, y compris le patron, ténor impressionnant et très applaudi, de même qu’une superbe soprano, elle aussi serveuse et quasiment sosie de la cantatrice américaine Barbara Hendricks ! (en 2009, la soirée avait été animée par les ténors Caranza (Caruso et Lanza) et Giuseppe Taormina).

Elaine Malbin vient à notre table et nous dit qu’elle espère venir à Paris en 2011 et qu’elle nous fera signe !

Puis, vient dîner avec nous une jeune journaliste représentant un journal de Philadelphie, frappée par le phénomène de la persistance du mythe Mario Lanza et que son journal a envoyée faire un article sur ce ténor mort si jeune il y a si longtemps (surtout pour une jeune femme dans la trentaine) ! Elle est adorable et pose question sur question, prend des notes, (que nous essaierons de nous procurer et de publier sur notre site et dans nos pages en anglais…car nous avons des pages en anglais aussi !).

Pour 2010, le Concours a eu 89 candidats dont après éliminatoires le jury a retenu quatre finalistes (tous pensionnaires du prestigieux Curtis Institute of Music, de Philadelphie, Voir nos photographies, la place Léopold Stokowski, du nom de l’illustre chef d’orchestre).

Le Concours se tient au Symphony Hall du Double Tree Hotel, sur Broad Street (Avenue of The Arts), face à la National Academy Of Music (Opéra de Philadelphie), sur l’autre trottoir.

La soirée - habillée -commença par un cocktail dans un des salons de l’hôtel, puis se poursuivit dans le vaste Symphony Hall, où se tint le repas de gala, animé par un orchestre de jazz.

Tout le monde se leva pour entendre, dans le silence, l’Hymne national américain, suivi par “I’ll Walk With God” (”Je Marcherai avec Dieu”) chanté par Mario Lanza dans un silence tout aussi recueilli. Cette voix montait, chaude, grave, voix de prière, la voix d’un homme vivant, présent, actuel, et dès la fin du chant ce furent des applaudissements, les visages étaient émus.

Elaine Malbin, Présidente du jury, et hôtesse de la soirée, se leva de la Tribune officielle pour présenter les quatre finalistes, Elaine Malbin, découverte à 14 ans par Richard Tauber, et qui a chanté à 19 ans avec Mario Lanza pour RCA les enregistrements de Madame Butterfly (”Stolta paura…”) et de la Traviata (notamment le “Libiamo”):

Julian Arsenault, Bariton, américain,

Diego Silva, Ténor, mexicain

Ashley Thouret, soprano, américain

John Viscardi, ténor, américain.

Le programme fut le suivant:

“Toreador Song”, de Carmen (Bizet), par Julian Arsenault, Bariton,

“Salut, Demeure chaste et pure” de Faust (Gounod), par John Viscardi, Ténor,

“Si mi chiamamo Mimi”, de la Bohème (Puccini), Ashley Thouret,

“Lamento di Frederico”, de l’Arlesiana (Cilea), Diego Silva,

“Non t’amo piu”  (FP Tosti), Julian Arsenault

“L’Ultima Canzone” (FP Tosti), John Viscardi

“I Could Have Danced All Night” (Loewe), Ashley Thouret

“Dein ist mein ganzes herz” (F Lehar), Diego Silva

Les finalistes étaient accompagnés au piano Steinway par le fidèle Luke Housner, grande silhouette souriante d’intellectuel à lunettes, qui encourageait les candidats avec gentillesse et dîna ensuite à leur table.

Les quatre finalistes étaient remarquables et, pendant le dîner, les paris étaient ouverts dans le public sur le résultat du concours, pendant que le jury se retirait pour délibérer.

Elaine Malbin, avant d’annoncer le résultat,déclara: “Vous avez tous gagné ce soir, puisque vous êtes tous quatre déjà lauréats !”

Le premier prix alla à John Viscardi, le second à Julian Arsenaut, le troisième à Diego Silva, le quatrième à Ashley Thouret, qui avait fini son concours par des notes étourdissantes.

Les quatre candidats étaient ravis et avaient chanté détendus, dans l’atmosphère amicale et presque familiale de cette soirée. Puis il y eut bal, avec l’orchestre qui animait la soirée et les finalistes dansèrent jusqu’à l’épuisement sur des airs de rockn’roll, ils posèrent pour l’Opéra Club de Paris - Mario Lanza (voir les photographies) et nous discutâmes avec eux de Mario Lanza, qu’ils admiraient énormément, et de notre Opéra club, dont on leur donna les cartes et les références de notre site internet.

Avec Diego Silva, Marcel Azencot parla du grand ténor mexicain Ramon Vargas et du miracle de l’émotion chez certains artistes, très rares, comme Lanza, et le jeune et beau Diego Silva fit l’aveu de son émotion à l’écoute de Mario Lanza.

Ensuite, le ténor Andrew Owens, artiste invité, se produisit et enchanta le public par son interprétation de magnifiques grands standards d’opéra et de mélodies de Tosti (le lendemain, dimanche matin, il chanta, selon l’usage pluri-décennal, maintenant, l’Ave Maria de Schubert, durant la messe célébrée à l’Eglise Santa Magdalen Dei Pazzi, (où Mario Lanza, adolescent, l’avait lui-même chanté, et où son cercueil fut exposé, de retour d’Italie où il était mort, et avant ses troisièmes obsèques et son enterrement en Californie …).

Le lendemain,  après la messe à Saint Magdalena dei Pazzi, invitation au Musée Mario Lanza, au pied de l’Eglise, sur Montrose Street, achats de disques, photographies de nombreux de documents, achats de dollars (réels) à l’effigie de Lanza.

Puis promenade et photographies au quartier italien, et devant la maison de la naissance de Mario Lanza, et d’une nouvelle peinture murale (spécialité de la ville de Philadelphie) retraçant l’histoire des immigrants italiens en Amérique, et dans ce grand cercle peint présentant diverses images, un navire entrant au port de New York, le visage de Mario Lanza jeune, avant sa gloire, visage poupin, coiffure non encore hollywoodienne… (V. la photographie).

Cela m’a rappelé un CD de Andrea Bocelli “(Viaggio Italiano”), où ce dernier évoque l’émigration italienne, ces populations, la pauvreté qui contraignait à s’exiler, la nouvelle vie de ces émigrants, leurs grands noms, fierté de l’Italie et fierté de l’Amérique, et il cite, avec d’autres, Mario Lanza, comme exemple de ces sujets de fierté: “le mythe romantique et passionnel du ténor italien s’est développé au delà de sa terre d’origine et a enregistré plusieurs personnalités charismatiques qui ont fasciné des générations entières: Enrico Caruso, Beniamino Gigli, Mario Lanza, Franco Corelli, jusqu’à Luciano Pavarotti aujourd’hui”.

L’Italie reconnaît ses enfants par delà les mers…

Marcel AZENCOT

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Concours international de chant Mario Lanza 2010

juillet 16th, 2010 par Alain Fauquier


Le prochain et 49ème Concours international de chant Mario Lanza, organisé chaque année depuis 1961 par l’Institut Mario Lanza (The Mario Lanza Institute), aura lieu à Philadelphie les vendredi 5 et samedi 6 Novembre 2010.

Vendredi 5 Novembre 2010 à 20h00

Dîner en hommage à Mario Lanza au High Note Cafe de Philadelphie avec la participation du ténor Andrew Owens. Présentation de clips vidéo de Mario Lanza, et, comme chaque année des objets rares ayant appartenu au chanteur seront mis au enchères. Prix du dîner: 65 dollars par personne.

Samedi 6 Novembre 2010

Concours de chant Mario Lanza (Mario Lanza Ball) au Double Tree Hotel de Philadelphie situé sur l’Avenue des Arts, face à la Music Academy (Opéra de Philadelphie).

Cocktail de bienvenue à 17h00, suivi à 18h00 par un dîner dansant animé par Tony Dee et son orchestre, avant l’audition des lauréats.

Le ténor Cody Austin, lauréat du concours de chant 2007 interprétera quelques chansons et arias. Un clip vidéo de Mario Lanza sera présenté; il sera suivi d’objets mis aux enchères pour aider au financement du concours. Prix du dîner: 150 dollars par personne.

Samedi 7 Novembre 2010

Réception des participants à 11h00 au Mario Lanza Museum, 712 Montrose street, suivi par une messe à l’Eglise St. Mary Magdalen de Pazzi (l’Eglise jouxte le Musée).

On peut dès à présent réserver sa chambre au Double Tree hotel au prix de 139 dollars plus les taxes, par nuit. Pour réserver, appelez le 215-893-1600 en précisant que vous venez pour le Mario Lanza Ball.

Rappelons que deux grandes stars actuelles de l’opéra: le ténor péruvien Juan Diego Florez et la mezzo-soprano américaine, Joyce DiDonato, qui a triomphé en Juin 2010 à l’Opéra de Paris dans le rôle-titre de La Dame du Lac de Rossini, sous la direction de Roberto Abbado, sont tous deux des lauréats de ce prestigieux concours international de chant.

(D’après nos recherches dans les Archives de l’Institut Mario Lanza, à Philadelphie, Juan Diego Florez a été deux fois 2ème prix en 1994 et 1995; Joyce DiDonato: 2ème prix en 1994 et 1er prix en 1995).

Pour plus d’informations:

The Mario Lanza Institute
Téléphone: 215-238-9691

mariolanzamuseum@aol.com

www.mario-lanza-institute.org

ou

Opéra Club de Paris Mario Lanza

operaclub-mariolanza@hotmail.fr


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Opéra Magazine commémore la disparition de Mario Lanza

avril 10th, 2010 par Alain Fauquier


Abonné à Opéra Magazine, l’Opéra Club de Paris Mario Lanza avait écrit au Magazine pour lui rappeler le Cinquantenaire de la mort de Mario Lanza.

Le rappel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et le N°44 d’octobre 2009, a commémoré, juste dans le mois du Cinquantenaire, le tragique évènement, en page 6 sous la rubrique “On en parle” et sous le titre “IL Y A CINQUANTE ANS DISPARAISSAIT MARIO LANZA”, le tout agrémenté d’une belle et fidèle photographie où le regard de l’artiste se perd un peu dans le vague.

Le texte de l’article est le suivant:

“Le ténor américain d’origine italienne, né le 31 janvier 1921 à Philadelphie, s’est éteint à Rome il y a très exactement un demi-siècle, à seulement 38 ans. Découvert par le chef Serge Koussevitsky, il fait ses débuts au Festival de Tanglewood à l’âge de 20 ans. Un concert à Los Angeles en 1947 décide de son destin. Le producteur Louis B Mayer, patron de la toute puissante MGM, lui propose un contrat en or à Hollywood. Entre films à succès (dont le fameux “The Great Caruso” en 1951) et disques se vendant par millions, il trouve quand même le temps de donner de nombreux concerts devant des milliers de spectateurs en délire (soixante seize mille au Grant Park de Chicago !).

Presque rien à la scène, en revanche, ce que l’on peut regretter. D’après ce que l’on entend par ses nombreux récitals, Mario Lanza y aurait sans doute fait une grande carrière”.

Il faut saluer Opéra Magazine pour son article, même si l’on peut toujours trouver trop court un article sur un artiste du calibre de Mario Lanza, mais en peu de mots beaucoup de choses y sont dites: la jeunesse de Lanza et sa très courte  vie, ses immenses triomphes et les foules en délire qui venaient l’écouter, le “fameux” film “Le Grand Caruso”, qui devait décider de la carrière de tant d’artistes par la suite, (Placido Domingo, Carréras,  Pavarotti, Alagna - qui en fait des gorges chaudes dans son livre “Je ne suis pas le fruit du hasard”, chez Grasset - , Joseph Calleja etc…), ses nombreux concerts, et enfin le regret que dans tout ce tourbillon Mario Lanza n’ait pas pu faire une carrière parallèle à l’Opéra, “sur la scène”, où ce comédien né aurait pu donner encore plus toute son immense mesure.

Mais c’est ainsi, il ne faut pas se lamenter sur ce qui aurait pu être mais remercier le Ciel et l’artiste de ce qui a été et de ce que jeune homme d’exception nous a donné.

Marcel AZENCOT

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Hommages du Cinquantenaire

août 6th, 2009 par Marcel Azencot


En 2009, pour le Cinquantenaire de la mort de Mario Lanza, de très nombreux hommages lui ont été rendus principalement sous forme de concerts dans lesquels les chanteurs ont interprété ses plus célèbres chansons et airs d’opéra favoris:

Le 31 janvier 2009 un premier concert lui fut dédié à l’Opéra de Fresno (Californie), par les ténors Eduardo Villa, Antonio Nagore et Gerard Powers.

Un second concert a eu lieu le 10 avril au Carnegie Hall (New York), avec les ténors : Aaron Caruso, David Gvinianidze et Alejandro Olmedo.

(Photo Bob Dolfi, Lanza Legend)

En juin 2009, ARTE a rediffusé le film de la BBC réalisé par Mark Kidel, Mario Lanza, “Un grand ténor à Hollywood” (en anglais, “Mario Lanza, Singing To The Gods”).

Le 20 juillet un autre concert a eu lieu à Pistoïa (Italie), avec la soprano Brunella Carrari et le ténor Edgardo Rocha.

Le 8 août à Saint Pierre Park de Montréal (Canada), le ténor Manrico Tedeschi dédia à la mémoire du “Grand Mario Lanza” un mémorable concert.

Les 8, 14 et 16 août 2009 à Filignano (Italie) s’est tenu le “13ème Festival international de chant en hommage à Mario Lanza”.

Le 2 octobre, le ténor Aaron Caruso et ses amis, la soprano Christina Luna, les ténors Elio Scaccio, Frank Tenaglia, Sam Vitale, Dominic Mantuano donnèrent un second concert à guichets fermés au Carnegie Hall de New York. Accompagnés au piano par George Poppe, ils interprétèrent des airs du répertoire de Mario Lanza:  “With A Song In My Heart”, “If I Loved You”, “Because You’re Mine”, “Parlami d’Amore Mariu”, “For You Alone”, “Granada”, “Because”, “Recondita armonia”, “Serenade” (Le Prince Etudiant), “I’ll Walk With God”, “They Didn’t Believe Me”, “Funiculi Funicula”, “O Sole Mio”… Ralph Marcarelli oeuvrait en Maître de cérémonie.

Le samedi 3 octobre 2009, Martin Bourke a donné au “Kilrush Golf Club” (Irlande), une conférence en hommage à Mario Lanza.

Le 3 octobre un concert à la mémoire de Mario Lanza et de son fils Damon Lanza, disparu le 16 août 2008, a eu lieu dans le Music Hall du Snug Harbor Cultural Arts Center de New York (Staten Island)  avec les ténors Aaron Caruso, Frank Tenaglia, Dominic Mantuano, la soprano japonaise Yuriko Nonaka et le célèbre crooner Al Martino, ami de Mario Lanza, qui décédera peu de temps après, le 13 octobre 2009, 8 jours après son 82ème anniversaire. Les prestations de ces grands artistes furent saluées par des standing ovations. Le Richmond County Orchestra était conduit par le Maestro Alan Aurelia.

Le ténor Mark Janicello donna quatre concerts intitulés “Be My Love” en Autriche et Allemagne:

- Le 4 octobre au Vienna’s English Theater

- Le 7 octobre au Sternbräu Sterntheater de Salzburg,

- Le 16 octobre au Gloria Theater de Vienne

- Le 19 octobre au Komödie im.

Le 7 octobre, les ténors David Gvinianidze, Alejandro Olmeda et George Gayvoronskiy ont donné un concert en Russie.

L’Ecosse a donné trois concerts d’hommage intitulés “The Loveliest Night Of The Year” sous la présidence d’honneur d’Ellisa Bregman-Lanza, avec la participation du ténor Sean Costello et la soprano Sandra Oman. Le Slovak Festival Orchestra était placé sous la direction de Vladimir Jablokov:

- le 6 octobre à l’Opéra de Cork,

- le 7 octobre à l’Université de Limerick,

- Le 8 octobre au National Concert Hall de Dublin.

Philadelphie a aussi organisé, comme elle le fait depuis 1963, le Concours international de chant Mario Lanza, le 1er novembre 2009, avec la participation du ténor Giuseppe Taormina, au Double Tree Hotel (face à l’Académie Nationale de Musique). Cette soirée a été précédée, le 31 octobre, d’une réunion amicale et d’un dîner au High Note Café (où se retrouvent des amateurs d’opéra) sur la 13ème et Tasker Street.

Du 18 au 21 Septembre 2009, l’association Friends of Mario Lanza, de la ville de Rugby (Angleterre) ont organisés dans les salons du Woodville Hotel plusieurs soirées d’hommage à Mario Lanza.

Toujours en septembre, le 23 à 14 heures, l’Association Belge des Amis de Mario Lanza a organisé une conférence avec projection d’extraits de films à l’Hotel Notelaer, à Bornem (près de Bruxelles).

Les 9, 10 et 11 octobre 2009, à Stratford-upon-Avon, la British Mario Lanza Society (Présidente Ellisa Lanza-Bregmann et Président d’honneur, Monsieur José Carreras) a organisé une manifestation d’hommage avec la participation du ténor Gian Luca Terranova.

Le 1er novembre 2009, Michael A. Nutter, Maire de Philadelphie, a lui aussi honoré Mario Lanza, pour  avoir été l’Ambassadeur de l’Opéra et de la Musique dans le monde et pour la formidable  inspiration qu’il représente pour des générations de chanteurs.

Le 12 décembre à l’Opéra de Colombus (Ohio, États-Unis), les ténors Eduardo Villa, Randolph Locke et Gerard Powers ont donné un nouveau concert pour célébrer Mario Lanza.

Dame Kiri Te Kanawa la grande Diva néo-zélandaise, anoblie par la Reine Elizabeth II, a présenté le 12 octobre 2009 à la BBC une  émission d’hommage à Mario Lanza.

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza a débuté un cycles de conférences intitulées “Mario Lanza, Ténor de légende” - illustrées d’interprétations par Lanza et d’autres grands ténors qu’il admirait - : une première conférence a eu lieu le 20 juin 2009 pour l’assemblée générale de l’Association. Une seconde conférence a eu lieu à Lauris, dans le Lubéron, le 27 août 2009, à 18h30 par Jacques Rouchouse.

D’autres conférences auront lieu en 2010 à Paris et en province: Toulon, Rouen, Lyon, Angers… Les dates seront communiquées sur le site ultérieurement.

Pour commémorer le Cinquantenaire de la disparition de Mario Lanza,
l’Opéra Club de Paris a  élaboré une compilation
Hommage du cinquantenaire
(23 titres inoubliables interprétés par Mario Lanza).
Ce CD digitalisé est offert pour toute adhésion à l’association.
Il est aussi offert pour tout don égal ou supérieur à 50 euros
effectué en faveur de l’association pour l’aider à développer ses activités lyriques
et à réaliser son projet de Concours de chant Mario Lanza à Paris en 2011.

La première biographie en français consacrée à Mario Lanza, par Marcel Azencot et Alain Fauquier (300 pages/80 photos) est achevée. Les auteurs sont actuellement à la recherche d’un éditeur. La date de parution de cette biographie intitulée Mario Lanza, Ténor de Légende sera communiquée ultérieurement.

Nouveaux hommages en 2010:

Le 14 mars 2010 au Kursaal d’Ostende, le ténor italo-suisse Livio Gabrielli a donné un concert en hommage à Mario Lanza.

En Avril 2010, Peter Nero a présenté avec de nombreux chanteurs et le Philly Pops orchestra, la vie du Grand Mario Lanza. Un magnifique spectacle musical auquel ont participé 4 ténors.

Des critiques d’Art lyrique, très sûrs de leur jugement, avaient affirmé en 1950, que Mario Lanza serait vite oublié. Ils montrent 50 ans plus tard la limite de leur expertise. Un professionnel comme le baryton Lawrence Tibbett, avait, lui, un jugement bien différent puisqu’il avait avait prédit en 1959 : “Dans 50 ans le monde reconnaitra en Mario Lanza le grand artiste qu’il était”.

Fait unique dans les annales du Bel Canto, la popularité de Mario Lanza se développe de façon constante depuis un demi-siècle. On ne compte plus aujourd’hui les sites internet qui lui sont dédiés ainsi que les hommages qui lui sont régulièrement rendus par des artistes du monde entier. Sa popularité entraine même celle des des autres artistes de son temps et d’aujourd’hui. Lanza est de plus en plus associé dans des duos virtuels, à Caruso, Corelli, Bjoerling, Callas… Domingo, Pavarotti, Carreras…

Mario Lanza chanta l’opéra comme personne, bien qu’il ne chantât pratiquement pas à l’opéra, détourné très tôt des grandes scènes lyriques par Hollywood qui avait décelé son formidable potentiel et lui a offert des cachets astronomiques pour se l’attacher. De nombreux très grands chanteurs d’opéra ont chanté dans des films: Caruso, Schipa, John Mc Cormack, Tauber, Lauri-Volpi, Gigli, Tagliavini, Del Monaco… , y compris Pavarotti, mais aucun n’a eu le succès de Mario Lanza et leurs films sont oubliés.

Pour le Maestro Zubin Mehta, qui a notamment dirigé les “Trois Ténors” dans de nombreux concerts, “La voix de Mario Lanza est un vrai bonheur pour l’Opéra”.

Duo du tombeau (Aïda), avec Dorothy Kirsten
Film MGM: Le Grand Caruso, 1951

Cinquante ans après sa mort la “magie” de MARIO LANZA est toujours intacte!

Marcel AZENCOT et Alain FAUQUIER

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1er et 2 Novembre 2008 Concours Mario Lanza

janvier 25th, 2009 par Marcel Azencot


1er et 2 novembre 2008 à Philadelphie, quelques jours avant les élections présidentielles américaines, ambiance Obama partout.

C’était, pour les quatre français qui avaient fait le déplacement, le nouveau rendez-vous avec le chant, le 47ème Concours de chant lyrique Mario Lanza.

Nous étions arrivés de France la veille dans l’après midi et avions dîné au Victor Café, vieux restaurant qui est une institution de la ville depuis le début du 20ème siècle comme lieu du Bel Canto. Nappes à carreaux rouges et blancs, ambiance italienne, murs recouverts de photographies, dont beaucoup dédicacées, des gloires de l’opéra italien, hommes et femmes, Rosa Ponselle, Renata Tébaldi, Licia Albanese, Tita Ruffo, Enrico Caruso, Aureliano Pertile, Giovanni Martinelli, Beniamino Gigli, Giacomo Lauri-Volpi, Ezio Pinza, Franco Corelli, Mario Lanza. etc…

Cette visite est, en quelque sorte, obligée, et Roberto Alagna dans son autobiographie “Je ne suis pas le fruit du hasard” (Grasset, Paris 2007), rappelle qu’avant de passer le Concours présidé par Pavarotti à Philadelphie, il commença, la veille et aussitôt arrivé de France, par voir la maison où est né Mario Lanza, au 636 Christian Street, au coeur de Little Italy, avant d’aller dîner dans ce même restaurant où les serveurs sont des étudiants d’écoles de musique et de chant.

Nous étions donc à table au Victor Café avec Alain et Maryvonne Sabarly, l’équipe française, et un couple américain de New York et enfin notre ami Takeo Hayano venu de Tokyo accompagné d’une jeune et souriante flûtiste classique, Miss Eiko Watanabe.

Ce soir là, grand calme au restaurant, assez peu de monde, grand froid dehors. Deux jeunes serveurs, ténors, chantent “Una furtiva lagrima”, (Donizetti), E lucevan le Stelle (Puccini) , Il mio Tesoro intanto (Mozart).

Le lendemain matin, nous passons au Kimmel Center, face à l’hôtel et contigüe à l’Opéra.

Le Kimmel Center abrite, dans ses multiples auditoriums et salles diverses, notamment le prestigieux Orchestre Philharmonique de Philadelphie, qui eut pour chefs Leopold Stokowski, Eugene Ormandy (et aujourd’hui Charles Dutoit). Nous assistons à un concert gratuit de musique argentine dans la grande agora sous verre du Kimmel Center: un célèbre joueur de bandonéon, sorte de grand Ionesco triste, interprète, accompagné d’un guitariste, des grands airs d’Argentine, dont d’immortels tangos, et l’on s’attend à entendre la voix de Carlos Gardel venir nous parler de solitude.

Puis nous faisons des achats de disques d’opéra dans la boutique du Kimmel.

Nous continuons par la visite au Mario Lanza Museum, dans Montrose Street, quartier Italien à environ vingt minutes de marche. Là photographies avec nos amis Brian Beacock, venu de Londres avec son amie Sylvia, puis Bill Ronayne, Président de la New York Mario Lanza Society, Jeanette Frese omni présente et discrète trésorière, des amis venus de Boston, et beaucoup de visiteurs, qui dégustent café et gâteaux pour se réchauffer.

On déjeunera dans Little Italy, puis le soir, repas de Pré Ball, veille de la finale du concours de chant, dans le Symphony Hall du Double Tree Hotel, face à l’Académie Nationale de Musique (Opéra de Philadelphie) actuellement en cours de réfection.

Le Pre Ball était endeuillé par le décès brutal de Damon Lanza le 16 août 2008, en Californie.

Sa chaleureuse et haute présence manquait à tous.

Après un discours d’hommage à Damon par sa soeur Ellisa Lanza Bregmann, aujourd’hui seule survivante des enfants Lanza, les artistes invités chantèrent leur propres hommages, Sam Vitale, ténor, qui l’année passée avait co-animé la soirée avec beaucoup verve et de joie avec Aaron Caruso et Dominic Mantuano, apparut très touché et chanta l’Ave Maria de Schubert, la voix étranglée d’émotion. Puis Raffaella Lo Castro chanta “Somewhere” (”Quelque part”), extrait de West Side Story: l’allusion était claire et les yeux graves et humides.

On pouvait mesurer une fois de plus quel immense vide laissait le modeste et chaleureux Damon. Heureusement Takeo Hayano, venu de Tokyo, était accompagné cette année d’une jeune flutiste, Mademoiselle Eiko Watanabe, gracieuse liane souriante, qui monta sur le podium interpréter… des airs de jazz et des compositions personnelles, puis “Vieni sul mar”.

Se joignit à elle un remarquable accordéoniste, l’élégant Mario Balestra, beau visage triste et souriant d’homme âgé, visage sombre et buriné surmonté de cheveux argentés, venu rendre hommage à Mario Lanza.

La soirée du Pré Ball continua avec des grandes mélodies italiennes par Sam Vitale, puis Rafaella Lo Castro, belle mezzo brune, chanta et joua la scène de séduction de Dalila (”Mon coeur…”) de Samson et Dalila, de Camille Saint Saens, avant de revenir à notre table nous demander en clin d’oeil en anglais: “Comment était mon français”?.

En tous cas, nous, les français présents, étions fiers et émus d’entendre cette belle voix sombre et séduisante porter dans le Symphony Hall la parole française et l’opéra français et nous regrettions de ne pas l’entendre assez dans notre pays.

Sam Vitale chanta “because You’re Mine “et Raffaella Lo Castro interpréta “Memories” , de Cats, cependant que Mademoiselle Watanabe et Mario Balestra jouaient respectivement”Game Chasers” et “The Alley Cats”.

Après les repas et le concert , divers objets et memorabilia furent, comme à l’habitude, mis aux enchères l’argent recueilli contribuant à alimenter les oeuvres de la Fondation Mario Lanza (Bourses d’études de chant, notamment,)

La soirée se termina par l’interprétation de Mario Lanza dans “Nessun Dorma”, extraite du concert au Hollywood Bowl, et par une ovation de tous les participants

Le lendemain, dimanche 2 novembre, messe à Santa Magdalena Dei Pazzi, l’église de Mario Lanza, où il fut enfant de choeur, où il chanta l’Ave Maria et où son corps, après ses premières funérailles à Rome, fut exposé pour un service religieux dans sa ville natale, avant l’ultime service et enterrement à Hollywood.

Ambiance italienne recueillie, pieuse et feutrée, dans une église lumineuses, aux fresques vives et colorées. Sam Vitale, près de l’organiste, en contrehaut, chante encore l’Ave Maria.

Puis collation amicale au Musée Mario Lanza; situé auprès de l’église, retrouvailles, les anglais aussi sont là, photographies, embrassades, Mary Papola, présidente de la Fondation et Jeanette Frese, trésorière, nous autorisent généreusement à utiliser tous documents, images, portraits, affiches, photographies, disponibles au Musée pour dire et raconter le grand ténor…

Vint la finale du Concours entre les quatre lauréats (sur 84 cette année).

La soirée de gala commença par un cocktail, l’animation musicale étant assurée par l’excellent “Tony Dee Orchestra”.

Puis avant le repas, les quatre finalistes nous furent présentés par Elaine Malbin, présidente du jury et maîtresse des cérémonies.

Cette ex enfant prodige du chant (aujourd’hui 75 ans) a été remarquée par le grand Richard Tauber, qui voulait l’emmener à Londres pour la former (sa mort prématurée en 1945 d’un cancer mit fin à l’aventure Tauber);

À 19 ans à peine, elle chante avec Mario Lanza le duo d’amour de “Madame Butterfly” pour l’enregistrement historique de RCA et son prestigieux label Red Seal, ainsi que le Brindisi de “La Traviata“. Elle déclinera l’offre du Met de New York au profit du New York City Opera, qui lui offre, bien que très jeune, des rôles importants, comme “La Traviata” avec Lawrence Tibbett.

Mais, dira-t-elle, tout cela serait comme effacé par son partenariat pour ces enregistrements avec Mario Lanza, dont elle évoque, rêveuse, la gentillesse de grand frère envers l’adolescente qu’elle était et que sa mère accompagnait au studio…

Récemment, elle a rencontré Carreras à l’opéra et quand elle s’est présentée à lui, il lui a dit: “Oui, oui, c’est vous qui avez chanté avec Mario Lanza” ! (on sait que, comme tous les grands ténors, José Carreras est grand admirateur de Mario Lanza et qu’il est président d’honneur de la Société Britannique des Amis de Mario Lanza, British Mario Lanza Society).

Elaine Malbin ouvre la soirée par l’Hymne américain, tout le monde se lève, les hommes ont la main droite sur le coeur, beaucoup d’allure et de solennité.

Puis présentation des candidats, trois sopranos et un jeune baryton.

Erin Sanzero ouvrit la soirée par “Salut à la France”, de la Fille du Régiment”, de Donizzetti, Jessica Cambio chanta le Final du premier acte de “La Traviata”, David Krohn chanta le “Tanzlied” de l’Opera “Die Tote Stadt” (la Ville Morte) de Korngold, oeuvre en allemand, difficile et moins connue du public, dont on connait le magnifique improviso de ténor et de soprano.

Puis Jeanette Vecchione interpréta “Care Campagne”, de “La Somnambula”.

La seconde partie, ouverte à des oeuvres de comédies musicales, commença par Mademoiselle Sanzero dans “Wishing you were somehow here”, extrait du Fantôme de l’Opera”, puis Mademoiselle Cambio dans “And this is my beloved”, extrait de Kismet, Monsieur Krohn, dans “Some enchanted evening”, de South Pacific,enfin Mademoiselle Vecchione dans “The Italian Street Song”, de “Naughty Marietta”.

Il était difficile de départager ces finalistes, qui furent tous très applaudis de même que Luke Housner, pianiste et accompagnateur, qui fut non seulement excellent par lui-même mais apporta aux candidats un appui instrumental et moral de grande qualité.

Puis le dîner fut servi et le Bal commença, avec le Tony Dee Orchestra, avec des interruptions pour entendre le magnifique discours ému du producteur de radio et télévision Jim Thompson, par ailleurs fondateur et animateur de l’émission “Mario Lanza and Friends”, à la fois émission et site internet dont le siège est dans le Connecticut (à ce propos, on est toujours surpris de sentir et voir l’émotion de ceux qui parlent de Lanza, comme un ami ou frère qu’ils viennent de perdre, alors qu’il est mort en 1959 et qu’ils ne l’ont jamais connu personnellement…ces gorges qui se nouent, ces yeux qui s’embuent. Mystère, n’est ce pas…)

Des clips vidéo et des extraits de films de Mario Lanza furent ensuite projetés, et l’on évoqua le cinquantème anniversaire de la mort de Mario Lanza à Rome en 1959, et la possible édition d’un CD spécial par SONY BMG (RCA VICTOR).

Puis on donne le Duo de “Madame Butterfly” par Mario Lanza et Elaine Malbin. C’est alors que pour le final, Elaine Malbin se lève, écarte ostensiblement le micro et chante avec Mario Lanza, 57 après. La voix est magnifique (à 76 ans…) et la salle l’acclame debout (elle dira après, comme si elle nous avait fait une bonne blague: “Je me sentais en voix aujourd’hui !”).

Enfin, le jury finit de délibérer.

Elaine Malbin prend la parole et dit en substance: “Ce classement n’est qu’indicatif. Il ne signifie rien pour la belle carrière que nous vous souhaitons. Prenez le classement de notre jury comme une indication de ce qu’il attendait, ce soir, plutôt que comme une appréciation absolue de ce que vous “valez”. “Un autre jour, ce même jury aurait peut-être jugé autrement. Pour nous, ce soir, vous avez tous gagné.”

Puis elle annonce les résultats.

Mademoiselle Jeanette Vecchione remporte le premier prix, Monsieur David Krohn le second , Mademoiselle Cambio le troisième et Mademoiselle Sanzero le quatrième prix.

Mademoiselle Vecchione remercie en interprétant la Scène de la Folie de “Lucia di Lamermoor”.

L’orchestre joua “God Bless America” repris par toute l’assistance et la soirée se termina par Mario Lanza chantant “Non ti scordar di me”;

On se retrouve ensuite en petit comité dans une suite du dernier étage de l’Hôtel Double Tree pour tirer, avec quelques organisateurs, les conclusions du 57ème Concours Annuel Mario Lanza et évoquer 2009, le cinquantième anniversaire de la mort du ténor, et le nécessaire renouvellement des générations, clef de l’avenir.

Marcel AZENCOT

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Préliminaires au Concours de chant Mario Lanza, Novembre 2008

novembre 4th, 2008 par Marcel Azencot


Philadelphie, 1er et 2 novembre 2008,

Encore un Concours de Chant lyrique Mario Lanza, le 47ème !

Le Concours et les retrouvailles annuelles des amis de Mario Lanza avec la musique et les belles et fraiches voix des finalistes, furent endeuillés par le décès brutal, ce 16 août 2008, de Damon Lanza, dernier et aîné des deux fils de Mario Lanza, parti à 55 ans, en Californie, 49 ans après son père Mario Lanza, mort le 7 octobre 1959 à Rome à l’âge de 38 ans.

Tous rendirent un hommage émouvant et mérité à Damon Lanza, tant l’homme était aimé (voir nos articles d’hommage en anglais et en français).

Nous étions quatre français à faire le voyage cette année, et à retrouver nos amis américains, japonais, anglais…

Notre court séjour a commencé, selon la tradition, au Victor Café, dans le quartier italien de Philadelphie, “South Phillie” (”Little Italy) : les serveurs de ce restaurant, fameux chez les amis de l’opéra, chantent des grands airs d’opéra entre les divers plats du service, comme au restaurant le Bel Canto à Paris et Neuilly.

En plus d’une vraie et bonne cuisine italienne, comme on en trouve aux États-Unis, le Victor Café est aussi la halte quasi obligée de grands chanteurs depuis le début du 20 ème siècle et leurs photographies et leurs noms recouvrent les murs du restaurant, de Caruso à Pavarotti, en passant par Tita Ruffo, Ezio Pinza, Mario Lanza (qui y allait dans sa jeunesse), Robert Merrill, Mario del Monaco, Licia Albanese etc…. Comme disent les américains, “Just name it …”, “Dites seulement un nom” !

Nous avons retrouvé notre ami japonais, Takeo Hayano, éditeur d’art, accompagné d’une très jolie flutiste classique, compositrice de musique, qui a joué le lendemain, à la soirée préparatoire au Concours, dans le Salon “Symphony Hall” du Double Tree Hotel, situé face l’Opéra de Philadelphie et au fameux Kimmel Center.

Un couple d’amis américains, vrais amateurs d’opéra, était venu du New Jersey, et dinait avec nous au Victor Café.

Deux jeunes serveurs, ténors, nous ont interprété “Una furtiva lagrima”, de l’Elixir d’amour, de Donizetti, puis de Don Giovanni, de Mozart, “Il Mio Tesoro intanto” (un jeune garçon de 20 ans, aux cheveux noirs bouclés, élève d’une école de musique du New Jersey, avec un timbre déjà chaud et rond, une belle maîtrise du souffle, un régal), puis de nouveau le ténor lyrique avec “E lucevan le Stelle”, de Tosca , de Puccini.

Beaucoup d’applaudissements et de chaleur, puis nous avons discuté avec le jeune interprète de Mozart, de sa formation musicale, piano et chant, et de ses répétitions quotidiennes; je lui ai recommandé d’écouter son aria par Cesare Valletti, de même que “Dalla sua pace”, et il s’empressa de l’écrire sur la carte de l’Opéra Club de Paris-Mario Lanza que je lui remis.

Le lendemain, second passage obligé, aux Grands Magasins Macy’s, près de l’Hôtel de Ville de Philadelphie surmonté de la statue de William Penn, non pour y faire du shopping, mais, musique oblige, pour voir et entendre le plus grand orgue symphonique du monde, Le Wanamaker Organ , du nom du milliardaire Sam Wanamaker, qui avait acheté cet orgue de 28 000 tubes, pour l’installer dans son magnifique Grand Magasin au hall classé, tout comme l’orgue, Monument Historique des États-Unis. Cet orgue sublime, dont les tubes dorés montent sur plusieurs étages du magasin, a été joué par rien moins que Marcel Dupré, et Nadia Boulanger, pour ne citer que deux grands français.

Nous sommes arrivés au Magasin en plein concert donné à la clientèle, qui applaudit les airs et se précipite pour visiter la console et le pupitre où officie Monsieur Rudy Lucente, organiste, qui reçut les visiteurs avec l’amabilité d’un ami et la compétence d’un conférencier et nous fit l’honneur de la visite et des explications sur cet instrument unique construit vers 1903 et régulièrement entretenu et modernisé (une extraordinaire électronique aide l’interprète) grâce à l’Association des Amis de l’Orgue Wanamaker.

Nous apprenons que le Magasin a été inauguré par le Président des Etats-Unis, Howard Taft, que l’Orchestre Philharmonique de Philadelphie vient y jouer à l’occasion de grands évènements, qu’il peut y avoir jusqu’à 15 000 personnes - debout - pour un concert, et que l’organiste se trouve aidé par un écran coulissant d’ordinateur installé sur la console, pour voir les indications du Chef d’orchestre. Il nous en fait la démonstration, autorise les photos et reprend le concert, des oeuvres classiques et des standards de “musicals” de Broadway, comme l’émouvant duo du “Violon sur le Toît”, entre le laitier vieillissant Tevié, qui veut marier ses filles dans la Russie des pogroms, et sa femme Goldé (”Est-ce que tu m’aimes” ?)

Puis une étonnante rencontre dans ce Grand Magasin majestueux, qui fête ses 150 ans d’existence: nous devisons avec une vieille dame assise qui sirote son café (”D’où venez-vous? Ah la France !”, toutes ces banalités qui nous réchauffent toujours le coeur !), lorsqu’un jeune homme assis près de nous se mêle à la conversation, non sans s’excuser de son intrusion:” Vous venez de France pour le concours Mario Lanza” ? Il en est stupéfait, mais ajoute: “Je suis le Managing Director de l’Opéra de Philadelphie”.

On lui saute dessus et pendant une demi heure, nous parlons de Lanza et du Cinquantenaire prochain de sa mort, anniversaire qu’il ignorait et qui le conduit à s’interroger sur le moyen de commémorer dignement cet évènement musical à l’Opéra de Philadelphie, en espérant que l’importante rénovation, en cours, de l’Opéra sera achevée. Il prend la carte de l’Opéra Club de Paris-Mario Lanza et nous promet, c’est juré, de donner de ses prochaines nouvelles.

Troisième visite obligée, au Kimmel Center, qui abrite le prestigieux Orchestre Philharmoniqe de Philadelphie (chef actuel, Kent Nagano). Le Kimmel Center est à Philadelphie ce que le Lincoln Center est à New York, avec ses salles de concert et ses auditoriums, dont le Perelman Theater, l’immense Verizon Hall, où joue l’illustre Philarmonique (Leopold Stokowski, Eugene Ormandy…)

On arrive, dans ce magnifique bâtiment de bois rouge, acier et immense verrière en arche (qui semble avoir inspiré celle de l’Opéra de Lyon), en plein concert public et gratuit donné sur la grande Plaza sous verrière du Kimmel Center, par deux musiciens argentins, un guitariste et un célèbre interprète de bandonéon, Tito Castro, qui joue les airs mélancoliques et forts de son pays, des tangos, bien sûr, mais aussi des oeuvres tout aussi caractéristques de cette musique des tréfonds, sensuelle et grave, qui semble parler de l’essentiel, de la vie, de la mort, de l’amour, et que le public, jeunes et vieux, retraités et intellos américains, écoute avec respect et applaudit chaleureusement.

Puis, dans la boutique du Kimmel Center, on achètera deux livres avec CD et livrets d’opéra: Le Trouvère, de Verdi, avec Leontyne Price, Elena Obratsova, Franco Bonisolli (Alarmi, alarmi, alarmi, alaaaaarmiii !), Piero Capuccilli, Ruggero Raimondi, et le Philharmonique de Berlin avec Von Karajan; puis Tosca, de Puccini, Renata Scotto, Placido Domingo, Renato Bruson, le Philharmonia Orchestra, avec James Levine et le Ambrosian Opera Chorus, John Mac Carthy, Chef de Choeur.

Enfin, visite au Musée Mario Lanza, où nous retrouvons notamment Brian Beacoq venu d’Angleterre avec son amie Sylvia, Bill Ronayne, vice-président du Musée et Président de l’Association Friends of Mario Lanza de New York, et beaucoup de visiteurs, qui se promènent de photos en affiches et de Disques d’or en portraits ou en costumes de Lanza sous verre (Madame Butterfly etc…), d’effets personnels du Ténor, de lettres (du Président Truman, de Licia Albanese, de dirigeants de la Metro Goldwyn Mayer - qui avait Lanza sous contrat d’acteur de cinéma -, de l’inscription du jeune Lanza à l’École de perfectionnement de Tanglewood, dans les Berkshires, à l’initiative et sur l’invitation du Maestro Serge Koussevitsky, Chef du Boston Symphony, de passage à Philadelphie pour diriger un Opera.

Koussevitsky fut émerveillé lors d’une audition accordée à Lanza entre deux répétitions d’orchestre.

L’anecdote est rappelée par tous les biographes de Mario Lanza, le maestro organise un Festival d’été à Tanglewood, où le Boston Symphony prend ses quartiers d’été et perfectionne les stars de demain, Mario Lanza y est invité, tous frais payés, et il y rencontrera Leonard Bernstein, Beverly Sills, etc… et il chantera les Joyeuses Commères de Windsor, au Festival etc… et l’anecdote vient ajouter à la légende de l’artiste…

Les soirées Lanza eurent lieu les 1er novembre (Pré-concours et soirée lyrique) et 2 novembre (Concours et audition des 4 finalistes sur les 82 candidats de cette année.

On en rendra compte dans un très prochain article (2).

Marcel AZENCOT

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Concours International de Chant Mario Lanza 2008

mai 25th, 2008 par admin


 

Affiche

Le 47ème Concours international de chant Mario Lanza, organisé par The Mario Lanza Institute, se déroulera les 1er et 2 novembre 2008 à Philadelphie. Traditionnellement la première soirée, appelée “Pre-Ball”, réunit autour d’un sympathique buffet, dans une ambiance amicale, musicale, chaleureuse et festive, la famille, les amis et les admirateurs de Mario Lanza. Venus du monde entier, tous se retrouvent dans la joie pour rendre hommage année après année depuis 1961 à l’inoubliable ténor. La 2ème soirée, appelée “Ball”, est destinée à départager les lauréats du concours qui se produisent pendant le dîner. Cette cérémonie est fréquemment animée avec maestria par le ténor Dominic Mantuano. Elle est généralement présidée par les sopranos Elaine Malbin ou Licia Albanese et par Damon Lanza, fils de Mario Lanza.

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La prédiction de Tibbett

février 2nd, 2008 par Marcel Azencot


Le 7 octobre 1959, le grand ténor et acteur américain Mario Lanza s’éteignait brusquement à la clinique Valle Giulia à Rome, d’où il s’apprêtait à sortir après une cure d’amaigrissement.

Une phlébite persistante (une photo le montre, jambe surélevée et bandée) et une vie d’excès avaient eu raison de cet homme excessif de seulement 38 ans, qui laissait quatre enfants et une femme fragile qui ne devait lui survivre que 5 mois.

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Philadelphie, choses vues, choses éprouvées

janvier 12th, 2008 par Marcel Azencot


Philadelphie !Ville d’Amérique injustement méconnue.

Elle est pourtant le berceau de la Déclaration d’Indépendance Américaine en 1776, où se sont illustrés Benjamin Franklin, Thomas Jefferson , Alexander Hamilton et autres pères de la Constitution des Etats Unis. Ville des Quakers et des Amish («Witness», avec Harrison Ford), Ville d’Art, avec son immense Musée des Beaux Arts, son Musée Rodin, sa Fondation Barnes, et surtout ses théâtres, son Opéra (Académie Nationale de Musique), et l’immense Kimmel Center, bâtiment de verre et de bois foncé qui abrite plusieurs grands auditoriums, dont le Verizon Hall où se produit l’illustre Orchestre Philharmonique de Philadelphie, phalange mythique de Eugène Ormandy, sur la large et bien nommée Broad Street, baptisée Avenue of the Arts !

Plaque de Bronze pour Mario Lanza Lire la suite »

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Concours international de chant Mario Lanza à Philadelphie

janvier 12th, 2008 par Alain Fauquier


Du 1er au 5 Novembre 2007, trois Membres de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza, se sont rendus à Philadelphie pour assister au 46ème Gala annuel organisé par l’Institut Mario Lanza, présidé et animé par la dynamique et sympathique Mary Galanti Papola.

Les deux cérémonies, destinées à honorer la mémoire de Mario Lanza et à récompenser les meilleurs jeunes chanteurs d’opéra de la promotion Mario Lanza 2007, ont eu lieu les samedi 3 et dimanche 4 novembre. Elles étaient placées sous le patronage d’Elaine Malbin, soprano, et de Damon Lanza.

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