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Ecouter Mario Lanza

Leoncavallo : VESTI LA GIUBBA
Dicitencello Vuie
Verdi: OTELLO "Dio mi potevi"
Na sera e maggio
Serenade de Romberg
Leoncavallo: LA BOHEME
Giordano: ANDREA CHENIER














Concert d’hommage à Mario Lanza en Belgique

février 6th, 2013 par Alain Fauquier


De Léo D’Hulst, vice-président de l’Association des Amis Belges de Mario Lanza

Le Concert en Hommage à Mario Lanza, organisé le Dimanche 10 mars 2013 à 17 heures, en l’église Saint-Remi de Profondeville (petite ville située sur le bord de la Meuse belge à 9 km de Namur et 80 km de Bruxelles), a remporté un grand succès.

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Autour du portrait de Mario Lanza, de G à D:
François Lefèvre, pianiste; Michaël Spadaccini, ténor; Pierre Doyen, baryton et la soprano Jasmine Daoud.

L’hommage de jeunes chanteurs à un glorieux ancien bien vivant et source d’inspiration.

Environ 250 personnes avaient pris place dans l’église parmi lesquelles des membres de la British Mario Lanza Society de Londres et naturellement une délégation de notre association.

La salle était entièrement conquise par la qualité de la prestation fournie par les différents intervenants et une ovation debout soutenue salua ce merveilleux spectacle.

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Programme de la soirée :

BELLINI: I Puritani, Ah, per sempre io ti perdei (Riccardo)

GIORDANO: Andrea Chenier, Come un bel di di maggio (Andrea Chenier)

GOUNOD : Ave Maria par Jasmine Daoud et Michaël Spadaccini

MOZART : Le Nozze di Figaro, Hai già vinta la causa (Conte Almaviva)

PUCCINI: Madame Butterfly, Vogliatemi bene (Pinkerton/Butterfly)

LEONCAVALLO: I Pagliacci, Vest la giubba (Canio)

VERDI: Rigoletto, Parla siam soli (Rigoletto/Gilda)

VERDI: La Traviata, Libiamo, libiamo (Alfredo/Violetta)

PUCCINI : Tosca, E lucevan le stelle (Mario Cavaradossi)

MASCAGNI : Cavalleria Rusticana, Mamma quel vino generoso (Turrido)

MASSENET : Manon, A quoi bon l’économie (Lescaut)

PUCCINI : La Bohème, O soave fanciulla (Rodolfo/Mimi)

BIZET : Carmen, Je suis Escamillo (Escamillo/Don José)

Mario Lanza’songs:

Be My Love (Brodsky-Cahn) par Jasmine Daoud et Michaël Spadaccini

Granada (Augustin Lara) par Michaël Spadaccini

O Sole Mio (Di Capua) par Michaël Spadaccini

Only A Rose, The Vagabond King (Rudolf Friml) par Jasmine Daoud et Michaël Spadaccini

Core’ngrato (Cardillo-Cordiferro) par Michaël Spadaccini

You’ll Never Walk Alone, Carousel (Rodgers-Hammerstein II) par Jasmine Daoud

Concernant ces mélodies dont certaines ont été rendues célèbres par Mario Lanza, on peut trouver de nombreuses précisions sur ce site dans la rubrique : « Petite histoire de grandes chansons »

Finalement nous étions tous d’avis, malgré les moyens au niveau de la logistique plus limitée, que ce récital d’hommage à Mario Lanza était plus aboutit que celui que nous a proposé Joseph Calleja à Paris.

 affiche avec Pierre Doyen

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La Conteuse et la Diva de Venise

février 5th, 2013 par Alain Fauquier


Un duo de charme inédit entre la Conteuse Yva et la Diva Floria Rosimiro retraçant l’histoire et la petite histoire de Venise du temps de sa splendeur.

Un spectacle plein de surprises dans un lieu étonnant à la décoration d’époque qui a abrité les amours de Mistinguett et de Maurice Chevalier a eu lieu le Samedi 23 février 2013 à 20h30 à la Maison de Mistinguett, 36 rue de la gare à La Frette sur Seine (Val d’ Oise).

Concert La Frette

Venise s’invite chez Mistinguett…

Ce soir-là, une ambiance mystérieuse et baroque a envahi une villa des années 30 située dans le Val d’Oise.

Cette maison si particulière a vibré au son d’airs d’opéra, d’histoires et d’anecdotes issues d’une des plus belles villes du monde : Venise.

Pourtant la salle à l’acoustique  parfaite grâce à la voûte de son plafond en bois en forme de carène de bateau à l’envers, avait plutôt l’habitude des plumes et des paillettes et de la voix pleine de caractère de la célèbre Mistinguett.

En effet, la villa de La Frette sur Seine a abrité pendant quelques temps les amours de la meneuse de revue des folies Bergères et du futur chanteur à succès Maurice Chevalier.

Grâce à l’hospitalité de ses actuels propriétaires, Annie-Michèle et Paul Coudert,  amateurs d’art et de bel canto, les murs ont retrouvé la chaleur des applaudissements qui récompensent l’émotion qui flottait comme si l’âme de Mistinguett était encore présente.

A la lumière des chandelles comme au 18ème siècle, Yva la conteuse et Floria la cantatrice de Venise ont fait revivre le temps d’une soirée le faste de la Serenissima sous le regard enchanté de spectateurs qui ont pu découvrir la cité des doges sous un autre angle : celui des coutumes, de la vie quotidienne des vénitiens, des traditions du carnaval et des truculentes histoires qui ont fait la réputation de Venise dans toute l’Europe du 18ème siècle.

Venise était célèbre pour la liberté de ses mœurs et la beauté de ses courtisanes.

Yva, d’origine vénitienne a su faire partager sa passion pour la vie de ses ancêtres et a emporté les spectateurs dans l’atmosphère voilée de Venise, ville mariée à la mer toute dédiée à la fête et aux plaisirs. Que serait Venise sans sa lagune à la fois protectrice et destructrice ?  Les façades des palais aujourd’hui rongées par l’eau rappellent le prestige et la richesse qu’a connus cette cité à la Renaissance.

Ce lieu superbe et sensuel a révélé de nombreux personnages mythiques tels que Casanova dont l’ombre a fait une apparition remarquée lors de la soirée chez Mistinguett, un clin d’œil à la séduisante et pétillante chanteuse qui serait certainement tombée sous le charme du séducteur invétéré.

Floria, belle soprano colorature au timbre rare et émouvant a illustré les histoires par des envolées lyriques d’une grande virtuosité. De l’air des bijoux de Faust composé par Gounod aux airs célèbres de la Traviata de Verdi, les spectateurs ont partagé son plaisir de chanter.

Floria ROSIMIRO, c’est la passion du chant dans la plus pure tradition italienne

Spécialisée dans le répertoire italien, c’est un authentique voyage musical au pays du Bel Canto qu’elle nous propose lors de ses concerts, illustré par les plus grands airs d’opéra et les plus belles mélodies.

Soprano colorature, Floria a grandi en écoutant son père, Primo Rosimiro, « DEL PRIMO », ténor lyrique d’origine vénitienne, 1er prix du 5e Concours International de la Ville de Roubaix et doublure de Luis MARIANO au théâtre du Châtelet.

DEL PRIMO a interprété les plus grands airs du répertoire: Nessun dorma (Turandot, Recondita armonia (Tosca), Addio fioro asil (Madame Butterly), M’appari (Martha)…

C’est lui qui a enseigné à Floria le chant dans la plus pure tradition italienne.

Elle a également eu la chance de recevoir les conseils du maestro Stefano CATALANO, spécialiste du répertoire belcantiste, d’Enzo LA SELVA de l’Opéra de Paris, ainsi que de sa marraine, la soprano Claudine DUPRAT de l’Opéra de Lille, professeur du baryton Ludovic TEZIER.

Mais Floria Rosimiro est aussi une artiste peintre de talent comme on peut en juger en découvrant ses magnifiques toiles sur le siteFloria OTIS ROSIMIRO.

Cabaret

 

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Concert lyrique salle Rossini

novembre 25th, 2012 par Alain Fauquier


Le concert lyrique « Allons à l’Opéra » organisé par l’Opéra Club de Paris Mario Lanza le Mercredi 12 décembre 2012 à la Salle Rossini de la Mairie 9ème arrondissement a obtenu un succès flatteur.

Les trois artistes de la soirée :

Christine MASO, jeune soprano dotée d’une belle voix de colorature, soyeuse et cristalline à souhait, a chanté avec un rare raffinement et une remarquable sensibilité. Autant dire qu’elle a fait sensation.

Victor DAHHANI, jeune ténor prometteur de 22 ans, à la voix puissante et colorée, a chanté avec conviction des airs difficiles généralement interprétés par des ténors séniors.

Hyalmar MITROTTI, baryton-basse de 32 ans que le public connaissait déjà pour l’avoir déjà entendu lors du concert « Passion Bel Canto », a interprété ses partitions avec un art consommé. Outre sa belle voix, il possède un talent évident de comédien.

Aucun des chanteurs n’a laissé le public indifférent.

Emmanuel BELLANGER, musicien et concertiste de grand talent comme il l’a prouvé à différentes reprises à l’occasion de nombreux concerts, a reçu lui aussi des applaudissements mérités.

N’oublions-pas le Maître de cérémonie Jean KRIFF, qui fut lui-aussi, comme l’an dernier pour le concert « Passion Bel Canto », très applaudi pour sa connaissance approfondie de l’opéra. Il a animé la soirée avec intelligence et humour. Un grand professionnel.

Le programme comprenait une sélection de très beaux airs romantiques:

CILEA : L’ ARLESIANA, Lamento di Frederico, par Victor DAHHANI

ROSSINI : IL BARBIERI DI SIVIGLIA, Una voce poco fa, par Christine MASO

MOZART : DON GIOVANNI, Madamina, Il catalogo è questo, par Hyalmar MITROTTI

BELLINI : I PURITANI, Qui la voce sua soave, par Christine MASO

LISZT : Intermède : Années de pèlerinage en Italie, par Emmanuel BELLANGER

PUCCINI : LA BOHEME, Vecchia zimarra, par Hyalmar MITROTTI

TCHAIKOVSKI : EUGENE ONEGUINE, Aria de Lenski, par Victor DAHHANI

VIVALDI : BAJAZET, Sposa son disprezzata, par Christine MASO

VERDI : RIGOLETTO, Questa o quella, par Victor DAHHANI

BERLIOZ : L’ENFANCE DU CHRIST, O Misère des rois, par Hyalmar MITROTTI

DONIZETTI : DON PASQUALE, Sogno e soave casto, duo par Victor DAHHANI & Hyalmar MITROTTI

MOZART : LE NOZZE DI FIGARO, Voi che sapete (Air de Chérubin), par Christine MASO

Notre seul regret: en raison du froid intense qui sévissait sur Paris ce 12 décembre 2012, seule une centaine de personnes s’est déplacée. Dommage!

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza remercie très chaleureusement ces artistes pour la magnifique soirée qu’ils ont offerte au public et leur souhaite une brillante carrière.

En savoir plus sur les interprètes:

Hyalmar MITROTTI, baryton basse

Issu d’une famille de réalisateurs colombiens, Hyalmar Mitrotti effectue des études de Cinéma et de Théâtre à l’Université de Montréal puis à la Sorbonne. Également passionné par le chant et la musique, il intègre La Schola Cantorum de Paris et le Conservatoire F. Poulenc (16e) dans la classe de Fusako Kondo.

En 2004, grâce au soutien financier de la Sidney Perry Foundation, il est admis à la Guildhall School of Music and Drama de Londres où il travaille la technique vocale avec Laura Sarti et Susan Waters, l’interprétation avec le chef de chant Robin Bowman et la mezzo Susan McCulloch, le répertoire italien avec le coach vocal du Royal Opera House Covent Garden, Emmanuele Moris.

Également membre de la Maîtrise Notre-Dame de Paris, il aborde la musique vocale de Bach jusqu’à nos jours sous la baguette de chefs d’orchestre tels que John Nelson, Michel Laplénie, Lionel Sow et Dominique Visse, tout en approfondissant le répertoire baroque avec Yves Castagnet (organiste titulaire à la Cathédrale Notre-Dame de Paris). Il participe également aux master-classes de Margret Hönig et Paul Esswood tout en perfectionnant sa technique vocale auprès de la basse Lionel Sarrazin.

Lauréat des concours Léopold Bellan (1er Prix) et UFAM (2e Prix) en 2002, Hyalmar Mitrotti aborde la scène avec les rôles de Perruchetto (“La fedeltà premiata” de Haydn) et de Guglielmo (“Così fan tutte” de Mozart), qui le mène en tournée en France et en Angleterre. En 2006, il incarne Calchas dans “La Belle Hélène” d’Offenbach et Uberto dans la “Serva Padrona” de Pergolesi au Théâtre du Tambour Royal à Paris dans une mise en scène de Jean Romain Vesperini.

Il participe également à l’opéra “Ercole Amante”, sous la direction de Gabriel Garrido dans le cadre de l’Académie d’Ambronay 2006, qui le mène sur les grandes scènes nationales françaises. À partir de 2006, il travaille désormais avec Robert Dean, Emma Kirkby, Christian Curnyn, Peter Robinson et Graham Johnson en Angleterre.

En 2007, Hyalmar Mitrotti est invité à participer au Hawaii Performing Arts Festival aux Etats-Unis et y chante la basse solo dans “L’Allegro, Il Pensieroso ed Il Moderato” de Händel ainsi que diverses scènes d’opéra. Également invité à l’Académie Francis Poulenc à Tours où il approfondit le répertoire de la mélodie française auprès de François Le Roux, Jeff Cohen et Noel Lee.

En 2008, il interprète les rôles de José Castro (“Fanciulla del West” de Puccini), Pistola (“Falstaff” de Verdi) avec Grange Park Opera puis chante en soliste aux côtés du baryton Bryn Terfel et du pianiste Ian Burnside. En 2009, il interprète Nourabad (“Les pêcheurs de perles” de Bizet) à Valladolid et Ali (“L’Italiana in Algeri” de Rossini) à Paris.

À l’issue d’un stage avec le directeur du Jette Parker Young Artist Programme, David Gowland, et le metteur en scène, Martin Lloyd Evans, il se voit proposer le rôle de Gaudenzio (“Il Signor Bruschino” de Rossini) avec British Youth Opera, compagnie anglaise de renom dont le but est de promouvoir les jeunes artistes.

En 2010, Hyalmar Mitrotti reprend le rôle d’Ali dans “L’Italiana in Algeri” au Théâtre Mouffetard. Il fait également la doublure du Cockney (“My Fair Lady” de Loewe/Lerner) dans la mise en scène de Robert Carsen au Théâtre du Châtelet.

Également concertiste, Hyalmar Mitrotti se produit régulièrement dans des oratorios (“Samson” de Händel, Regency Sinfonia ; “Ein Deutsches Requiem” de Brahms à la Cathèdrale de Chartres; “Requiem” d´Oberland au Château de Maintenon) ainsi qu’en récital en France, Angleterre, Uruguay, République Tchèque, Suisse, Colombie, etc. avec des programmes très variés allant du classique au répertoire mélodique des crooners des années 50 qui se prête bien à sa voix de baryton basse et qu’il affectionne particulièrement.

En 2011, il a interprété le Docteur Grenvil dans “La Traviata” de Verdi en tournée en France (coproduction entre Le Centre Lyrique d’Auvergne et Opéra Nomade). Opéra Magazine y remarquera “une personnalité prometteuse”. Il joue également, le Patron dans “Il Postino” de Catan au Théâtre du Châtelet aux cotés de Placido Domingo, puis Figaro (“Le Nozze di Figaro”, Mozart) sous la direction d’Humbert Camerlo et Gaspard Brécourt.

En 2012, il chante Guglielmo (“Cosi fan tutte”, Mozart) avec Opéra Bastide sous la direction de Jean François Gardeil, Brissac (“Les mousquetaires au couvent“, Varney) à Dijon, Aman et Mardoqueo (“Ester”, Ponce de León) à Paris, le Docteur Grenvil (“La Traviata“, Verdi) au Théâtre Impérial de Compiègne et en tournée en France, Moralès et le Dancaïre (“Carmen”, Bizet) avec l´Orchestre de l´Opéra de Bordeaux.

Récemment invité par le baryton Jean Philippe Lafont à participer à l’une de ses master-classes, il prend part à un concert d´Airs d´opéra au Château de Maintenon. À la suite d’une master-classe avec le ténor Michel Sénéchal, il se voit proposer le rôle du Sacristain dans “Tosca” de Puccini aux côtés de Jean Francis Monvoisin et Philippe Ermelier, sous la direction de Jean François Vinciguerra. En mai dernier, il a travaillé le rôle d’Alfonso avec la mezzo Teresa Berganza lors de sa master-classe sur “Cosi fan tutte“ de Mozart à la Villa Viardot, suivi d´une représentation en versión de concert.

En juin, Hyalmer Mitrotti chante des airs et des duos avec le ténor Florian Laconi. En Septembre, il participe en tant que Figaro à la master-classe de Ruggero Raimondi sur “Le Nozze di Figaro” à la salle Gaveau. En Novembre puis début 2013, il interprète le Sacristain dans “Tosca” avec Opéra Nomade, en tournée dans toute la France. En décembre, il sera Oroveso dans “Norma” de Bellini.

Christine MASO, soprano

Christine Maso a grandi dans un environnement de musique classique, pop et d’opéra grâce à son père d’origine italienne qui lui transmet l’art de chanter. Elle hérite de la tessiture vocale de sa grand-mère paternelle : soprano colorature.

Elle prend des cours de solfège dès la petite enfance à Toulouse et commence à composer. Elle se perfectionne par la suite en prenant des cours de chant lyrique à Paris et à Troyes et se produit dans diverses compagnies. Parallèlement à ses activités d’interprète lyrique Christine Maso se consacre à la composition. Sa passion pour la musique l’amène à devenir, en plus d’interprète lyrique, auteur-compositeur interprète de variétés, de comptines et d’une comédie musicale pour enfants.

Victor Dahhani, ténor

Victor Dahhani débute ses études de chant dès son plus jeune âge dans les chœurs dirigés par sa mère Mirtha Alcaraz. A l’âge de quatorze ans, il entre dans la classe de chant d’Omar Ganidze puis dans celle de Jean-Paul Salanne au conservatoire de Tarbes.

Par la suite, il perfectionne sa technique auprès du maitre Michel Milonne. Diplômé d’art lyrique avec Joëlle Vautier au Conservatoire Hector Berlioz à Paris, Victor Dahhani se perfectionne aujourd’hui auprès de Jorge Chaminé à Paris et reçoit les conseils de Roberto Alagna et Marcelo Alvarez.

Il effectue ses débuts sur scène à dix-sept ans dans l’Opéra de Quat’Sous de Kurt Weil, production de l’ENM de Tarbes.

En 2009, il est engagé pour des récitals avec piano dans l’abbaye de Saint Savin, puis est choisi pour chanter au concert de commémoration de la mort de Tony Poncet.

En 2010, il chante la Messe en solde Schubert dans la collégiale de Montmorency avec le chœur et l’orchestre de cette même ville. Il interprète la même année le rôle de Don José dans Carmen de Bizet au sein de la compagnie Warum, puis au sein de la compagnie Sel Canto au Théâtre du Touquet.

Victor Dahhani chante l’Oratorio de Noël de Saint-Saëns à l’église Saint Jean Bosco de Paris avec les chœurs «cantores» et «l’ensemble vocal 91». Fréquemment engagé pour des concerts à thèmes (mélodie, opéra, zarzuela), on a pu l’entendre récemment en récital d’opéra sous la direction d’Andrei Chevtchouk avec l’orchestre universitaire de Picardie ainsi que lors du Festival International de Oujda au Maroc dans le rôle de Taxis dans les aventures du roi Pausole de Honegger.

Emmanuel BELLANGER, Piano

Emmanuel Bellanger débute le piano à l’âge de 5 ans et le violoncelle à 7 ans. Il se perfectionne auprès de Guy Besnard et Roland Pidoux au violoncelle et de Pascal Dumay et Marie-Christine Calvet au piano. Il achève son cursus au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec plusieurs premiers prix: violoncelle, musique de chambre, harmonie, contrepoint.

Comme pianiste, il obtient en 2000 un prix de musique de chambre au Concours International de Cortemilia en Italie. Pianiste accompagnateur au Conservatoire d’Antony et de Vernon de la classe de chant de Philippe Degaetz, violoncelliste à l’orchestre Pasdeloup, Emmanuel Bellanger est également compositeur, auteur notamment d’un hymne pour choeur et orchestre, de préludes pour piano et d’arrangements pour différentes formations, soprano, chœur et orchestre.

Emmanuel Bellanger se produit en concert au piano dans des récitals de chant, ainsi qu’au violoncelle au sein du trio à cordes Bellanger et de l’ensemble de musique contemporaine « Cordes Mêlées » qu’il a fondé.

Jean KRIFF, Présentateur

Jean Kriff est né dans une famille d’artistes : son arrière grand-père était metteur en scène à la Monnaie de Bruxelles en 1900 ; sa mère était danseuse ; son père, Edouard Kriff, fut un grand ténor de l’opéra de Paris.

Jean Kriff a commencé le piano à l’âge de 5 ans, le chant et la comédie à 19, le tour de chant à 24, le théâtre lyrique à 34 où il s’est frotté à la musique contemporaine: Darius Milhaud, Guy Roparz, Henri Tomasi, Bernard Videau et d’autres ; la mise en scène et la création de deux festivals à 40 ans ; les conférences à 50 ; la rédaction de nombreux articles sur l’opéra et la musique à 60.

Jean Kriff a aussi enregistré quelques disques d’opérette d’Offenbach: Les deux pêcheurs, Les deux aveugles, La rose de Saint-Flour, La leçon de chant électromagnétique, Ba-ta-clan. Il a chanté en français, italien, espagnol, allemand, anglo-américain et même hébreu.

Il dit avec modestie et humour : « Mon père a été un grand artiste, moi, j’ai plutôt boxé dans poids les légers ». Techniquement Jean Kriff a toujours sa voix, seule sa santé le contraint à la préserver précieusement.

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Récital Bel Canto Floria Rosimiro

septembre 8th, 2012 par Alain Fauquier


Notre amie, la soprano colorature Floria Rosimiro a été longuement plébiscitée lors de son magnifique Récital Bel Canto organisé le 6 Octobre 2012 dans le cadre exceptionnel de la Basilique Notre Dame de Bonne Garde de Longpont sur Orge (Essonne).

Accompagnée par l’excellent orchestre Musica Sconosciutta dirigé avec maestria par Stéphane Catalano, Floria Rosimiro a, dès le premier air, conquis le public.

Sa voix, d’une grande musicalité; sa technique éprouvée, acquise en partie auprès de son père le ténor Primo Rosimiro (qui fut la doublure de Luis Mariano au Châtelet); sa sensibilité et son élégance, ont touché le public qui l’a longuement ovationnée.

Au programme, une sélection d’airs appréciés par les amateurs de Bel Canto:

BELLINI: La Sonnambula, Scène et cavatine « Care compagne… Come per me serena »

BELLINI: Norma, « Casta Diva »

DONIZETTI: Lucia di Lammermoor, Introduction – Scène « Regnava nel silenzio… Quando rapito in estasi »

ROSSINI: Otello, »Assista a piè d’un salice »

VERDI: Traviatta, Prélude de l’acte 1, « Teneste la promessa… Addio del passato »,

LEONCAVALLO: Pagliacci, Intermezzo

PUCCINI: La Bohème, « Quando m’en vo’ »

MASCAGNI: Cavalleria Rusticana, Intermezzo

PUCCINI: Gianni Schicchi, « O mio babbino caro »

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza souhaite à Floria Rosimiro une longue et belle carrière de cantatrice, et adresse ses plus chaleureuses félicitations au maestro Stéphane Catalano et à ses musiciens pour cette belle soirée.

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Forum des associations franco-italiennes

juin 20th, 2012 par Alain Fauquier


L’Opéra Club de Paris Mario Lanza a tenu un stand au 8ème Forum des associations franco-italiennes organisé par le magazine Focus In qui publie mensuellement une « Lettre d’info du portail des associations« .

Ce Forum s’est déroulé le samedi 23 juin 2012, Boulevard Auguste Blanqui, Paris 13ème (Métro Place d’Italie), de 10h à 18h.

Une cinquantaine d’associations franco-italiennes ont présenté leurs activités culturelles, artistiques, sociales…

Les visiteurs ont ainsi pu découvrir toutes les facettes de l’Italie d’hier et d’aujourd’hui.

Les associations « Emilie-Romagne » et « Fratellanza Reggiana » ont proposé des cafés et des apéritifs solidaires pour recueillir des fonds destinés à aider à la reconstruction de cette région récemment sinistrée par des séismes.

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Concours de chant Mario Lanza à Manhattan

avril 25th, 2012 par Alain Fauquier


Un Concours de chant Mario Lanza présidé par la soprano Elaine Malbin qui chanta à l’âge de 20 ans avec Mario Lanza, deux mémorables duos d’opéra pour RCA Victor, a été organisé par Mort and Ray Productions en collaboration avec The Mario Lanza Institute, le dimanche 27 Mai 2012 à New York.

Ce concours a eu lieu en plein air sur Broadway Bd à la hauteur de la 86ème rue dans Manhattan.

Il a débuté à 14h00.

Le lauréat de la catégorie « hommes », réservée aux ténors et barytons, a reçu le « Prix Mario Lanza » et la lauréate de la catégorie « femmes » réservée aux sopranos, a reçue le « Prix Elaine Malbin ».

Selon le règlement, 15 concurrents au maximum ont concouru dans chaque catégorie.

Chaque concurrent avait à préparer deux arias.

Un accompagnateur professionnel était mis à leur disposition.

Un jury a désigné le lauréat de chaque catégorie.

Les lauréats ont reçus chacun 250 dollars et et la possibilité de chanter aux festivités de « San Gennaro » dans le quartier de Little Italy de New York en septembre 2012.

Le règlement de ce concours et le formulaire d’inscription ont pu être téléchargés sur le site de Mort and Ray Productions www.mortandray.com.

Les concurrents devaient adresser leur dossier avant le 14 mai 2012.

Les dossiers ont été enregistrés par ordre d’arrivée.

Elaine Malbin

La soprano Elaine Malbin qui fit une belle carrière de cantatrice, enregistra le 11 avril 1950 avec Mario Lanza pour RCA Victor, à l’âge de 20 ans, le duo « Vogliatemi Bene » de l’acte 1 de Madame Butterfly de Puccini et le « Brindisi » de l’acte 1 de La Traviata de Verdi.

L’orchestre était dirigé par le maestro Constantine Callinicos.

Elaine Malbin était ce que l’on appelle « une enfant prodige ».

Elle fit ses débuts en concert à l’âge de 14 ans à New York, sa ville natale. A 16 ans, elle remporta un concours de chant à New York pour NBC qui la produisit dans des émissions lyriques radiodiffusées dans tout le pays.

Elle devint « la » star de deux émissions: « Serenade to America » et  « Music in the Air » où elle était l’invitée du baryton Robert Merrill.

Après avoir produit avec succès « Carmen » pour la télévision, CBS décida de produire « La Traviata ».

Elaine Malbin, alors âgée de 19 ans, passa une audition en même temps que plusieurs stars du Met, dont rien de moins que Licia Albanese et Dorothy Kirsten qui devaient plus tard, donner la réplique à Mario Lanza dans deux de ses films.

Bien que plus jeune qu’elles, Elaine Malbin obtint le rôle de Violetta. Le rôle de Germont était tenu par le célèbre baryton Lawrence Tibbett. L’orchestre était conduit par le maestro Fausto Cleva.

Son interprétation de Violetta à la télévision lui ouvrit toutes grandes les portes de sa future carrière à l’opéra.

Bien qu’étant très jeune et néophyte, la critique fut très élogieuse et elle reçut des offres du New York City Opera qu’elle s’empressa d’accepter.

Les rôles proposés allaient de Liu dans Turandot (Puccini) à Micaella de Carmen (Bizet), en passant par Zerlina de Don Giovanni (Mozart) ou Musetta de La Bohème (Puccini). Le Met lui proposa aussi des rôles qu’elle jugea moins intéressants que ceux du NYC Opera.

Avec le recul elle dit avoir regretté son choix, car c’est à ce moment précis que le nouveau et « magique » directeur du Met, Rudolf Bing prit ses fonctions. (Sir Rudolf Bing, anobli par la reine Elizabeth en 1971,  devait en effet donner un nouveau souffle au Metropolitan Opera, dont il restera 22 ans directeur général).

Simultanément, une autre proposition de contrat allait lui parvenir de RCA Victor pour la réalisation de plusieurs enregistrements d’opérettes: Naughty Marietta, The Merry Widow et The Firefly.

Dans son film The Toast of New Orleans, Mario Lanza chante avec Kathryn Grayson les duos de La Traviata et de Butterfly. Mais ces enregistrements étant la propriété de la Metro Goldwyn Mayer, RCA Victor voulut réaliser ses propres enregistrements.

La soprano Dorothy Kirsten ayant quitté RCA pour Columbia, c’est Elaine Malbin qui fut choisie pour enregistrer ces deux duos avec Mario Lanza.

Dans ses mémoires elle raconte avec quelle gentillesse elle fut accueillie et traitée par Mario Lanza qui tournait alors son film The Great Caruso.

Affable et très prévenant, Mario Lanza la présenta à son Manager Sam Weiler et à de nombreuses personnalités du milieu artistique. Mario Lanza et Elaine Malbin avaient un ami commun, le maestro Peter Herman Adler, directeur artistique de NBC, que Mario Lanza avait fait venir à Hollywood pour diriger les séquences d’opéra du film.

« Nous avons réalisé deux ou trois prises de chaque duo dont certaines ne sont jamais sorties en disque » devait déclarer Elaine Malbin qui ajoute: « Aujourd’hui j’aimerais bien pouvoir écouter ces autres prises ».

Après son succès dans La Traviata pour CBS, Samuel Chotzinoff lui signa deux contrats: un contrat pour enregistrer avec RCA Victor Red Seal, et un contrat pour filmer plusieurs opéras à la télévision. C’est ainsi qu’elle réalisa pour la télévision: Paillasse, Suor Angelica (Soeur Angélique), Madame Butterfly et Salome de Richard Strauss.

Pendant de nombreuses années Elaine Malbin a présidé avec Kathyn Grayson et Licia Albanese, le Concours international de chant Mario Lanza de Philadelphie.

Depuis la disparition de Kathryn Grayson en février 2010 et les difficultés de plus en plus grandes de Licia Albanese pour se déplacer (elle est aujourd’hui âgée de 99 ans), Elaine Malbin préside seule ce concours.

Elaine Malbin dit avec une pointe d’humour: « Malgré ma longue carrière à l’opéra, je reste convaincue que ma notoriété restera à jamais associée aux deux enregistrements que j’ai réalisés avec le grand Mario Lanza.

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Mario Lanza sur Radio Aligre

mars 17th, 2012 par Alain Fauquier


Le fabuleux et tragique destin du ténor de légende Mario Lanza, mort en pleine gloire à 38 ans le 7 octobre 1959, a été évoqué par Michel Goti et ses invités, Marcel Azencot et Alain Fauquier, dans l’émission hebdomadaire du dimanche matin, Cappuccino, sur Aligrefm (93.10).

Comme celle du Grand Caruso qu’il incarna à l’écran, l’histoire de la vie de Mario Lanza est des plus romanesques. C’est l’histoire flamboyante et tragique d’une voix sublime et d’un destin hors du commun.

Marcel Azencot et Alain Fauquier ont connu Damon Lanza, fils de Mario Lanza, et Bob Dolfi qui vécut de nombreuses années avec les parents et les enfants du ténor après la mort prématurée de celui-ci.

Ils sont également proches de The Lanza Legend à Los Angeles, une association animée par Marlene Dolfi et de The Mario Lanza Society of New-York, animée par William Ronayne.

Grâce à eux ils ont eu accès à de nombreux documents d’archives.

Ces deux émissions ont été diffusées les dimanches 15 et 22 avril 2012 à 9h35

Au programme, vingt sensationnelles mélodies et grands airs d’opéra écrits par de célèbres compositeurs: Lara, D’Hardelot, Leoncavallo, Verdi, Brodsky, De Curtis, Giordano, Gastaldon, Mascagni, Ponchielli, Romberg, Tosti… Plusieurs enregistrements diffusés étaient inédits.

Deux heures d’émotion et de bonheur!

Le répertoire extraordinairement riche et éclectique de Mario Lanza a permis aux auditeurs d’apprécier l’étendue de son immense talent et de découvrir ou de redécouvrir une voix incomparable que Plácido Domingo considère comme « la » référence absolue.

A l’issue de la première et de la seconde émission, de nombreux auditeurs ont appelé Radio Aligre pour faire part de leur satisfaction et de leur émotion.

Vous pouvez réécouter ces deux émissions en cliquant sur: « Cappuccino« , puis sur podcaster.

Vous pouvez aussi consulter le dossier (Mario Lanza: ténor de légende) sur Aligre.fm.

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Un Fantôme à l’Opéra

février 7th, 2012 par Alain Fauquier


De Marcel AZENCOT

L’occasion d’un week-end à Londres, ce dimanche 5 février 2012 : et si j’allais au Royal Albert Hall (RAH) rêver au mémorable concert de Mario Lanza du 16 janvier 1958 ?

Le temps de téléphoner au lieu mythique et d’organiser une visite guidée et me voici à 11h30 avec la guide, Ruth, pour une visite presque privée.

A l’affiche, le Cirque du Soleil, en attendant Jonas Kauffman et Anna Netrebko, et puis après, Juan Diego Flores (« Qui ça ? » dit l’employé à l’accueil du RAH, à qui Ruth, qui chante dans les chœurs dans Madame Butterfly, répond : « un chanteur d’opéra » ; Ah ! dit-il ! ».

Mais il connaît Mario Lanza et dit « Oh ! Quite a legend » ! « Une vraie légende » !).
Il poursuit: « He was italian, was he ? »

-    No, he was american, from Philadelphia.
-    Oh ! Was he? (Ah, ces anglais!)

Ruth nous parle du nombre de places du RAH (variable selon les spectacles et l’aménagement de cet énorme lieu : 6500 à 7000 places pour les concerts de rock, un niveau d’orchestre et…5 niveaux au dessus dont, tout en haut, une Galerie, les places les moins chères où à l’origine, à la fin du 19ème siècle, on pouvait mettre… 3000 personnes ! Il paraît qu’on vaporisait du parfum sur la Galerie pour que la Reine Victoria, dans sa loge, ne soit pas incommodée par l’odeur de la Galerie…). Avec le Cirque du Soleil, on met l’orchestre dans la Galerie, au Cinquième niveau, pour libérer la scène. D’autres fois, on y organise des réceptions, des cocktails, des repas en tenue de soirée, etc….

Je dis à Ruth : « Savez-vous que pour Mario Lanza, les gens avaient loué 400 places sur la scène même, tant il y a avait de monde ? Elle l’ignorait et je lui dis : « Vous pourrez raconter cette anecdote à vos visiteurs dorénavant !»

Je lui précise : « Ces personnes étaient assises derrière lui, sur la scène et Mario disait au public : « Vous permettez que je chante aussi pour eux ? En réalité, tous ces gens sont de ma famille ! ». Eclats de rire ! Il se retourne donc en disant : « I’ll be back ! » (« Je reviens ! »), chante pour les 400 personnes en tournant le dos aux plusieurs milliers du Royal Albert Hall , puis revient vers la salle !
Ruth dit : « Terrific ! »
Parlons en, de cette salle !

Ronde, gigantesque comme un cirque romain (la référence était explicitement voulue, pour que tout le monde puisse voir le spectacle sans être gêné), forme voulue par Albert, le mari de la Reine Victoria, initiateur du projet pour l’instruction des arts et de la musique au peuple, Albert qui mourra à 42 ans de la typhoïde peu avant la pose de la première pierre. C’est la Reine, éplorée, qui posera cette première pierre de l’immense théâtre à tout faire.

On apprend, mais on le savait déjà, que l’acoustique était catastrophique, avec un extraordinaire dôme en verre qui renvoyait tous les sons, et on avait de l’écho et encore de l’écho !

Que faire ? On mettra une immense toile au plafond, pour assourdir l’écho, cela améliorera un peu les choses, mais il faudra attendre les années soixante et soixante dix, (depuis 1871 ….) pour que l’acoustique soit étudiée par des programmes d’ordinateurs et que l’on dispose des tubes d’aluminium sous la verrière, puis environ 90 demi-sphères, en forme de lentilles, qui pendent du plafond et surplombent la salle, le tout destiné à répandre le son et empêcher l’horrible réverbération !

Mais surtout, il y a des loges et des loges  et des loges aux étages (dont celle de la famille royale), et avec la forme ronde de la salle, les voix des chanteurs (sans micro) se perdent parfois dans ces niches qui sont autant de pièges à sons. On a déjà raconté la mésaventure de Dietrich Fischer-Dieskau dont la voix n’était pas audible, au moins de certains endroits, et à qui, son épouse, la cantatrice Julia Varady, fit le rapport suivant après le concert : « Tu étais comme un poisson,  tu ouvrais la bouche et aucun son n’en sortait ! ».

Ce ne fut pas le cas de Mario Lanza !

Sa voix emplit l’énorme théâtre et impressionna par sa puissance.

Le présentateur commença par indiquer que les micros qui se trouvaient à mi hauteur sur la scène n’étaient là que pour enregistrer le concert pour la grande maison de disques RCA VICTOR, qui avait Lanza sous contrat pour son prestigieux label d’opéra « Red Seal » (« Sceau Rouge »).

Et de fait, et grâce à RCA, nous avons ce magnifique enregistrement (aujourd’hui RCA-BMG-SONY, « Mario Lanza, Live from London », un vrai enregistrement historique, avec la voix parlée du ténor, qui s’adresse au public, commente ou annonce certains titres, plaisante, fait rire et rit lui-même, dans une incroyable complicité et détente, on entend le rire du public comme une vague !

A un moment, Mario Lanza se trompe en répétant une phrase et se corrige tout de suite en riant comme un enfant et tout le monde rit avec lui (il avait annoncé qu’on venait de lui donner le texte d’une chansonnette pour « apporter un peu de  détente » (« to give you a little break »« Eh bien, je n’ai pas eu encore le temps de bien l’apprendre, mais elle est drôle : c’est l’histoire d’un jeune anglais qui rencontre une jeune française » ! Éclat de rire général et la chanson, avec sa fin inattendue, finit elle aussi dans l’éclat de rire du ténor et du public…

Je pensais à tout cela et à tous les grands de l’opéra qui étaient présents, comme Joan Sutherland et son chef d’orchestre d’époux, Richard Bonynge, et Nicolaï Gedda et d’autres, qui se diront très surpris par l’énorme puissance de la voix de Lanza, qu’ils n’avaient entendue qu’au disque. La grande Licia Albanese, cantatrice qui avait enregistré avec lui des extraits d’Otello pour le film « Sérénade » (mise en scène d’Anthony Mann) dira la même chose, en précisant qu’il avait et la puissance de Caruso et la douceur de Gigli, dira-t-elle, en ajoutant dans une interview conservée sur CD*) : « Je les ai tous entendus, et j’ai chanté avec presque tous, les plus grands » (Bjoerling, Gigli, Di Stefano, Jobin, etc …), « mais Mario avait tout pour lui. Sa place est à de Caruso, avant Di Stefano. Puis viennent les autres… »

C’est à tout cela que je pensais dans ce temple de la musique, où on tourna aussi les scènes finales et les plus dramatiques du film d’Alfred Hitchcock, « L’Homme Qui En Savait Trop », avec James Stewart et Doris Day, sur la musique de Bernard Herrmann, qu’on voit à la baguette dirigeant une de ses œuvres, « The Storm Clouds Cantata » ; c’est là encore qu’ont chanté Sting, Michaël Jackson (dont un duo avec Liz Taylor), les Beatles, Gigli, Luciano Pavarotti, José Carreras, Plácido Domingo (trois grands admirateurs de Mario Lanza, qui inspira, comme pour tant d’autres, leur vocation), mais aussi Nellie Melba ou Adelina Patti ; où Mohammed Ali Cassius Clay vint donner une démonstration de boxe, où les gloires du Tennis mondial viennent s’exhiber en tournois de seniors (Mac Enroe, Pete Sampras, Bjorn Borg) ;

Dans ce lieu extraordinaire jouent aussi, chaque année, deux mois d’affilée, les plus grands orchestres symphoniques du monde sous la baguette des chefs les plus prestigieux, et pour des prix très abordables (de 5 à 35 livres sterling !)

La musique des plus grands par les plus grands pour le plus grand nombre et pour tous !

Le rêve démocratique d’un jeune prince allemand devenu anglais…

Marcel AZENCOT

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Vif succès du Concert Passion Bel Canto salle Rossini

novembre 7th, 2011 par Alain Fauquier


Le 15 décembre 2011

Le concert Passion Bel Canto, organisé le 14 décembre 2011 par l’Opéra Club de Paris Mario Lanza dans l’accueillante et confortable Salle Rossini de la Mairie du 9ème arrondissement, fut un beau concert et il a connu un vif succès.

Au programme: des grands airs d’opéra du répertoire italien et des mélodies napolitaines rendues célèbres par les plus grands artistes: Caruso, Gigli, Ponselle, Lanza, Tebaldi, Pavarotti et bien d’autres pour n’en citer que quelques uns. Le public s’est pressé nombreux, la salle (300 places) était pleine, pour entendre ces magnifiques arias et chansons, interprétés par les talentueux artistes lyriques de l’association.

Notons que ces professionnels du chant d’opéra sont tous venus bénévolement pour « enchanter » de leurs belles voix un public averti, amateur d’art lyrique.

La soirée était placée sous la présidence d’honneur de notre grande soprano française Madame Renée DORIA, de l’Opéra de Paris, qui adressa à l’issue du concert qui dura près de 2 heures, ravie et comblée, aux responsables de l’association, ses félicitations pour l’organisation de cet événement.

Monsieur Thierry CAZAUX, Conseiller d’arrondissement délégué au patrimoine et à la culture à la Mairie du 9ème, prononça quelques mots d’accueil en début de spectacle et resta toute la soirée.

Les prestations de tous les intervenants, chanteurs et musiciens, furent saluées par des applaudissements sincères et nourris, et le public comblé quitta la salle dans la bonne humeur, certaines personnes sifflotant ou fredonnant comme nous avons pu l’entendre, « La donna è mobilé » ou « O Sole Mio ». D’autres demanderont la date du prochain concert.

N’oublions pas le présentateur, Jean KRIFF, véritable « chef d’orchestre » qui anima la soirée avec humour et esprit, le tout dominé par une parfaite connaissance de l’opéra et de la musique. Un grand professionnel à qui le public décerna de très nombreux applaudissements.

Ce concert ayant été filmé nous en insérerons prochainement quelques extraits sur le site.

Les chanteurs:

Carlo CIABRINI, ténor
Dorothée PERREAU, soprano
Hyalmar MITROTTI, baryton-basse
Liliana SALLUSTIO, soprano invitée

Les musiciens:

Emmanuel BELLANGER, piano et violoncelle
Franz MICHEL, piano (invité)

Présentateur:

Jean KRIFF

PROGRAMME

Ah ! non credea mirarti : LA SONNAMBULA, Acte II (Bellini) par Dorothée PERREAU

Notturno (Bellini) par Emmanuel BELLANGER au violoncelle et Franz MICHEL au piano

Ella giammai m’amo : DON CARLO, Acte IV (Verdi) par Hyalmar MITROTTI

E lucevan le stelle : TOSCA, Acte III (Puccini) par Carlo CIABRINI

O Mio Babbino Caro : GIANNI SCHICCHI (Puccini) par Dorothée PERREAU

Un ignoto, tre lune : I MASNADIERI, Acte III (Verdi) par Hyalmar MITROTTI

Vesti la giubba : I PAGLIACCI, Acte 1 (Leoncavallo) par Carlo CIABRINI

E Susanna non vien ! : LE NOZZE DI FIGARO, Acte III (Mozart) par Dorothée PERREAU

La donna è mobile : RIGOLETTO, Acte III (Verdi) par Carlo CIABRINI

Lungi dal caro bene : GIULIO SABINO, (Sarti) par Liliana SALLUSTIO

Un bel di vedremo : MADAMA BUTTERFLY, Acte II (Puccini) par Liliana SALLUSTIO

“Norma” (Bellini) – Thème et variations pour piano de Louise Farenc par Emmanuel BELLANGER

Non t’amo più (Tosti) par Hyalmar MITROTTI

O Sole Mio (Di Capua) par Carlo CIABRINI

I’ te vurria vasà (Di Capua) par Liliana SALLUSTIO

La Calunnia : IL BARBIERE DI SEVIGLIA, Acte 1(Rossini) par Hyalmar MITROTTI

Marechiare (Tosti) par Liliana SALLUSTIO

Santa Lucia (Cottrau) par Liliana SALLUSTIO

En savoir plus sur les interprètes :

Carlo CIABRINI
Ténor d’origine Corse, Carlo Ciabrini chante tous les rôles du répertoire italien et français: Rigoletto, Tosca, Traviata, Faust, Werther… Après avoir étudié le chant à l’âge de 19 ans avec la soprano
Renée Doria puis avec le ténor Umberto Valdarnini, Carlo Ciabrini fréquentera les ténors Giacomo Lauri-Volpi, Gianni Raimondi et Carlo Bergonzi qui lui prodigueront leurs ultimes et précieux conseils. Carlo Ciabrini s’est produit à Paris, en province et en Italie avant d’être engagé pour plusieurs saisons comme premier ténor par l’Opéra National de Bucarest. Depuis ces dernières années Carlo Ciabrini participe, aux côtés de Gabriel Bacquier, d’Andréa Guiot et de Michèle Command, au jury du Festival international de chant lyrique de Canari (Haute-Corse). Il se consacre aujourd’hui à l’enseignement du chant d’opéra et collabore à la société MALIBRAN-MUSIC dont son épouse est la directrice.

Dorothée PERREAU
Dorothée Perreau découvre les premières joies du chant dès l’âge de 5 ans dans les chorales « A Cœur Joie » de Lyon. En 1980, elle rentre au Conservatoire National de Région de Lyon en formation musicale et en flûte traversière, dans la classe de Paule Riche, où elle fera toute sa scolarité musicale jusqu’aux classes de Diplôme de Fin d’Etudes. A 20 ans, elle commence à travailler sa voix dans la classe d’Eve-Pia Manceau, en parallèle de son parcours d’ingénieur agronome. Baddia Haddad (Beyrouth), Kim Lee (St Maurice) et Anna-Maria Bondi (Schola Cantorum de Paris) lui enseignent la technique vocale au gré de l’évolution de sa situation familiale et professionnelle. Elle travaille aujourd’hui avec Philippe Degaetz au Conservatoire d’Antony (92) et vient d’obtenir le Prix d’Excellence de la Confédération Musicale de France avec mention très bien. Elle obtient en 2008 une mention au Concours de Chant Sacré à Paris et démarre les concerts en soliste. En 2009, elle intègre la « Pépinière des Voix » d’Agnès Mellon, sur le thème de la musique sacrée baroque allemande. Elle chante actuellement la Petite Messe Solennelle de Rossini à l’église de la Madeleine à Paris.

Hyalmar MITROTTI
Baryton-basseBaryton-basse colombien, Hyalmar Mitrotti est issu d’une famille de réalisateurs. Il fait des études de cinéma au Canada puis en France. Il étudie parallèlement le théâtre et le chant, notamment à la Guildhall School of Music and Drama de Londres où il travaille entre autres avec Graham Johnson, Robin Bowman, Susan Walker, Emma Kirkby. Actuellement, il se perfectionne auprès de Lionel Sarrazin et de la chef de chant Anne-Marie Fontaine de l’Opéra de Paris. Il a collaboré avec des compagnies telles que Grange Park Opera, British Youth Opera, le Théâtre du Châtelet aux côtés d’artistes tels que Bryn Terfel, Cynthia Makris, Placido Domingo, Cristina Gallardo Domas. Egalement concertiste il se produit régulièrement dans des oratorios ainsi qu’en récital en France, Royaume-Uni, Uruguay, République Tchèque, Colombie… En octobre 2011 il joue le rôle-titre des Nozze di Figaro de Mozart au Théâtre Adyar dans une mise en scène d’Humbert Carmelo de l’Opéra National de Paris.

Liliana SALLUSTIO
C’est dans un climat baigné de chant et de musique, dans la tradition pleinement italienne que naît et grandit Liliana Sallustio. Originaire du Molise en Italie (région natale du père de Mario Lanza), elle naît en Belgique où, avec ses 6 frères et sœurs, le chant, le piano, la guitare retentissent à tout moment pour exprimer toutes les émotions qui frappent en plein cœur. Elle puisera son abondante créativité dans la force et l’ambiance d’une famille pleine de courage, de joie de vivre et de sagesse. Elle se produit dès le plus jeune âge, dans le domaine du chant, de la danse et du théâtre, encouragée et soutenue par sa marraine, organisatrice de spectacles.

Parallèlement, elle poursuit ses études linguistiques auxquelles se succèderont les études musicales et théâtrales. Après une formation pianistique, elle couronnera son travail par ses diplômes de chant et art lyrique. Liliana Sallustio se spécialise et traverse l’Europe - Italie, France, Allemagne, Hollande – à la rencontre des Maîtres et écoles de chant les plus illustres pour réaliser une véritable synthèse des écoles qui fera naître sa propre méthode de chant et de chant pour solfégistes. Son insatiable passion pour le bon goût, lui dictera les choix à faire pour respecter la Musique et la Littérature à leur plus haute expression. Elle se produit en Récitals, Concerts, Rôles d’opéra en Europe, depuis 1994, sous la baguette des chefs tels que M° Antonio Tonini, M° Nicola Giusti, M° Massimo Scapin, M° Brian Priestman…Depuis 2006, Liliana Sallustio se partage entre des récitals à Paris, des enregistrements (sélection de mélodies, Lieder, airs d’opéra dans plusieurs langues), des recherches historiques et musicologiques et la transmission pédagogique.

Son impressionnant répertoire embrasse l’ensemble de la musique vocale; de la naissance du chant à nos jours, mêlant l’opéra, l’oratorio – musique sacrée, mélodie – Lied, musique de chambre jusqu’aux chansons traditionnelles italiennes et le gospel, ce qui lui confère l’originalité de projets de concerts et de récitals, salués originaux par le haut milieu culturel.

Emmanuel BELLANGER
Emmanuel Bellanger débute le piano à l’âge de 5 ans et le violoncelle à 7 ans. Il se perfectionne auprès de Guy Besnard et Roland Pidoux au violoncelle et de Pascal Dumay et Marie-Christine Calvet au piano. Il achève son cursus au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec plusieurs premiers prix: violoncelle, musique de chambre, harmonie, contrepoint. Comme pianiste, il obtient en 2000 un prix de musique de chambre au Concours International de Cortemilia en Italie. Pianiste accompagnateur au Conservatoire d’Antony et de Vernon de la classe de chant de Philippe Degaetz, violoncelliste à l’orchestre Pasdeloup, il est également compositeur, auteur notamment d’un hymne pour choeur et orchestre, de préludes pour piano et d’arrangements pour différentes formations, soprano, chœur et orchestre. Emmanuel Bellanger se produit en concert au piano dans des récitals de chant, ainsi qu’au violoncelle au sein du trio à cordes Bellanger et de l’ensemble de musique contemporaine « Cordes Mêlées » qu’il a fondé.

Jean KRIFF
Jean Kriff est né dans une famille d’artistes : son arrière grand-père était metteur en scène à la Monnaie de Bruxelles en 1900 ; sa mère était danseuse ; son père, Edouard Kriff, fut un grand ténor de l’opéra de Paris. Jean Kriff a commencé le piano à l’âge de 5 ans, le chant et la comédie à 19, le tour de chant à 24, le théâtre lyrique à 34 où il s’est frotté à la musique contemporaine: Darius Milhaud, Guy Roparz, Henri Tomasi, Bernard Videau et d’autres ; la mise en scène et la création de deux festivals à 40 ans ; les conférences à 50 ; la rédaction de nombreux articles sur l’opéra et la musique à 60. Jean Kriff a aussi enregistré quelques disques d’opérette d’Offenbach: Les deux pêcheurs, Les deux aveugles, La rose de Saint-Flour, La leçon de chant électromagnétique, Ba-ta-clan. Il a chanté en français, italien, espagnol, allemand, anglo-américain et même hébreu. Il dit avec modestie et humour : « Mon père a été un grand artiste, moi, j’ai plutôt boxé dans les légers ». Techniquement Jean Kriff a toujours sa voix, seule sa santé le contraint à la préserver précieusement.

Renée DORIA
Il n’est pas aisé de résumer en quelques lignes une carrière hors normes, aussi longue et aussi dense que celle de notre grande cantatrice française Renée Doria. Qu’on en juge : Renée Doria c’est 50 ans de carrière ; 76 rôles à l’opéra dont plus de 300 fois celui de Violetta de la Traviata ; 125 rôles à la Radio ; de nombreuses « intégrales » au disque et 2500 représentations en concert.

Très précoce, cette catalane autodidacte commença le chant professionnel dès l’âge de 15 ans, s’accompagnant parfois elle-même au piano, d’abord à Perpignan, puis à travers le Midi de la France jusqu’à la fin de 1941. Renée Doria fit ses débuts à l’âge de 20 ans à l’Opéra de Marseille dans le rôle de Rosine du Barbier de Séville, créa à l’Opéra de Mulhouse, avec Ninon Vallin, Rocio, un opéra de Maurice Perez dont l’air le plus connu est La prière de Milagros. Dès lors, et pour trois décennies, le monde du théâtre lyrique devait l’accaparer.

Elle chanta sur toutes les scènes de France, en Hollande et en Italie. Cependant, à chaque occasion, la virtuose revenait à ses premières amours : le lied. Après le succès de l’intégrale des Contes d’Hoffmann, avec Cluytens, Renée Doria choisit de confier au disque, en première mondiale, La Vocalise en forme de habanera, de Ravel, (vrai registre de mezzo) (1959) ; Cinq ans plus tard, Emile Vuillermoz, élève de Fauré, la désigna pour graver en microsillon La Chanson d’Eve.

Comme le souligne Guy Dumazert, la pratique de la mélodie n’est pas l’opposite du chant d’opéra. Elle ne peut qu’ennoblir le phrasé, qui est l’art d’enrober le mot et l’idée dans le son ; en affermissant son médium et son registre grave, en affinant son sens de la nuance et du bien-dire, elle a sans doute aidé une chanteuse de tessiture aiguë à s’imposer aussi bien, et même mieux, dans des emplois lyriques, voire dramatiques. Son endurance était peu commune, de même que l’était la variété de ses rôles (dans des tessitures parfois opposées) comme le fut aussi la durée de sa carrière, pour un soprano de ce type.

Un exploit sportif du plus haut niveau. A partir de 1944 Renée Doria a contribué à beaucoup d’émissions lyriques de la Radio Nationale et des radios étrangères. En 1948, alors qu’elle avait déjà mis à son répertoire les quatre personnages féminins des Contes d’Hoffmann, elle fut la poupée Olympia dans la première version enregistrée et insurpassée, de ces Contes. De 1949 à 1952, E.M.I.- Pathé-Marconi lui proposa de nombreux enregistrements, toujours en 78 tours. Malheureusement ses contrats l’empêchèrent souvent d’accepter. En 1953, à la Schola Cantorum, ce fut pour la firme Caecilia, un vaste programme de mélodies françaises : Gounod, Massenet, Debussy, Ravel, puis, sous divers labels et en versions anthologiques, Le Barbier de Séville, Les Pêcheurs de Perles, La Bohème,  Madame Butterfly, Les Noces de Jeannette, Les Huguenots, Lakmé.

En 1955, Renée Doria inaugura le catalogue lyrique de Philips France avec La Veuve Joyeuse, La Vie Parisienne (Grand Prix du Disque), Le Pays du Sourire et une sélection de Manon avec Alain Vanzo et Adrien Legros (1956). A partir de 1959, Renée Doria enregistra des intégrales : Rigoletto, avec Alain Vanzo;  Thaîs, avec Michel Sénéchal, Robert Massard, Gérard Serkoyan; Mireille avec Michel Sénéchal, Robert Massard, Solange Michel; Le Barbier de Séville avec Alain Vanzo, Robert Massard, Adrien Legros, Julien Giovanetti. Elle enregistra aussi, entre 1965 et 1975, une importante sélection d’airs d’opéra et d’opérettes, dont La Veuve Joyeuse, Le Pays du Sourire, La Chauve-souris, Le Baron Tzigane…

Et puis ce fut en 1978, en première mondiale, l’intégrale de la Sapho de Massenet.. N’oublions pas aussi une curiosité : l’Hymne à Apollon (4ème siècle avant Jésus-Christ), restauré par l’helléniste Salomon Reinach et harmonisé par Fauré. Emile Vuillermoz avait tenu à ce que cette musique si complexe nous fût restituée par sa voix. En 1980, pour Music-Memoria un programme d’opéra-comique français. En 1993, Renée Doria enregistre une dernière gerbe de mélodies, en particulier Nuit d’étoiles du jeune Debussy, dont l’historiographe et ami, Léon Vallas, voyait en elle l’interprète idéale. En 2010, OPERA NEWS, la revue du Metropolitan Opera, a consacré à Renée Doria une interview sur sa longue carrière.

Depuis 2009 Renée Doria est présidente d’honneur de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza.

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Concours international de chant Mario Lanza 2011

septembre 28th, 2011 par Alain Fauquier


Le 50ème et prestigieux concours international de chant Mario Lanza, organisé depuis 1961 par The Mario Lanza Institute, aura lieu à Philadelphie les samedi 5 et dimanche 6 Novembre 2011.

Programme des deux jours:

Samedi 5 Novembre 2011

20h00: Dîner d’hommage à Mario Lanza au High Note Cafe de Philadelphie avec une présentation de clips vidéo de ses films, et une mise aux enchères d’objets rares ayant appartenu au ténor. Prix du dîner: 65 dollars par personne.

Dimanche 6 Novembre 2011

11h00: Réception des participants au Mario Lanza Institute and Museum, 712 Montrose street où une visite du musée sera possible avant la messe rituelle à l’église St. Mary Magdelan de Pazzi qui jouxte le musée.

The Mario Lanza Ball (Concours de chant avec diner de gala) aura lieu au Double Tree Hotel de Philadelphie situé sur l’Avenue des Arts, 237 South Broad Street, face à The Music Academy (Opéra de Philadelphie).

17h00: Cocktail de bienvenue suivi vers 18h du dîner dansant animé par le Tony Dee Orchestra, avant l’audition des lauréats.

Au cours de cette soirée, une vidéo de Mario Lanza sera présentée en commémoration du 60ème anniversaire de la première du film Le Grand Caruso.

Trois ténors : Viktor Antipenko, Luigi Boccia et Maurice El-Zein interpréteront arias et chansons.

Une vente aux enchères destinée, comme celle de la veille, à aider au financement du concours, sera organisée. Prix du dîner: 150 dollars par personne.

On peut réserver sa chambre au Double Tree hotel au prix de 139 dollars plus les taxes, par nuit. Pour réserver, appelez le 215-893-1600 avant le premier octobre en précisant que vous venez pour le Mario Lanza Ball.

Pour plus d’informations:

The Mario Lanza Institute
Téléphone: 215-238-9691

mariolanzamuseum@aol.com

www.mario-lanza-institute.org

ou

Opéra Club de Paris Mario Lanza

operaclub-mariolanza@hotmail.fr

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Concours International de Chant Mario Lanza 2010

janvier 19th, 2011 par Alain Fauquier


De Marcel AZENCOT

Le 6 novembre 2010 s’est tenu le 49ème Concours International de Chant Mario Lanza organisé à Philadelphie (États Unis) par le Mario Lanza Institute.

L’Opéra Club de Paris- Mario Lanza était représenté comme chaque année depuis 2006, année où le Concours était co-présidé par Licia Albanese et Elaine Malbin.

La veille, soit vendredi 5 novembre 2010, plusieurs dizaines de personnes se retrouvèrent pour dîner, comme en 2009, dans un Restaurant italien de Bel Canto,  le  » HIGH NOTE CAFÉ », aux murs couverts de photographies de toutes les gloires de l’Opéra, photos dédicacées pour nombre d’entre elles, puisque le passage dans ce restaurant (et un autre, le VICTOR’S CAFÉ) est une des deux « escales » musicales obligées de tout chanteur ( y compris de Frank Sinatra etc…) en visite à Philadelphie.

Les photos et affiches de Mario Lanza étaient partout sur les murs, à côté de celles de Caruso, Lauri-Volpi, Tita Ruffo, Gigli, Schipa, Placido Domingo, Pavarotti etc…

La soirée fut animée par un pianiste et un virtuose accordéoniste italien, (extraordinairement émouvant dans son jeu, son physique, tête de lion aux cheveux gris), qui accompagnèrent les « serveurs » chantants, y compris le patron, ténor impressionnant et très applaudi, de même qu’une superbe soprano, elle aussi serveuse et quasiment sosie de la cantatrice américaine Barbara Hendricks ! (en 2009, la soirée avait été animée par les ténors Caranza (Caruso et Lanza) et Giuseppe Taormina).

Elaine Malbin vient à notre table et nous dit qu’elle espère venir à Paris en 2011 et qu’elle nous fera signe !

Puis, vient dîner avec nous une jeune journaliste représentant un journal de Philadelphie, frappée par le phénomène de la persistance du mythe Mario Lanza et que son journal a envoyée faire un article sur ce ténor mort si jeune il y a si longtemps (surtout pour une jeune femme dans la trentaine) ! Elle est adorable et pose question sur question, prend des notes, (que nous essaierons de nous procurer et de publier sur notre site et dans nos pages en anglais…car nous avons des pages en anglais aussi !).

Pour 2010, le Concours a eu 89 candidats dont après éliminatoires le jury a retenu quatre finalistes (tous pensionnaires du prestigieux Curtis Institute of Music, de Philadelphie, Voir nos photographies, la place Léopold Stokowski, du nom de l’illustre chef d’orchestre).

Le Concours se tient au Symphony Hall du Double Tree Hotel, sur Broad Street (Avenue of The Arts), face à la National Academy Of Music (Opéra de Philadelphie), sur l’autre trottoir.

La soirée – habillée -commença par un cocktail dans un des salons de l’hôtel, puis se poursuivit dans le vaste Symphony Hall, où se tint le repas de gala, animé par un orchestre de jazz.

Tout le monde se leva pour entendre, dans le silence, l’Hymne national américain, suivi par « I’ll Walk With God » (« Je Marcherai avec Dieu ») chanté par Mario Lanza dans un silence tout aussi recueilli. Cette voix montait, chaude, grave, voix de prière, la voix d’un homme vivant, présent, actuel, et dès la fin du chant ce furent des applaudissements, les visages étaient émus.

Elaine Malbin, Présidente du jury, et hôtesse de la soirée, se leva de la Tribune officielle pour présenter les quatre finalistes, Elaine Malbin, découverte à 14 ans par Richard Tauber, et qui a chanté à 19 ans avec Mario Lanza pour RCA les enregistrements de Madame Butterfly (« Stolta paura… ») et de la Traviata (notamment le « Libiamo »):

Julian Arsenault, Bariton, américain,

Diego Silva, Ténor, mexicain

Ashley Thouret, soprano, américain

John Viscardi, ténor, américain.

Le programme fut le suivant:

« Toreador Song », de Carmen (Bizet), par Julian Arsenault, Bariton,

« Salut, Demeure chaste et pure » de Faust (Gounod), par John Viscardi, Ténor,

« Si mi chiamamo Mimi », de la Bohème (Puccini), Ashley Thouret,

« Lamento di Frederico », de l’Arlesiana (Cilea), Diego Silva,

« Non t’amo piu »  (FP Tosti), Julian Arsenault

« L’Ultima Canzone » (FP Tosti), John Viscardi

« I Could Have Danced All Night » (Loewe), Ashley Thouret

« Dein ist mein ganzes herz » (F Lehar), Diego Silva

Les finalistes étaient accompagnés au piano Steinway par le fidèle Luke Housner, grande silhouette souriante d’intellectuel à lunettes, qui encourageait les candidats avec gentillesse et dîna ensuite à leur table.

Les quatre finalistes étaient remarquables et, pendant le dîner, les paris étaient ouverts dans le public sur le résultat du concours, pendant que le jury se retirait pour délibérer.

Elaine Malbin, avant d’annoncer le résultat,déclara: « Vous avez tous gagné ce soir, puisque vous êtes tous quatre déjà lauréats ! »

Le premier prix alla à John Viscardi, le second à Julian Arsenaut, le troisième à Diego Silva, le quatrième à Ashley Thouret, qui avait fini son concours par des notes étourdissantes.

Les quatre candidats étaient ravis et avaient chanté détendus, dans l’atmosphère amicale et presque familiale de cette soirée. Puis il y eut bal, avec l’orchestre qui animait la soirée et les finalistes dansèrent jusqu’à l’épuisement sur des airs de rockn’roll, ils posèrent pour l’Opéra Club de Paris – Mario Lanza (voir les photographies) et nous discutâmes avec eux de Mario Lanza, qu’ils admiraient énormément, et de notre Opéra club, dont on leur donna les cartes et les références de notre site internet.

Avec Diego Silva, Marcel Azencot parla du grand ténor mexicain Ramon Vargas et du miracle de l’émotion chez certains artistes, très rares, comme Lanza, et le jeune et beau Diego Silva fit l’aveu de son émotion à l’écoute de Mario Lanza.

Ensuite, le ténor Andrew Owens, artiste invité, se produisit et enchanta le public par son interprétation de magnifiques grands standards d’opéra et de mélodies de Tosti (le lendemain, dimanche matin, il chanta, selon l’usage pluri-décennal, maintenant, l’Ave Maria de Schubert, durant la messe célébrée à l’Eglise Santa Magdalen Dei Pazzi, (où Mario Lanza, adolescent, l’avait lui-même chanté, et où son cercueil fut exposé, de retour d’Italie où il était mort, et avant ses troisièmes obsèques et son enterrement en Californie …).

Le lendemain,  après la messe à Saint Magdalena dei Pazzi, invitation au Musée Mario Lanza, au pied de l’Eglise, sur Montrose Street, achats de disques, photographies de nombreux de documents, achats de dollars (réels) à l’effigie de Lanza.

Puis promenade et photographies au quartier italien, et devant la maison de la naissance de Mario Lanza, et d’une nouvelle peinture murale (spécialité de la ville de Philadelphie) retraçant l’histoire des immigrants italiens en Amérique, et dans ce grand cercle peint présentant diverses images, un navire entrant au port de New York, le visage de Mario Lanza jeune, avant sa gloire, visage poupin, coiffure non encore hollywoodienne… (V. la photographie).

Cela m’a rappelé un CD de Andrea Bocelli « (Viaggio Italiano »), où ce dernier évoque l’émigration italienne, ces populations, la pauvreté qui contraignait à s’exiler, la nouvelle vie de ces émigrants, leurs grands noms, fierté de l’Italie et fierté de l’Amérique, et il cite, avec d’autres, Mario Lanza, comme exemple de ces sujets de fierté: « le mythe romantique et passionnel du ténor italien s’est développé au delà de sa terre d’origine et a enregistré plusieurs personnalités charismatiques qui ont fasciné des générations entières: Enrico Caruso, Beniamino Gigli, Mario Lanza, Franco Corelli, jusqu’à Luciano Pavarotti aujourd’hui ».

L’Italie reconnaît ses enfants par delà les mers…

Marcel AZENCOT

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Concours international de chant Mario Lanza 2010

juillet 16th, 2010 par Alain Fauquier


Le prochain et 49ème Concours international de chant Mario Lanza, organisé chaque année depuis 1961 par l’Institut Mario Lanza (The Mario Lanza Institute), aura lieu à Philadelphie les vendredi 5 et samedi 6 Novembre 2010.

Vendredi 5 Novembre 2010 à 20h00

Dîner en hommage à Mario Lanza au High Note Cafe de Philadelphie avec la participation du ténor Andrew Owens. Présentation de clips vidéo de Mario Lanza, et, comme chaque année des objets rares ayant appartenu au chanteur seront mis au enchères. Prix du dîner: 65 dollars par personne.

Samedi 6 Novembre 2010

Concours de chant Mario Lanza (Mario Lanza Ball) au Double Tree Hotel de Philadelphie situé sur l’Avenue des Arts, face à la Music Academy (Opéra de Philadelphie).

Cocktail de bienvenue à 17h00, suivi à 18h00 par un dîner dansant animé par Tony Dee et son orchestre, avant l’audition des lauréats.

Le ténor Cody Austin, lauréat du concours de chant 2007 interprétera quelques chansons et arias. Un clip vidéo de Mario Lanza sera présenté; il sera suivi d’objets mis aux enchères pour aider au financement du concours. Prix du dîner: 150 dollars par personne.

Samedi 7 Novembre 2010

Réception des participants à 11h00 au Mario Lanza Museum, 712 Montrose street, suivi par une messe à l’Eglise St. Mary Magdalen de Pazzi (l’Eglise jouxte le Musée).

On peut dès à présent réserver sa chambre au Double Tree hotel au prix de 139 dollars plus les taxes, par nuit. Pour réserver, appelez le 215-893-1600 en précisant que vous venez pour le Mario Lanza Ball.

Rappelons que deux grandes stars actuelles de l’opéra: le ténor péruvien Juan Diego Florez et la mezzo-soprano américaine, Joyce DiDonato, qui a triomphé en Juin 2010 à l’Opéra de Paris dans le rôle-titre de La Dame du Lac de Rossini, sous la direction de Roberto Abbado, sont tous deux des lauréats de ce prestigieux concours international de chant.

(D’après nos recherches dans les Archives de l’Institut Mario Lanza, à Philadelphie, Juan Diego Florez a été deux fois 2ème prix en 1994 et 1995; Joyce DiDonato: 2ème prix en 1994 et 1er prix en 1995).

Pour plus d’informations:

The Mario Lanza Institute
Téléphone: 215-238-9691

mariolanzamuseum@aol.com

www.mario-lanza-institute.org

ou

Opéra Club de Paris Mario Lanza

operaclub-mariolanza@hotmail.fr


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Opéra Magazine commémore la disparition de Mario Lanza

avril 10th, 2010 par Alain Fauquier


Abonné à Opéra Magazine, l’Opéra Club de Paris Mario Lanza avait écrit au Magazine pour lui rappeler le Cinquantenaire de la mort de Mario Lanza.

Le rappel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et le N°44 d’octobre 2009, a commémoré, juste dans le mois du Cinquantenaire, le tragique évènement, en page 6 sous la rubrique « On en parle » et sous le titre « IL Y A CINQUANTE ANS DISPARAISSAIT MARIO LANZA », le tout agrémenté d’une belle et fidèle photographie où le regard de l’artiste se perd un peu dans le vague.

Le texte de l’article est le suivant:

« Le ténor américain d’origine italienne, né le 31 janvier 1921 à Philadelphie, s’est éteint à Rome il y a très exactement un demi-siècle, à seulement 38 ans. Découvert par le chef Serge Koussevitsky, il fait ses débuts au Festival de Tanglewood à l’âge de 20 ans. Un concert à Los Angeles en 1947 décide de son destin. Le producteur Louis B Mayer, patron de la toute puissante MGM, lui propose un contrat en or à Hollywood. Entre films à succès (dont le fameux « The Great Caruso » en 1951) et disques se vendant par millions, il trouve quand même le temps de donner de nombreux concerts devant des milliers de spectateurs en délire (soixante seize mille au Grant Park de Chicago !).

Presque rien à la scène, en revanche, ce que l’on peut regretter. D’après ce que l’on entend par ses nombreux récitals, Mario Lanza y aurait sans doute fait une grande carrière ».

Il faut saluer Opéra Magazine pour son article, même si l’on peut toujours trouver trop court un article sur un artiste du calibre de Mario Lanza, mais en peu de mots beaucoup de choses y sont dites: la jeunesse de Lanza et sa très courte  vie, ses immenses triomphes et les foules en délire qui venaient l’écouter, le « fameux » film « Le Grand Caruso », qui devait décider de la carrière de tant d’artistes par la suite, (Placido Domingo, Carréras,  Pavarotti, Alagna – qui en fait des gorges chaudes dans son livre « Je ne suis pas le fruit du hasard », chez Grasset – , Joseph Calleja etc…), ses nombreux concerts, et enfin le regret que dans tout ce tourbillon Mario Lanza n’ait pas pu faire une carrière parallèle à l’Opéra, « sur la scène », où ce comédien né aurait pu donner encore plus toute son immense mesure.

Mais c’est ainsi, il ne faut pas se lamenter sur ce qui aurait pu être mais remercier le Ciel et l’artiste de ce qui a été et de ce que jeune homme d’exception nous a donné.

Marcel AZENCOT

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Hommages du Cinquantenaire

août 6th, 2009 par Marcel Azencot


En 2009, pour le Cinquantenaire de la mort de Mario Lanza, de très nombreux hommages lui ont été rendus principalement sous forme de concerts dans lesquels les chanteurs ont interprété ses plus célèbres chansons et airs d’opéra favoris:

Le 31 janvier 2009 un premier concert lui fut dédié à l’Opéra de Fresno (Californie), par les ténors Eduardo Villa, Antonio Nagore et Gerard Powers.

Un second concert a eu lieu le 10 avril au Carnegie Hall (New York), avec les ténors : Aaron Caruso, David Gvinianidze et Alejandro Olmedo.

(Photo Bob Dolfi, Lanza Legend)

En juin 2009, ARTE a rediffusé le film de la BBC réalisé par Mark Kidel, Mario Lanza, « Un grand ténor à Hollywood » (en anglais, « Mario Lanza, Singing To The Gods »).

Le 20 juillet un autre concert a eu lieu à Pistoïa (Italie), avec la soprano Brunella Carrari et le ténor Edgardo Rocha.

Le 8 août à Saint Pierre Park de Montréal (Canada), le ténor Manrico Tedeschi dédia à la mémoire du « Grand Mario Lanza » un mémorable concert.

Les 8, 14 et 16 août 2009 à Filignano (Italie) s’est tenu le « 13ème Festival international de chant en hommage à Mario Lanza ».

Le 2 octobre, le ténor Aaron Caruso et ses amis, la soprano Christina Luna, les ténors Elio Scaccio, Frank Tenaglia, Sam Vitale, Dominic Mantuano donnèrent un second concert à guichets fermés au Carnegie Hall de New York. Accompagnés au piano par George Poppe, ils interprétèrent des airs du répertoire de Mario Lanza:  « With A Song In My Heart », « If I Loved You », « Because You’re Mine », « Parlami d’Amore Mariu », « For You Alone », « Granada », « Because », « Recondita armonia », « Serenade » (Le Prince Etudiant), « I’ll Walk With God », « They Didn’t Believe Me », « Funiculi Funicula », « O Sole Mio »… Ralph Marcarelli oeuvrait en Maître de cérémonie.

Le samedi 3 octobre 2009, Martin Bourke a donné au « Kilrush Golf Club » (Irlande), une conférence en hommage à Mario Lanza.

Le 3 octobre un concert à la mémoire de Mario Lanza et de son fils Damon Lanza, disparu le 16 août 2008, a eu lieu dans le Music Hall du Snug Harbor Cultural Arts Center de New York (Staten Island)  avec les ténors Aaron Caruso, Frank Tenaglia, Dominic Mantuano, la soprano japonaise Yuriko Nonaka et le célèbre crooner Al Martino, ami de Mario Lanza, qui décédera peu de temps après, le 13 octobre 2009, 8 jours après son 82ème anniversaire. Les prestations de ces grands artistes furent saluées par des standing ovations. Le Richmond County Orchestra était conduit par le Maestro Alan Aurelia.

Le ténor Mark Janicello donna quatre concerts intitulés « Be My Love » en Autriche et Allemagne:

- Le 4 octobre au Vienna’s English Theater

- Le 7 octobre au Sternbräu Sterntheater de Salzburg,

- Le 16 octobre au Gloria Theater de Vienne

- Le 19 octobre au Komödie im.

Le 7 octobre, les ténors David Gvinianidze, Alejandro Olmeda et George Gayvoronskiy ont donné un concert en Russie.

L’Ecosse a donné trois concerts d’hommage intitulés « The Loveliest Night Of The Year » sous la présidence d’honneur d’Ellisa Bregman-Lanza, avec la participation du ténor Sean Costello et la soprano Sandra Oman. Le Slovak Festival Orchestra était placé sous la direction de Vladimir Jablokov:

- le 6 octobre à l’Opéra de Cork,

- le 7 octobre à l’Université de Limerick,

- Le 8 octobre au National Concert Hall de Dublin.

Philadelphie a aussi organisé, comme elle le fait depuis 1963, le Concours international de chant Mario Lanza, le 1er novembre 2009, avec la participation du ténor Giuseppe Taormina, au Double Tree Hotel (face à l’Académie Nationale de Musique). Cette soirée a été précédée, le 31 octobre, d’une réunion amicale et d’un dîner au High Note Café (où se retrouvent des amateurs d’opéra) sur la 13ème et Tasker Street.

Du 18 au 21 Septembre 2009, l’association Friends of Mario Lanza, de la ville de Rugby (Angleterre) ont organisés dans les salons du Woodville Hotel plusieurs soirées d’hommage à Mario Lanza.

Toujours en septembre, le 23 à 14 heures, l’Association Belge des Amis de Mario Lanza a organisé une conférence avec projection d’extraits de films à l’Hotel Notelaer, à Bornem (près de Bruxelles).

Les 9, 10 et 11 octobre 2009, à Stratford-upon-Avon, la British Mario Lanza Society (Présidente Ellisa Lanza-Bregmann et Président d’honneur, Monsieur José Carreras) a organisé une manifestation d’hommage avec la participation du ténor Gian Luca Terranova.

Le 1er novembre 2009, Michael A. Nutter, Maire de Philadelphie, a lui aussi honoré Mario Lanza, pour  avoir été l’Ambassadeur de l’Opéra et de la Musique dans le monde et pour la formidable  inspiration qu’il représente pour des générations de chanteurs.

Le 12 décembre à l’Opéra de Colombus (Ohio, États-Unis), les ténors Eduardo Villa, Randolph Locke et Gerard Powers ont donné un nouveau concert pour célébrer Mario Lanza.

Dame Kiri Te Kanawa la grande Diva néo-zélandaise, anoblie par la Reine Elizabeth II, a présenté le 12 octobre 2009 à la BBC une  émission d’hommage à Mario Lanza.

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza a débuté un cycles de conférences intitulées « Mario Lanza, Ténor de légende » – illustrées d’interprétations par Lanza et d’autres grands ténors qu’il admirait – : une première conférence a eu lieu le 20 juin 2009 pour l’assemblée générale de l’Association. Une seconde conférence a eu lieu à Lauris, dans le Lubéron, le 27 août 2009, à 18h30 par Jacques Rouchouse.

D’autres conférences auront lieu en 2010 à Paris et en province: Toulon, Rouen, Lyon, Angers… Les dates seront communiquées sur le site ultérieurement.

Pour commémorer le Cinquantenaire de la disparition de Mario Lanza,
l’Opéra Club de Paris a  élaboré une compilation
Hommage du cinquantenaire
(23 titres inoubliables interprétés par Mario Lanza).
Ce CD digitalisé est offert pour toute adhésion à l’association.
Il est aussi offert pour tout don égal ou supérieur à 50 euros
effectué en faveur de l’association pour l’aider à développer ses activités lyriques
et à réaliser son projet de Concours de chant Mario Lanza à Paris en 2011.

La première biographie en français consacrée à Mario Lanza, par Marcel Azencot et Alain Fauquier (300 pages/80 photos) est achevée. Les auteurs sont actuellement à la recherche d’un éditeur. La date de parution de cette biographie intitulée Mario Lanza, Ténor de Légende sera communiquée ultérieurement.

Nouveaux hommages en 2010:

Le 14 mars 2010 au Kursaal d’Ostende, le ténor italo-suisse Livio Gabrielli a donné un concert en hommage à Mario Lanza.

En Avril 2010, Peter Nero a présenté avec de nombreux chanteurs et le Philly Pops orchestra, la vie du Grand Mario Lanza. Un magnifique spectacle musical auquel ont participé 4 ténors.

Des critiques d’Art lyrique, très sûrs de leur jugement, avaient affirmé en 1950, que Mario Lanza serait vite oublié. Ils montrent 50 ans plus tard la limite de leur expertise. Un professionnel comme le baryton Lawrence Tibbett, avait, lui, un jugement bien différent puisqu’il avait avait prédit en 1959 : « Dans 50 ans le monde reconnaitra en Mario Lanza le grand artiste qu’il était ».

Fait unique dans les annales du Bel Canto, la popularité de Mario Lanza se développe de façon constante depuis un demi-siècle. On ne compte plus aujourd’hui les sites internet qui lui sont dédiés ainsi que les hommages qui lui sont régulièrement rendus par des artistes du monde entier. Sa popularité entraine même celle des des autres artistes de son temps et d’aujourd’hui. Lanza est de plus en plus associé dans des duos virtuels, à Caruso, Corelli, Bjoerling, Callas… Domingo, Pavarotti, Carreras…

Mario Lanza chanta l’opéra comme personne, bien qu’il ne chantât pratiquement pas à l’opéra, détourné très tôt des grandes scènes lyriques par Hollywood qui avait décelé son formidable potentiel et lui a offert des cachets astronomiques pour se l’attacher. De nombreux très grands chanteurs d’opéra ont chanté dans des films: Caruso, Schipa, John Mc Cormack, Tauber, Lauri-Volpi, Gigli, Tagliavini, Del Monaco… , y compris Pavarotti, mais aucun n’a eu le succès de Mario Lanza et leurs films sont oubliés.

Pour le Maestro Zubin Mehta, qui a notamment dirigé les « Trois Ténors » dans de nombreux concerts, « La voix de Mario Lanza est un vrai bonheur pour l’Opéra ».

Duo du tombeau (Aïda), avec Dorothy Kirsten
Film MGM: Le Grand Caruso, 1951

Cinquante ans après sa mort la « magie » de MARIO LANZA est toujours intacte!

Marcel AZENCOT et Alain FAUQUIER

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1er et 2 Novembre 2008 Concours Mario Lanza

janvier 25th, 2009 par Marcel Azencot


1er et 2 novembre 2008 à Philadelphie, quelques jours avant les élections présidentielles américaines, ambiance Obama partout.

C’était, pour les quatre français qui avaient fait le déplacement, le nouveau rendez-vous avec le chant, le 47ème Concours de chant lyrique Mario Lanza.

Nous étions arrivés de France la veille dans l’après midi et avions dîné au Victor Café, vieux restaurant qui est une institution de la ville depuis le début du 20ème siècle comme lieu du Bel Canto. Nappes à carreaux rouges et blancs, ambiance italienne, murs recouverts de photographies, dont beaucoup dédicacées, des gloires de l’opéra italien, hommes et femmes, Rosa Ponselle, Renata Tébaldi, Licia Albanese, Tita Ruffo, Enrico Caruso, Aureliano Pertile, Giovanni Martinelli, Beniamino Gigli, Giacomo Lauri-Volpi, Ezio Pinza, Franco Corelli, Mario Lanza. etc…

Cette visite est, en quelque sorte, obligée, et Roberto Alagna dans son autobiographie « Je ne suis pas le fruit du hasard » (Grasset, Paris 2007), rappelle qu’avant de passer le Concours présidé par Pavarotti à Philadelphie, il commença, la veille et aussitôt arrivé de France, par voir la maison où est né Mario Lanza, au 636 Christian Street, au coeur de Little Italy, avant d’aller dîner dans ce même restaurant où les serveurs sont des étudiants d’écoles de musique et de chant.

Nous étions donc à table au Victor Café avec Alain et Maryvonne Sabarly, l’équipe française, et un couple américain de New York et enfin notre ami Takeo Hayano venu de Tokyo accompagné d’une jeune et souriante flûtiste classique, Miss Eiko Watanabe.

Ce soir là, grand calme au restaurant, assez peu de monde, grand froid dehors. Deux jeunes serveurs, ténors, chantent « Una furtiva lagrima », (Donizetti), E lucevan le Stelle (Puccini) , Il mio Tesoro intanto (Mozart).

Le lendemain matin, nous passons au Kimmel Center, face à l’hôtel et contigüe à l’Opéra.

Le Kimmel Center abrite, dans ses multiples auditoriums et salles diverses, notamment le prestigieux Orchestre Philharmonique de Philadelphie, qui eut pour chefs Leopold Stokowski, Eugene Ormandy (et aujourd’hui Charles Dutoit). Nous assistons à un concert gratuit de musique argentine dans la grande agora sous verre du Kimmel Center: un célèbre joueur de bandonéon, sorte de grand Ionesco triste, interprète, accompagné d’un guitariste, des grands airs d’Argentine, dont d’immortels tangos, et l’on s’attend à entendre la voix de Carlos Gardel venir nous parler de solitude.

Puis nous faisons des achats de disques d’opéra dans la boutique du Kimmel.

Nous continuons par la visite au Mario Lanza Museum, dans Montrose Street, quartier Italien à environ vingt minutes de marche. Là photographies avec nos amis Brian Beacock, venu de Londres avec son amie Sylvia, puis Bill Ronayne, Président de la New York Mario Lanza Society, Jeanette Frese omni présente et discrète trésorière, des amis venus de Boston, et beaucoup de visiteurs, qui dégustent café et gâteaux pour se réchauffer.

On déjeunera dans Little Italy, puis le soir, repas de Pré Ball, veille de la finale du concours de chant, dans le Symphony Hall du Double Tree Hotel, face à l’Académie Nationale de Musique (Opéra de Philadelphie) actuellement en cours de réfection.

Le Pre Ball était endeuillé par le décès brutal de Damon Lanza le 16 août 2008, en Californie.

Sa chaleureuse et haute présence manquait à tous.

Après un discours d’hommage à Damon par sa soeur Ellisa Lanza Bregmann, aujourd’hui seule survivante des enfants Lanza, les artistes invités chantèrent leur propres hommages, Sam Vitale, ténor, qui l’année passée avait co-animé la soirée avec beaucoup verve et de joie avec Aaron Caruso et Dominic Mantuano, apparut très touché et chanta l’Ave Maria de Schubert, la voix étranglée d’émotion. Puis Raffaella Lo Castro chanta « Somewhere » (« Quelque part »), extrait de West Side Story: l’allusion était claire et les yeux graves et humides.

On pouvait mesurer une fois de plus quel immense vide laissait le modeste et chaleureux Damon. Heureusement Takeo Hayano, venu de Tokyo, était accompagné cette année d’une jeune flutiste, Mademoiselle Eiko Watanabe, gracieuse liane souriante, qui monta sur le podium interpréter… des airs de jazz et des compositions personnelles, puis « Vieni sul mar ».

Se joignit à elle un remarquable accordéoniste, l’élégant Mario Balestra, beau visage triste et souriant d’homme âgé, visage sombre et buriné surmonté de cheveux argentés, venu rendre hommage à Mario Lanza.

La soirée du Pré Ball continua avec des grandes mélodies italiennes par Sam Vitale, puis Rafaella Lo Castro, belle mezzo brune, chanta et joua la scène de séduction de Dalila (« Mon coeur… ») de Samson et Dalila, de Camille Saint Saens, avant de revenir à notre table nous demander en clin d’oeil en anglais: « Comment était mon français »?.

En tous cas, nous, les français présents, étions fiers et émus d’entendre cette belle voix sombre et séduisante porter dans le Symphony Hall la parole française et l’opéra français et nous regrettions de ne pas l’entendre assez dans notre pays.

Sam Vitale chanta « because You’re Mine « et Raffaella Lo Castro interpréta « Memories » , de Cats, cependant que Mademoiselle Watanabe et Mario Balestra jouaient respectivement »Game Chasers » et « The Alley Cats ».

Après les repas et le concert , divers objets et memorabilia furent, comme à l’habitude, mis aux enchères l’argent recueilli contribuant à alimenter les oeuvres de la Fondation Mario Lanza (Bourses d’études de chant, notamment,)

La soirée se termina par l’interprétation de Mario Lanza dans « Nessun Dorma », extraite du concert au Hollywood Bowl, et par une ovation de tous les participants

Le lendemain, dimanche 2 novembre, messe à Santa Magdalena Dei Pazzi, l’église de Mario Lanza, où il fut enfant de choeur, où il chanta l’Ave Maria et où son corps, après ses premières funérailles à Rome, fut exposé pour un service religieux dans sa ville natale, avant l’ultime service et enterrement à Hollywood.

Ambiance italienne recueillie, pieuse et feutrée, dans une église lumineuses, aux fresques vives et colorées. Sam Vitale, près de l’organiste, en contrehaut, chante encore l’Ave Maria.

Puis collation amicale au Musée Mario Lanza; situé auprès de l’église, retrouvailles, les anglais aussi sont là, photographies, embrassades, Mary Papola, présidente de la Fondation et Jeanette Frese, trésorière, nous autorisent généreusement à utiliser tous documents, images, portraits, affiches, photographies, disponibles au Musée pour dire et raconter le grand ténor…

Vint la finale du Concours entre les quatre lauréats (sur 84 cette année).

La soirée de gala commença par un cocktail, l’animation musicale étant assurée par l’excellent « Tony Dee Orchestra ».

Puis avant le repas, les quatre finalistes nous furent présentés par Elaine Malbin, présidente du jury et maîtresse des cérémonies.

Cette ex enfant prodige du chant (aujourd’hui 75 ans) a été remarquée par le grand Richard Tauber, qui voulait l’emmener à Londres pour la former (sa mort prématurée en 1945 d’un cancer mit fin à l’aventure Tauber);

À 19 ans à peine, elle chante avec Mario Lanza le duo d’amour de « Madame Butterfly » pour l’enregistrement historique de RCA et son prestigieux label Red Seal, ainsi que le Brindisi de « La Traviata« . Elle déclinera l’offre du Met de New York au profit du New York City Opera, qui lui offre, bien que très jeune, des rôles importants, comme « La Traviata » avec Lawrence Tibbett.

Mais, dira-t-elle, tout cela serait comme effacé par son partenariat pour ces enregistrements avec Mario Lanza, dont elle évoque, rêveuse, la gentillesse de grand frère envers l’adolescente qu’elle était et que sa mère accompagnait au studio…

Récemment, elle a rencontré Carreras à l’opéra et quand elle s’est présentée à lui, il lui a dit: « Oui, oui, c’est vous qui avez chanté avec Mario Lanza » ! (on sait que, comme tous les grands ténors, José Carreras est grand admirateur de Mario Lanza et qu’il est président d’honneur de la Société Britannique des Amis de Mario Lanza, British Mario Lanza Society).

Elaine Malbin ouvre la soirée par l’Hymne américain, tout le monde se lève, les hommes ont la main droite sur le coeur, beaucoup d’allure et de solennité.

Puis présentation des candidats, trois sopranos et un jeune baryton.

Erin Sanzero ouvrit la soirée par « Salut à la France », de la Fille du Régiment », de Donizzetti, Jessica Cambio chanta le Final du premier acte de « La Traviata », David Krohn chanta le « Tanzlied » de l’Opera « Die Tote Stadt » (la Ville Morte) de Korngold, oeuvre en allemand, difficile et moins connue du public, dont on connait le magnifique improviso de ténor et de soprano.

Puis Jeanette Vecchione interpréta « Care Campagne », de « La Somnambula ».

La seconde partie, ouverte à des oeuvres de comédies musicales, commença par Mademoiselle Sanzero dans « Wishing you were somehow here », extrait du Fantôme de l’Opera », puis Mademoiselle Cambio dans « And this is my beloved », extrait de Kismet, Monsieur Krohn, dans « Some enchanted evening », de South Pacific,enfin Mademoiselle Vecchione dans « The Italian Street Song », de « Naughty Marietta ».

Il était difficile de départager ces finalistes, qui furent tous très applaudis de même que Luke Housner, pianiste et accompagnateur, qui fut non seulement excellent par lui-même mais apporta aux candidats un appui instrumental et moral de grande qualité.

Puis le dîner fut servi et le Bal commença, avec le Tony Dee Orchestra, avec des interruptions pour entendre le magnifique discours ému du producteur de radio et télévision Jim Thompson, par ailleurs fondateur et animateur de l’émission « Mario Lanza and Friends », à la fois émission et site internet dont le siège est dans le Connecticut (à ce propos, on est toujours surpris de sentir et voir l’émotion de ceux qui parlent de Lanza, comme un ami ou frère qu’ils viennent de perdre, alors qu’il est mort en 1959 et qu’ils ne l’ont jamais connu personnellement…ces gorges qui se nouent, ces yeux qui s’embuent. Mystère, n’est ce pas…)

Des clips vidéo et des extraits de films de Mario Lanza furent ensuite projetés, et l’on évoqua le cinquantème anniversaire de la mort de Mario Lanza à Rome en 1959, et la possible édition d’un CD spécial par SONY BMG (RCA VICTOR).

Puis on donne le Duo de « Madame Butterfly » par Mario Lanza et Elaine Malbin. C’est alors que pour le final, Elaine Malbin se lève, écarte ostensiblement le micro et chante avec Mario Lanza, 57 après. La voix est magnifique (à 76 ans…) et la salle l’acclame debout (elle dira après, comme si elle nous avait fait une bonne blague: « Je me sentais en voix aujourd’hui ! »).

Enfin, le jury finit de délibérer.

Elaine Malbin prend la parole et dit en substance: « Ce classement n’est qu’indicatif. Il ne signifie rien pour la belle carrière que nous vous souhaitons. Prenez le classement de notre jury comme une indication de ce qu’il attendait, ce soir, plutôt que comme une appréciation absolue de ce que vous « valez ». « Un autre jour, ce même jury aurait peut-être jugé autrement. Pour nous, ce soir, vous avez tous gagné. »

Puis elle annonce les résultats.

Mademoiselle Jeanette Vecchione remporte le premier prix, Monsieur David Krohn le second , Mademoiselle Cambio le troisième et Mademoiselle Sanzero le quatrième prix.

Mademoiselle Vecchione remercie en interprétant la Scène de la Folie de « Lucia di Lamermoor ».

L’orchestre joua « God Bless America » repris par toute l’assistance et la soirée se termina par Mario Lanza chantant « Non ti scordar di me »;

On se retrouve ensuite en petit comité dans une suite du dernier étage de l’Hôtel Double Tree pour tirer, avec quelques organisateurs, les conclusions du 57ème Concours Annuel Mario Lanza et évoquer 2009, le cinquantième anniversaire de la mort du ténor, et le nécessaire renouvellement des générations, clef de l’avenir.

Marcel AZENCOT

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Préliminaires au Concours de chant Mario Lanza, Novembre 2008

novembre 4th, 2008 par Marcel Azencot


Philadelphie, 1er et 2 novembre 2008,

Encore un Concours de Chant lyrique Mario Lanza, le 47ème !

Le Concours et les retrouvailles annuelles des amis de Mario Lanza avec la musique et les belles et fraiches voix des finalistes, furent endeuillés par le décès brutal, ce 16 août 2008, de Damon Lanza, dernier et aîné des deux fils de Mario Lanza, parti à 55 ans, en Californie, 49 ans après son père Mario Lanza, mort le 7 octobre 1959 à Rome à l’âge de 38 ans.

Tous rendirent un hommage émouvant et mérité à Damon Lanza, tant l’homme était aimé (voir nos articles d’hommage en anglais et en français).

Nous étions quatre français à faire le voyage cette année, et à retrouver nos amis américains, japonais, anglais…

Notre court séjour a commencé, selon la tradition, au Victor Café, dans le quartier italien de Philadelphie, « South Phillie » (« Little Italy) : les serveurs de ce restaurant, fameux chez les amis de l’opéra, chantent des grands airs d’opéra entre les divers plats du service, comme au restaurant le Bel Canto à Paris et Neuilly.

En plus d’une vraie et bonne cuisine italienne, comme on en trouve aux États-Unis, le Victor Café est aussi la halte quasi obligée de grands chanteurs depuis le début du 20 ème siècle et leurs photographies et leurs noms recouvrent les murs du restaurant, de Caruso à Pavarotti, en passant par Tita Ruffo, Ezio Pinza, Mario Lanza (qui y allait dans sa jeunesse), Robert Merrill, Mario del Monaco, Licia Albanese etc…. Comme disent les américains, « Just name it … », « Dites seulement un nom » !

Nous avons retrouvé notre ami japonais, Takeo Hayano, éditeur d’art, accompagné d’une très jolie flutiste classique, compositrice de musique, qui a joué le lendemain, à la soirée préparatoire au Concours, dans le Salon « Symphony Hall » du Double Tree Hotel, situé face l’Opéra de Philadelphie et au fameux Kimmel Center.

Un couple d’amis américains, vrais amateurs d’opéra, était venu du New Jersey, et dinait avec nous au Victor Café.

Deux jeunes serveurs, ténors, nous ont interprété « Una furtiva lagrima », de l’Elixir d’amour, de Donizetti, puis de Don Giovanni, de Mozart, « Il Mio Tesoro intanto » (un jeune garçon de 20 ans, aux cheveux noirs bouclés, élève d’une école de musique du New Jersey, avec un timbre déjà chaud et rond, une belle maîtrise du souffle, un régal), puis de nouveau le ténor lyrique avec « E lucevan le Stelle », de Tosca , de Puccini.

Beaucoup d’applaudissements et de chaleur, puis nous avons discuté avec le jeune interprète de Mozart, de sa formation musicale, piano et chant, et de ses répétitions quotidiennes; je lui ai recommandé d’écouter son aria par Cesare Valletti, de même que « Dalla sua pace », et il s’empressa de l’écrire sur la carte de l’Opéra Club de Paris-Mario Lanza que je lui remis.

Le lendemain, second passage obligé, aux Grands Magasins Macy’s, près de l’Hôtel de Ville de Philadelphie surmonté de la statue de William Penn, non pour y faire du shopping, mais, musique oblige, pour voir et entendre le plus grand orgue symphonique du monde, Le Wanamaker Organ , du nom du milliardaire Sam Wanamaker, qui avait acheté cet orgue de 28 000 tubes, pour l’installer dans son magnifique Grand Magasin au hall classé, tout comme l’orgue, Monument Historique des États-Unis. Cet orgue sublime, dont les tubes dorés montent sur plusieurs étages du magasin, a été joué par rien moins que Marcel Dupré, et Nadia Boulanger, pour ne citer que deux grands français.

Nous sommes arrivés au Magasin en plein concert donné à la clientèle, qui applaudit les airs et se précipite pour visiter la console et le pupitre où officie Monsieur Rudy Lucente, organiste, qui reçut les visiteurs avec l’amabilité d’un ami et la compétence d’un conférencier et nous fit l’honneur de la visite et des explications sur cet instrument unique construit vers 1903 et régulièrement entretenu et modernisé (une extraordinaire électronique aide l’interprète) grâce à l’Association des Amis de l’Orgue Wanamaker.

Nous apprenons que le Magasin a été inauguré par le Président des Etats-Unis, Howard Taft, que l’Orchestre Philharmonique de Philadelphie vient y jouer à l’occasion de grands évènements, qu’il peut y avoir jusqu’à 15 000 personnes – debout – pour un concert, et que l’organiste se trouve aidé par un écran coulissant d’ordinateur installé sur la console, pour voir les indications du Chef d’orchestre. Il nous en fait la démonstration, autorise les photos et reprend le concert, des oeuvres classiques et des standards de « musicals » de Broadway, comme l’émouvant duo du « Violon sur le Toît », entre le laitier vieillissant Tevié, qui veut marier ses filles dans la Russie des pogroms, et sa femme Goldé (« Est-ce que tu m’aimes » ?)

Puis une étonnante rencontre dans ce Grand Magasin majestueux, qui fête ses 150 ans d’existence: nous devisons avec une vieille dame assise qui sirote son café (« D’où venez-vous? Ah la France ! », toutes ces banalités qui nous réchauffent toujours le coeur !), lorsqu’un jeune homme assis près de nous se mêle à la conversation, non sans s’excuser de son intrusion: » Vous venez de France pour le concours Mario Lanza » ? Il en est stupéfait, mais ajoute: « Je suis le Managing Director de l’Opéra de Philadelphie ».

On lui saute dessus et pendant une demi heure, nous parlons de Lanza et du Cinquantenaire prochain de sa mort, anniversaire qu’il ignorait et qui le conduit à s’interroger sur le moyen de commémorer dignement cet évènement musical à l’Opéra de Philadelphie, en espérant que l’importante rénovation, en cours, de l’Opéra sera achevée. Il prend la carte de l’Opéra Club de Paris-Mario Lanza et nous promet, c’est juré, de donner de ses prochaines nouvelles.

Troisième visite obligée, au Kimmel Center, qui abrite le prestigieux Orchestre Philharmoniqe de Philadelphie (chef actuel, Kent Nagano). Le Kimmel Center est à Philadelphie ce que le Lincoln Center est à New York, avec ses salles de concert et ses auditoriums, dont le Perelman Theater, l’immense Verizon Hall, où joue l’illustre Philarmonique (Leopold Stokowski, Eugene Ormandy…)

On arrive, dans ce magnifique bâtiment de bois rouge, acier et immense verrière en arche (qui semble avoir inspiré celle de l’Opéra de Lyon), en plein concert public et gratuit donné sur la grande Plaza sous verrière du Kimmel Center, par deux musiciens argentins, un guitariste et un célèbre interprète de bandonéon, Tito Castro, qui joue les airs mélancoliques et forts de son pays, des tangos, bien sûr, mais aussi des oeuvres tout aussi caractéristques de cette musique des tréfonds, sensuelle et grave, qui semble parler de l’essentiel, de la vie, de la mort, de l’amour, et que le public, jeunes et vieux, retraités et intellos américains, écoute avec respect et applaudit chaleureusement.

Puis, dans la boutique du Kimmel Center, on achètera deux livres avec CD et livrets d’opéra: Le Trouvère, de Verdi, avec Leontyne Price, Elena Obratsova, Franco Bonisolli (Alarmi, alarmi, alarmi, alaaaaarmiii !), Piero Capuccilli, Ruggero Raimondi, et le Philharmonique de Berlin avec Von Karajan; puis Tosca, de Puccini, Renata Scotto, Placido Domingo, Renato Bruson, le Philharmonia Orchestra, avec James Levine et le Ambrosian Opera Chorus, John Mac Carthy, Chef de Choeur.

Enfin, visite au Musée Mario Lanza, où nous retrouvons notamment Brian Beacoq venu d’Angleterre avec son amie Sylvia, Bill Ronayne, vice-président du Musée et Président de l’Association Friends of Mario Lanza de New York, et beaucoup de visiteurs, qui se promènent de photos en affiches et de Disques d’or en portraits ou en costumes de Lanza sous verre (Madame Butterfly etc…), d’effets personnels du Ténor, de lettres (du Président Truman, de Licia Albanese, de dirigeants de la Metro Goldwyn Mayer – qui avait Lanza sous contrat d’acteur de cinéma -, de l’inscription du jeune Lanza à l’École de perfectionnement de Tanglewood, dans les Berkshires, à l’initiative et sur l’invitation du Maestro Serge Koussevitsky, Chef du Boston Symphony, de passage à Philadelphie pour diriger un Opera.

Koussevitsky fut émerveillé lors d’une audition accordée à Lanza entre deux répétitions d’orchestre.

L’anecdote est rappelée par tous les biographes de Mario Lanza, le maestro organise un Festival d’été à Tanglewood, où le Boston Symphony prend ses quartiers d’été et perfectionne les stars de demain, Mario Lanza y est invité, tous frais payés, et il y rencontrera Leonard Bernstein, Beverly Sills, etc… et il chantera les Joyeuses Commères de Windsor, au Festival etc… et l’anecdote vient ajouter à la légende de l’artiste…

Les soirées Lanza eurent lieu les 1er novembre (Pré-concours et soirée lyrique) et 2 novembre (Concours et audition des 4 finalistes sur les 82 candidats de cette année.

On en rendra compte dans un très prochain article (2).

Marcel AZENCOT

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Concours International de Chant Mario Lanza 2008

mai 25th, 2008 par admin


 

Affiche

Le 47ème Concours international de chant Mario Lanza, organisé par The Mario Lanza Institute, se déroulera les 1er et 2 novembre 2008 à Philadelphie. Traditionnellement la première soirée, appelée “Pre-Ball”, réunit autour d’un sympathique buffet, dans une ambiance amicale, musicale, chaleureuse et festive, la famille, les amis et les admirateurs de Mario Lanza. Venus du monde entier, tous se retrouvent dans la joie pour rendre hommage année après année depuis 1961 à l’inoubliable ténor. La 2ème soirée, appelée “Ball”, est destinée à départager les lauréats du concours qui se produisent pendant le dîner. Cette cérémonie est fréquemment animée avec maestria par le ténor Dominic Mantuano. Elle est généralement présidée par les sopranos Elaine Malbin ou Licia Albanese et par Damon Lanza, fils de Mario Lanza.

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La prédiction de Tibbett

février 2nd, 2008 par Marcel Azencot


Le 7 octobre 1959, le grand ténor et acteur américain Mario Lanza s’éteignait brusquement à la clinique Valle Giulia à Rome, d’où il s’apprêtait à sortir après une cure d’amaigrissement.

Une phlébite persistante (une photo le montre, jambe surélevée et bandée) et une vie d’excès avaient eu raison de cet homme excessif de seulement 38 ans, qui laissait quatre enfants et une femme fragile qui ne devait lui survivre que 5 mois.

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Philadelphie, choses vues, choses éprouvées

janvier 12th, 2008 par Marcel Azencot


Philadelphie !Ville d’Amérique injustement méconnue.

Elle est pourtant le berceau de la Déclaration d’Indépendance Américaine en 1776, où se sont illustrés Benjamin Franklin, Thomas Jefferson , Alexander Hamilton et autres pères de la Constitution des Etats Unis. Ville des Quakers et des Amish («Witness», avec Harrison Ford), Ville d’Art, avec son immense Musée des Beaux Arts, son Musée Rodin, sa Fondation Barnes, et surtout ses théâtres, son Opéra (Académie Nationale de Musique), et l’immense Kimmel Center, bâtiment de verre et de bois foncé qui abrite plusieurs grands auditoriums, dont le Verizon Hall où se produit l’illustre Orchestre Philharmonique de Philadelphie, phalange mythique de Eugène Ormandy, sur la large et bien nommée Broad Street, baptisée Avenue of the Arts !

Plaque de Bronze pour Mario Lanza Lire la suite »

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Concours international de chant Mario Lanza à Philadelphie

janvier 12th, 2008 par Alain Fauquier


Du 1er au 5 Novembre 2007, trois Membres de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza, se sont rendus à Philadelphie pour assister au 46ème Gala annuel organisé par l’Institut Mario Lanza, présidé et animé par la dynamique et sympathique Mary Galanti Papola.

Les deux cérémonies, destinées à honorer la mémoire de Mario Lanza et à récompenser les meilleurs jeunes chanteurs d’opéra de la promotion Mario Lanza 2007, ont eu lieu les samedi 3 et dimanche 4 novembre. Elles étaient placées sous le patronage d’Elaine Malbin, soprano, et de Damon Lanza.

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