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Ecouter Mario Lanza

Leoncavallo : VESTI LA GIUBBA
Dicitencello Vuie
Verdi: OTELLO "Dio mi potevi"
Na sera e maggio
Serenade de Romberg
Leoncavallo: LA BOHEME
Giordano: ANDREA CHENIER














Vif succès du Concert Passion Bel Canto salle Rossini

novembre 7th, 2011 par Alain Fauquier


Le 15 décembre 2011

Le concert Passion Bel Canto, organisé le 14 décembre 2011 par l’Opéra Club de Paris Mario Lanza dans l’accueillante et confortable Salle Rossini de la Mairie du 9ème arrondissement, fut un beau concert et il a connu un vif succès.

Au programme: des grands airs d’opéra du répertoire italien et des mélodies napolitaines rendues célèbres par les plus grands artistes: Caruso, Gigli, Ponselle, Lanza, Tebaldi, Pavarotti et bien d’autres pour n’en citer que quelques uns. Le public s’est pressé nombreux, la salle (300 places) était pleine, pour entendre ces magnifiques arias et chansons, interprétés par les talentueux artistes lyriques de l’association.

Notons que ces professionnels du chant d’opéra sont tous venus bénévolement pour “enchanter” de leurs belles voix un public averti, amateur d’art lyrique.

La soirée était placée sous la présidence d’honneur de notre grande soprano française Madame Renée DORIA, de l’Opéra de Paris, qui adressa à l’issue du concert qui dura près de 2 heures, ravie et comblée, aux responsables de l’association, ses félicitations pour l’organisation de cet événement.

Monsieur Thierry CAZAUX, Conseiller d’arrondissement délégué au patrimoine et à la culture à la Mairie du 9ème, prononça quelques mots d’accueil en début de spectacle et resta toute la soirée.

Les prestations de tous les intervenants, chanteurs et musiciens, furent saluées par des applaudissements sincères et nourris, et le public comblé quitta la salle dans la bonne humeur, certaines personnes sifflotant ou fredonnant comme nous avons pu l’entendre, “La donna è mobilé” ou “O Sole Mio”. D’autres demanderont la date du prochain concert.

N’oublions pas le présentateur, Jean KRIFF, véritable “chef d’orchestre” qui anima la soirée avec humour et esprit, le tout dominé par une parfaite connaissance de l’opéra et de la musique. Un grand professionnel à qui le public décerna de très nombreux applaudissements.

Ce concert ayant été filmé nous en insérerons prochainement quelques extraits sur le site.

Les chanteurs:

Carlo CIABRINI, ténor
Dorothée PERREAU, soprano
Hyalmar MITROTTI, baryton-basse
Liliana SALLUSTIO, soprano invitée

Les musiciens:

Emmanuel BELLANGER, piano et violoncelle
Franz MICHEL, piano (invité)

Présentateur:

Jean KRIFF

PROGRAMME

Ah ! non credea mirarti : LA SONNAMBULA, Acte II (Bellini) par Dorothée PERREAU

Notturno (Bellini) par Emmanuel BELLANGER au violoncelle et Franz MICHEL au piano

Ella giammai m’amo : DON CARLO, Acte IV (Verdi) par Hyalmar MITROTTI

E lucevan le stelle : TOSCA, Acte III (Puccini) par Carlo CIABRINI

O Mio Babbino Caro : GIANNI SCHICCHI (Puccini) par Dorothée PERREAU

Un ignoto, tre lune : I MASNADIERI, Acte III (Verdi) par Hyalmar MITROTTI

Vesti la giubba : I PAGLIACCI, Acte 1 (Leoncavallo) par Carlo CIABRINI

E Susanna non vien ! : LE NOZZE DI FIGARO, Acte III (Mozart) par Dorothée PERREAU

La donna è mobile : RIGOLETTO, Acte III (Verdi) par Carlo CIABRINI

Lungi dal caro bene : GIULIO SABINO, (Sarti) par Liliana SALLUSTIO

Un bel di vedremo : MADAMA BUTTERFLY, Acte II (Puccini) par Liliana SALLUSTIO

“Norma” (Bellini) – Thème et variations pour piano de Louise Farenc par Emmanuel BELLANGER

Non t’amo più (Tosti) par Hyalmar MITROTTI

O Sole Mio (Di Capua) par Carlo CIABRINI

I’ te vurria vasà (Di Capua) par Liliana SALLUSTIO

La Calunnia : IL BARBIERE DI SEVIGLIA, Acte 1(Rossini) par Hyalmar MITROTTI

Marechiare (Tosti) par Liliana SALLUSTIO

Santa Lucia (Cottrau) par Liliana SALLUSTIO

En savoir plus sur les interprètes :

Carlo CIABRINI
Ténor d’origine Corse, Carlo Ciabrini chante tous les rôles du répertoire italien et français: Rigoletto, Tosca, Traviata, Faust, Werther… Après avoir étudié le chant à l’âge de 19 ans avec la soprano
Renée Doria puis avec le ténor Umberto Valdarnini, Carlo Ciabrini fréquentera les ténors Giacomo Lauri-Volpi, Gianni Raimondi et Carlo Bergonzi qui lui prodigueront leurs ultimes et précieux conseils. Carlo Ciabrini s’est produit à Paris, en province et en Italie avant d’être engagé pour plusieurs saisons comme premier ténor par l’Opéra National de Bucarest. Depuis ces dernières années Carlo Ciabrini participe, aux côtés de Gabriel Bacquier, d’Andréa Guiot et de Michèle Command, au jury du Festival international de chant lyrique de Canari (Haute-Corse). Il se consacre aujourd’hui à l’enseignement du chant d’opéra et collabore à la société MALIBRAN-MUSIC dont son épouse est la directrice.

Dorothée PERREAU
Dorothée Perreau découvre les premières joies du chant dès l’âge de 5 ans dans les chorales « A Cœur Joie » de Lyon. En 1980, elle rentre au Conservatoire National de Région de Lyon en formation musicale et en flûte traversière, dans la classe de Paule Riche, où elle fera toute sa scolarité musicale jusqu’aux classes de Diplôme de Fin d’Etudes. A 20 ans, elle commence à travailler sa voix dans la classe d’Eve-Pia Manceau, en parallèle de son parcours d’ingénieur agronome. Baddia Haddad (Beyrouth), Kim Lee (St Maurice) et Anna-Maria Bondi (Schola Cantorum de Paris) lui enseignent la technique vocale au gré de l’évolution de sa situation familiale et professionnelle. Elle travaille aujourd’hui avec Philippe Degaetz au Conservatoire d’Antony (92) et vient d’obtenir le Prix d’Excellence de la Confédération Musicale de France avec mention très bien. Elle obtient en 2008 une mention au Concours de Chant Sacré à Paris et démarre les concerts en soliste. En 2009, elle intègre la « Pépinière des Voix » d’Agnès Mellon, sur le thème de la musique sacrée baroque allemande. Elle chante actuellement la Petite Messe Solennelle de Rossini à l’église de la Madeleine à Paris.

Hyalmar MITROTTI
Baryton-basseBaryton-basse colombien, Hyalmar Mitrotti est issu d’une famille de réalisateurs. Il fait des études de cinéma au Canada puis en France. Il étudie parallèlement le théâtre et le chant, notamment à la Guildhall School of Music and Drama de Londres où il travaille entre autres avec Graham Johnson, Robin Bowman, Susan Walker, Emma Kirkby. Actuellement, il se perfectionne auprès de Lionel Sarrazin et de la chef de chant Anne-Marie Fontaine de l’Opéra de Paris. Il a collaboré avec des compagnies telles que Grange Park Opera, British Youth Opera, le Théâtre du Châtelet aux côtés d’artistes tels que Bryn Terfel, Cynthia Makris, Placido Domingo, Cristina Gallardo Domas. Egalement concertiste il se produit régulièrement dans des oratorios ainsi qu’en récital en France, Royaume-Uni, Uruguay, République Tchèque, Colombie… En octobre 2011 il joue le rôle-titre des Nozze di Figaro de Mozart au Théâtre Adyar dans une mise en scène d’Humbert Carmelo de l’Opéra National de Paris.

Liliana SALLUSTIO
C’est dans un climat baigné de chant et de musique, dans la tradition pleinement italienne que naît et grandit Liliana Sallustio. Originaire du Molise en Italie (région natale du père de Mario Lanza), elle naît en Belgique où, avec ses 6 frères et sœurs, le chant, le piano, la guitare retentissent à tout moment pour exprimer toutes les émotions qui frappent en plein cœur. Elle puisera son abondante créativité dans la force et l’ambiance d’une famille pleine de courage, de joie de vivre et de sagesse. Elle se produit dès le plus jeune âge, dans le domaine du chant, de la danse et du théâtre, encouragée et soutenue par sa marraine, organisatrice de spectacles.

Parallèlement, elle poursuit ses études linguistiques auxquelles se succèderont les études musicales et théâtrales. Après une formation pianistique, elle couronnera son travail par ses diplômes de chant et art lyrique. Liliana Sallustio se spécialise et traverse l’Europe - Italie, France, Allemagne, Hollande - à la rencontre des Maîtres et écoles de chant les plus illustres pour réaliser une véritable synthèse des écoles qui fera naître sa propre méthode de chant et de chant pour solfégistes. Son insatiable passion pour le bon goût, lui dictera les choix à faire pour respecter la Musique et la Littérature à leur plus haute expression. Elle se produit en Récitals, Concerts, Rôles d’opéra en Europe, depuis 1994, sous la baguette des chefs tels que M° Antonio Tonini, M° Nicola Giusti, M° Massimo Scapin, M° Brian Priestman…Depuis 2006, Liliana Sallustio se partage entre des récitals à Paris, des enregistrements (sélection de mélodies, Lieder, airs d’opéra dans plusieurs langues), des recherches historiques et musicologiques et la transmission pédagogique.

Son impressionnant répertoire embrasse l’ensemble de la musique vocale; de la naissance du chant à nos jours, mêlant l’opéra, l’oratorio - musique sacrée, mélodie - Lied, musique de chambre jusqu’aux chansons traditionnelles italiennes et le gospel, ce qui lui confère l’originalité de projets de concerts et de récitals, salués originaux par le haut milieu culturel.

Emmanuel BELLANGER
Emmanuel Bellanger débute le piano à l’âge de 5 ans et le violoncelle à 7 ans. Il se perfectionne auprès de Guy Besnard et Roland Pidoux au violoncelle et de Pascal Dumay et Marie-Christine Calvet au piano. Il achève son cursus au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec plusieurs premiers prix: violoncelle, musique de chambre, harmonie, contrepoint. Comme pianiste, il obtient en 2000 un prix de musique de chambre au Concours International de Cortemilia en Italie. Pianiste accompagnateur au Conservatoire d’Antony et de Vernon de la classe de chant de Philippe Degaetz, violoncelliste à l’orchestre Pasdeloup, il est également compositeur, auteur notamment d’un hymne pour choeur et orchestre, de préludes pour piano et d’arrangements pour différentes formations, soprano, chœur et orchestre. Emmanuel Bellanger se produit en concert au piano dans des récitals de chant, ainsi qu’au violoncelle au sein du trio à cordes Bellanger et de l’ensemble de musique contemporaine « Cordes Mêlées » qu’il a fondé.

Jean KRIFF
Jean Kriff est né dans une famille d’artistes : son arrière grand-père était metteur en scène à la Monnaie de Bruxelles en 1900 ; sa mère était danseuse ; son père, Edouard Kriff, fut un grand ténor de l’opéra de Paris. Jean Kriff a commencé le piano à l’âge de 5 ans, le chant et la comédie à 19, le tour de chant à 24, le théâtre lyrique à 34 où il s’est frotté à la musique contemporaine: Darius Milhaud, Guy Roparz, Henri Tomasi, Bernard Videau et d’autres ; la mise en scène et la création de deux festivals à 40 ans ; les conférences à 50 ; la rédaction de nombreux articles sur l’opéra et la musique à 60. Jean Kriff a aussi enregistré quelques disques d’opérette d’Offenbach: Les deux pêcheurs, Les deux aveugles, La rose de Saint-Flour, La leçon de chant électromagnétique, Ba-ta-clan. Il a chanté en français, italien, espagnol, allemand, anglo-américain et même hébreu. Il dit avec modestie et humour : « Mon père a été un grand artiste, moi, j’ai plutôt boxé dans les légers ». Techniquement Jean Kriff a toujours sa voix, seule sa santé le contraint à la préserver précieusement.

Renée DORIA
Il n’est pas aisé de résumer en quelques lignes une carrière hors normes, aussi longue et aussi dense que celle de notre grande cantatrice française Renée Doria. Qu’on en juge : Renée Doria c’est 50 ans de carrière ; 76 rôles à l’opéra dont plus de 300 fois celui de Violetta de la Traviata ; 125 rôles à la Radio ; de nombreuses « intégrales » au disque et 2500 représentations en concert.

Très précoce, cette catalane autodidacte commença le chant professionnel dès l’âge de 15 ans, s’accompagnant parfois elle-même au piano, d’abord à Perpignan, puis à travers le Midi de la France jusqu’à la fin de 1941. Renée Doria fit ses débuts à l’âge de 20 ans à l’Opéra de Marseille dans le rôle de Rosine du Barbier de Séville, créa à l’Opéra de Mulhouse, avec Ninon Vallin, Rocio, un opéra de Maurice Perez dont l’air le plus connu est La prière de Milagros. Dès lors, et pour trois décennies, le monde du théâtre lyrique devait l’accaparer.

Elle chanta sur toutes les scènes de France, en Hollande et en Italie. Cependant, à chaque occasion, la virtuose revenait à ses premières amours : le lied. Après le succès de l’intégrale des Contes d’Hoffmann, avec Cluytens, Renée Doria choisit de confier au disque, en première mondiale, La Vocalise en forme de habanera, de Ravel, (vrai registre de mezzo) (1959) ; Cinq ans plus tard, Emile Vuillermoz, élève de Fauré, la désigna pour graver en microsillon La Chanson d’Eve.

Comme le souligne Guy Dumazert, la pratique de la mélodie n’est pas l’opposite du chant d’opéra. Elle ne peut qu’ennoblir le phrasé, qui est l’art d’enrober le mot et l’idée dans le son ; en affermissant son médium et son registre grave, en affinant son sens de la nuance et du bien-dire, elle a sans doute aidé une chanteuse de tessiture aiguë à s’imposer aussi bien, et même mieux, dans des emplois lyriques, voire dramatiques. Son endurance était peu commune, de même que l’était la variété de ses rôles (dans des tessitures parfois opposées) comme le fut aussi la durée de sa carrière, pour un soprano de ce type.

Un exploit sportif du plus haut niveau. A partir de 1944 Renée Doria a contribué à beaucoup d’émissions lyriques de la Radio Nationale et des radios étrangères. En 1948, alors qu’elle avait déjà mis à son répertoire les quatre personnages féminins des Contes d’Hoffmann, elle fut la poupée Olympia dans la première version enregistrée et insurpassée, de ces Contes. De 1949 à 1952, E.M.I.- Pathé-Marconi lui proposa de nombreux enregistrements, toujours en 78 tours. Malheureusement ses contrats l’empêchèrent souvent d’accepter. En 1953, à la Schola Cantorum, ce fut pour la firme Caecilia, un vaste programme de mélodies françaises : Gounod, Massenet, Debussy, Ravel, puis, sous divers labels et en versions anthologiques, Le Barbier de Séville, Les Pêcheurs de Perles, La Bohème,  Madame Butterfly, Les Noces de Jeannette, Les Huguenots, Lakmé.

En 1955, Renée Doria inaugura le catalogue lyrique de Philips France avec La Veuve Joyeuse, La Vie Parisienne (Grand Prix du Disque), Le Pays du Sourire et une sélection de Manon avec Alain Vanzo et Adrien Legros (1956). A partir de 1959, Renée Doria enregistra des intégrales : Rigoletto, avec Alain Vanzo;  Thaîs, avec Michel Sénéchal, Robert Massard, Gérard Serkoyan; Mireille avec Michel Sénéchal, Robert Massard, Solange Michel; Le Barbier de Séville avec Alain Vanzo, Robert Massard, Adrien Legros, Julien Giovanetti. Elle enregistra aussi, entre 1965 et 1975, une importante sélection d’airs d’opéra et d’opérettes, dont La Veuve Joyeuse, Le Pays du Sourire, La Chauve-souris, Le Baron Tzigane…

Et puis ce fut en 1978, en première mondiale, l’intégrale de la Sapho de Massenet.. N’oublions pas aussi une curiosité : l’Hymne à Apollon (4ème siècle avant Jésus-Christ), restauré par l’helléniste Salomon Reinach et harmonisé par Fauré. Emile Vuillermoz avait tenu à ce que cette musique si complexe nous fût restituée par sa voix. En 1980, pour Music-Memoria un programme d’opéra-comique français. En 1993, Renée Doria enregistre une dernière gerbe de mélodies, en particulier Nuit d’étoiles du jeune Debussy, dont l’historiographe et ami, Léon Vallas, voyait en elle l’interprète idéale. En 2010, OPERA NEWS, la revue du Metropolitan Opera, a consacré à Renée Doria une interview sur sa longue carrière.

Depuis 2009 Renée Doria est présidente d’honneur de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza.

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Hommage à Bob Dolfi

février 10th, 2011 par Alain Fauquier


Marlène D’Attanasio, Marcel Azencot, Bob Dolfi
Le 3 novembre 2007 à Philadelphie

Nous avons appris avec une profonde émotion et une immense tristesse la disparition subite, survenue le 25 janvier 2011 à Los Angeles, de notre ami Bob Dolfi qui consacra sa vie à promouvoir la mémoire de Mario Lanza.

Nous avons perdu un ami… encore un… Et quelle personnalité !

Avec la disparition de Bob Dolfi, c’est toute la communauté des amis de Mario Lanza qui a du chagrin.

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza adresse à Marlène D’Attanasio, sa compagne, qui nous a appris, dévastée de chagrin, cette terrible nouvelle, nos plus amicales et affectueuses condoléances.

Notre ami Bob était la « mémoire vivante » des parents et des enfants de Mario Lanza avec lesquels il avait eu l’opportunité et le privilège de partager les pénibles années qui suivirent la disparition tragique à l’âge de 38 ans de leur fils unique.

D’évidence, la mort brutale de Damon Lanza en Août 2008, avait frappé Bob au cœur, un choc qui a peut-être contribué à écourter sa propre vie.

Originaire de Boston (Massachussets), Robert Dolfi (Bob), racontait qu’adolescent, il passait une grande partie de ses soirées, comme beaucoup d’entre-nous à cette époque, à écouter les disques de son idole Mario Lanza, ce qui déclencha en lui un impérieux désir de chanter, comme ce fut le cas pour de nombreux chanteurs.

Ce besoin était tel, qu’un jour il se rendit chez un professeur de chant auquel il déclara lors de sa première leçon: « Je veux chanter comme Mario Lanza ou pas du tout ! », ce à quoi le professeur répondit : « OK, goodbye ! » Dépité par une réponse aussi catégorique, son premier rêve s’envola. Mais il persista, et, sans pouvoir chanter comme Mario Lanza, il prit tout de même des leçons de chant.

Son autre souhait était de pouvoir un jour rencontrer le possesseur de « cette voix magique », Mario Lanza. L’occasion se présenta lorsque ses parents décidèrent de quitter Boston pour Hollywood. C’était pour Bob l’opportunité de se rapprocher de Mario Lanza, puis d’essayer de le rencontrer.

Malheureusement, au moment où il arrivait à Hollywood, Bob apprenait, effondré, que son idole, venait de mourir à Rome. Sa seconde passion était la sculpture qu’il pratiquait avec talent dans le studio de restauration d’œuvres d’art de son père qui travaillait pour des célébrités hollywoodiennes.

Il venait d’ailleurs de terminer la sculpture du buste de Mario Lanza, lorsqu’un jour de 1963, alors qu’il était encore chanteur en herbe, on lui demanda de chanter, en remplacement de son ami Giuseppe Puglia qui souffrait d’un mal de gorge, dans un restaurant italien dénommé Pucci’s, situé dans la vallée de San Fernando.

Le sort voulut que dans ce restaurant se trouvent les parents de Mario Lanza, Maria et Tony, invités d’honneur de la soirée, que son ami Giuseppe Puglia connaissait bien.

Lorsqu’il eut terminé de chanter des airs de Mario Lanza, Maria s’approcha de lui, le félicita et l’invita à sa table. Tremblant et semi-défaillant, comme il le dira lui-même dans son livre « Through Maria’s Eyes », ayant peine à imaginer qu’il était assis avec les parents de son idole, Bob ne put prononcer qu’une plate banalité : « Merci, vous êtes très gentille ! ».

Pourtant, cette rencontre allait changer à jamais le cours de sa vie.

Le jeune Bob était âgé d’une vingtaine d’années. Après quelques invitations formelles à diner à la maison, il allait entrer dans l’intimité d’une famille unie et affectueuse, et devenir, parce qu’il était sans doute plus âgé que les quatre petits-enfants (Colleen, Ellisa, Damon et Marc), celui à qui Maria et Tony confieraient leurs sentiments, leurs souvenirs, leurs joies, leurs peines, leurs réactions face aux critiques infondées dont Mario, même après sa mort, ferait encore l’objet de la part d’une certaine presse en mal de copies. Il connaitrait les nombreuses anecdotes qui ont jalonné la vie et la carrière de Mario Lanza, leur fils tant aimé, mort trop jeune, en pleine gloire.

En fréquentant assidument les parents de Mario Lanza de 1963 à 1975, année du décès de Tony Cocozza, Bob Dolfi allait devenir une sorte d’enfant adoptif et de grand frère pour les enfants, ainsi qu’une « Mémoire » de la vie et de la famille de Mario Lanza.

Lors d’un concert en hommage à Mario Lanza, Bob remettra publiquement à Maria le magnifique buste de Mario qu’il avait sculpté.

Maria sera surnommée « Mère courage » par les journaux américains.

Dans les années qui suivront la mort de Mario, elle recevra plus de 100 000 lettres de fans par an. Conduite en voiture par Bob Dolfi, elle se rendra plusieurs fois à des invitations émanant de sociétés, comme les Caisses d’épargne américaines qui organisaient en faveur de leurs clients des soirées ou des après-midi, consacrés à Mario Lanza.

Le film Le Grand Caruso, était projeté à ce public composé essentiellement de femmes, puis Maria montait sur scène et répondait à des foules de questions. A sa demande, le film était interrompu avant la scène de la mort de Caruso. Elle répondait aux questions, puis quittait la salle. La projection du film reprenait ensuite pour la dernière séquence, trop émouvante pour elle.

Elle dira à Bob : « Je tiens à participer à ces invitations pour démentir toutes ces rumeurs infondées sur la vie de mon fils et que des personnes mal intentionnées continuent à faire circuler ».

Avant qu’elle ne décède d’un arrêt cardiaque le 7 Juillet 1970 à l’âge de 65 ans, Bob fera la promesse à Maria, dont il dira qu’elle était « une Lady », de tout faire pour maintenir vivante la mémoire de son fils.

Avec la foule d’histoires qu’il avait apprises de Tony et de Maria au cours de ces douze années de vie, pratiquement commune, il suffira à Bob Dolfi de faire appel à sa mémoire pour alimenter la « machine à souvenirs » qui lui permettra de co-rédiger plus tard avec Damon, qui le considérait comme son grand frère, deux ouvrages sur Mario Lanza : « Be My Love, A Celebration of Mario Lanza » (1999) et « Be My Love, A Continued Celebration of Mario Lanza » (2008).

En 1997, pour tenir la promesse faite à Maria de promouvoir la mémoire de Mario, Bob et Damon créeront la société Damon Lanza Productions, destinée à publier trimestriellement une brochure d’une vingtaine de pages, The Lanza Legend News Letter, contenant des informations inédites extraites des archives de Mario Lanza et qui sera adressée aux fans du monde entier.

Ces archives, riches d’informations, contiennent les contrats d’engagement de Lanza par la MGM, des contrats et de nombreux courriers échangés avec RCA, Warner Bros, ses managers, agents commerciaux, amis vedettes, des programmes de concerts, une foule d’articles de presse, des factures, des livres de comptes, d’innombrables photographies, des télégrammes de félicitations… Tous ces documents ont été découverts en 1996 dans des cartons de déménagement restés entassés au fond du garage de Damon depuis leur retour d’Italie en octobre 1959.

De très nombreuses bandes magnétiques d’enregistrements inédits ont été découvertes elles aussi dans ces cartons. Personne n’avait jamais soupçonné l’existence de ces archives et enregistrements, retrouvés en parfait état de conservation. Ce sont des enregistrements très rares qui ont pu, grâce à la technologie moderne de la digitalisation, être transférés sur des CD.

En 2002, Damon Lanza et Bob Dolfi créeront le site internet Lanzalegend.com et sillonneront les Etats-Unis et de nombreux autres pays, Angleterre, Irlande, Italie… pour porter la bonne parole, participer à des festivals d’hommage à Mario Lanza, aux concours qui portent son nom….

En avril 2007, ils mettront en relation Marcel Azencot et Alain Fauquier qui créeront en France, avec leur efficace concours, l’Opéra Club de Paris Mario Lanza.

Après la tragique et brutale disparition de Damon Lanza le 16 août 2008, Bob Dolfi et sa compagne, l’adorable Marlène D’Attanasio, qui avait intégré depuis quelques années l’équipe de The Lanza Legend, très profondément affectés, continueront néanmoins avec énergie, détermination et le plus total désintéressement, à promouvoir la mémoire et la légende de Mario Lanza.

Bob Dolfi créera le slogan maintes fois vérifié: « Mario Lanza brings good people together » (Mario Lanza réunit les gens de bien) qui figure sur toutes les publications de Lanza Legend.

Bob était heureux d’être Membre d’honneur de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza.

Notre amie Marlène D’Attanasio se retrouve maintenant seule aux commandes du navire !

Mais c’est une femme d’exception qui l’a prouvé à maintes reprises en apportant son efficace collaboration à l’organisation et au développent des nombreuses activités de Lanza Legend.

C’est aussi une femme qui a du cœur, de la compassion, pour tout dire, de l’amour.

Marlène est une femme de devoir qui saura le piloter !

Marcel AZENCOT et Alain FAUQUIER

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Concours International de Chant Mario Lanza 2010

janvier 19th, 2011 par Alain Fauquier


De Marcel AZENCOT

Le 6 novembre 2010 s’est tenu le 49ème Concours International de Chant Mario Lanza organisé à Philadelphie (États Unis) par le Mario Lanza Institute.

L’Opéra Club de Paris- Mario Lanza était représenté comme chaque année depuis 2006, année où le Concours était co-présidé par Licia Albanese et Elaine Malbin.

La veille, soit vendredi 5 novembre 2010, plusieurs dizaines de personnes se retrouvèrent pour dîner, comme en 2009, dans un Restaurant italien de Bel Canto,  le ” HIGH NOTE CAFÉ”, aux murs couverts de photographies de toutes les gloires de l’Opéra, photos dédicacées pour nombre d’entre elles, puisque le passage dans ce restaurant (et un autre, le VICTOR’S CAFÉ) est une des deux “escales” musicales obligées de tout chanteur ( y compris de Frank Sinatra etc…) en visite à Philadelphie.

Les photos et affiches de Mario Lanza étaient partout sur les murs, à côté de celles de Caruso, Lauri-Volpi, Tita Ruffo, Gigli, Schipa, Placido Domingo, Pavarotti etc…

La soirée fut animée par un pianiste et un virtuose accordéoniste italien, (extraordinairement émouvant dans son jeu, son physique, tête de lion aux cheveux gris), qui accompagnèrent les “serveurs” chantants, y compris le patron, ténor impressionnant et très applaudi, de même qu’une superbe soprano, elle aussi serveuse et quasiment sosie de la cantatrice américaine Barbara Hendricks ! (en 2009, la soirée avait été animée par les ténors Caranza (Caruso et Lanza) et Giuseppe Taormina).

Elaine Malbin vient à notre table et nous dit qu’elle espère venir à Paris en 2011 et qu’elle nous fera signe !

Puis, vient dîner avec nous une jeune journaliste représentant un journal de Philadelphie, frappée par le phénomène de la persistance du mythe Mario Lanza et que son journal a envoyée faire un article sur ce ténor mort si jeune il y a si longtemps (surtout pour une jeune femme dans la trentaine) ! Elle est adorable et pose question sur question, prend des notes, (que nous essaierons de nous procurer et de publier sur notre site et dans nos pages en anglais…car nous avons des pages en anglais aussi !).

Pour 2010, le Concours a eu 89 candidats dont après éliminatoires le jury a retenu quatre finalistes (tous pensionnaires du prestigieux Curtis Institute of Music, de Philadelphie, Voir nos photographies, la place Léopold Stokowski, du nom de l’illustre chef d’orchestre).

Le Concours se tient au Symphony Hall du Double Tree Hotel, sur Broad Street (Avenue of The Arts), face à la National Academy Of Music (Opéra de Philadelphie), sur l’autre trottoir.

La soirée - habillée -commença par un cocktail dans un des salons de l’hôtel, puis se poursuivit dans le vaste Symphony Hall, où se tint le repas de gala, animé par un orchestre de jazz.

Tout le monde se leva pour entendre, dans le silence, l’Hymne national américain, suivi par “I’ll Walk With God” (”Je Marcherai avec Dieu”) chanté par Mario Lanza dans un silence tout aussi recueilli. Cette voix montait, chaude, grave, voix de prière, la voix d’un homme vivant, présent, actuel, et dès la fin du chant ce furent des applaudissements, les visages étaient émus.

Elaine Malbin, Présidente du jury, et hôtesse de la soirée, se leva de la Tribune officielle pour présenter les quatre finalistes, Elaine Malbin, découverte à 14 ans par Richard Tauber, et qui a chanté à 19 ans avec Mario Lanza pour RCA les enregistrements de Madame Butterfly (”Stolta paura…”) et de la Traviata (notamment le “Libiamo”):

Julian Arsenault, Bariton, américain,

Diego Silva, Ténor, mexicain

Ashley Thouret, soprano, américain

John Viscardi, ténor, américain.

Le programme fut le suivant:

“Toreador Song”, de Carmen (Bizet), par Julian Arsenault, Bariton,

“Salut, Demeure chaste et pure” de Faust (Gounod), par John Viscardi, Ténor,

“Si mi chiamamo Mimi”, de la Bohème (Puccini), Ashley Thouret,

“Lamento di Frederico”, de l’Arlesiana (Cilea), Diego Silva,

“Non t’amo piu”  (FP Tosti), Julian Arsenault

“L’Ultima Canzone” (FP Tosti), John Viscardi

“I Could Have Danced All Night” (Loewe), Ashley Thouret

“Dein ist mein ganzes herz” (F Lehar), Diego Silva

Les finalistes étaient accompagnés au piano Steinway par le fidèle Luke Housner, grande silhouette souriante d’intellectuel à lunettes, qui encourageait les candidats avec gentillesse et dîna ensuite à leur table.

Les quatre finalistes étaient remarquables et, pendant le dîner, les paris étaient ouverts dans le public sur le résultat du concours, pendant que le jury se retirait pour délibérer.

Elaine Malbin, avant d’annoncer le résultat,déclara: “Vous avez tous gagné ce soir, puisque vous êtes tous quatre déjà lauréats !”

Le premier prix alla à John Viscardi, le second à Julian Arsenaut, le troisième à Diego Silva, le quatrième à Ashley Thouret, qui avait fini son concours par des notes étourdissantes.

Les quatre candidats étaient ravis et avaient chanté détendus, dans l’atmosphère amicale et presque familiale de cette soirée. Puis il y eut bal, avec l’orchestre qui animait la soirée et les finalistes dansèrent jusqu’à l’épuisement sur des airs de rockn’roll, ils posèrent pour l’Opéra Club de Paris - Mario Lanza (voir les photographies) et nous discutâmes avec eux de Mario Lanza, qu’ils admiraient énormément, et de notre Opéra club, dont on leur donna les cartes et les références de notre site internet.

Avec Diego Silva, Marcel Azencot parla du grand ténor mexicain Ramon Vargas et du miracle de l’émotion chez certains artistes, très rares, comme Lanza, et le jeune et beau Diego Silva fit l’aveu de son émotion à l’écoute de Mario Lanza.

Ensuite, le ténor Andrew Owens, artiste invité, se produisit et enchanta le public par son interprétation de magnifiques grands standards d’opéra et de mélodies de Tosti (le lendemain, dimanche matin, il chanta, selon l’usage pluri-décennal, maintenant, l’Ave Maria de Schubert, durant la messe célébrée à l’Eglise Santa Magdalen Dei Pazzi, (où Mario Lanza, adolescent, l’avait lui-même chanté, et où son cercueil fut exposé, de retour d’Italie où il était mort, et avant ses troisièmes obsèques et son enterrement en Californie …).

Le lendemain,  après la messe à Saint Magdalena dei Pazzi, invitation au Musée Mario Lanza, au pied de l’Eglise, sur Montrose Street, achats de disques, photographies de nombreux de documents, achats de dollars (réels) à l’effigie de Lanza.

Puis promenade et photographies au quartier italien, et devant la maison de la naissance de Mario Lanza, et d’une nouvelle peinture murale (spécialité de la ville de Philadelphie) retraçant l’histoire des immigrants italiens en Amérique, et dans ce grand cercle peint présentant diverses images, un navire entrant au port de New York, le visage de Mario Lanza jeune, avant sa gloire, visage poupin, coiffure non encore hollywoodienne… (V. la photographie).

Cela m’a rappelé un CD de Andrea Bocelli “(Viaggio Italiano”), où ce dernier évoque l’émigration italienne, ces populations, la pauvreté qui contraignait à s’exiler, la nouvelle vie de ces émigrants, leurs grands noms, fierté de l’Italie et fierté de l’Amérique, et il cite, avec d’autres, Mario Lanza, comme exemple de ces sujets de fierté: “le mythe romantique et passionnel du ténor italien s’est développé au delà de sa terre d’origine et a enregistré plusieurs personnalités charismatiques qui ont fasciné des générations entières: Enrico Caruso, Beniamino Gigli, Mario Lanza, Franco Corelli, jusqu’à Luciano Pavarotti aujourd’hui”.

L’Italie reconnaît ses enfants par delà les mers…

Marcel AZENCOT

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Anthony Kearns président d’honneur de The Lanza Legend

décembre 13th, 2010 par Alain Fauquier


Anthony Kearns
Nouveau Président d’Honneur de The Lanza Legend

Le ténor irlandais Anthony Kearns, 39 ans, succède au crooner Al Martino et à la soprano Kathryn Grayson, à la Présidence d’Honneur de THE LANZA LEGEND.

Le crooner de Philadelphie Al Martino, ami de longue date de Mario Lanza, et Kathryn Grayson, qui fut la partenaire de Mario Lanza dans deux de ses films, sont décédés à quatre mois d’intervalle les 13 octobre 2009 et 17 février 2010.

Ils avaient tous deux apporté leur précieux concours à THE LANZA LEGEND depuis sa création en 1997 par Damon Lanza et Bob Dolfi, pour préserver la mémoire de Mario Lanza.

Le nouveau Président d’honneur Anthony Kearns est un ténor lyrique doté d’une belle voix souple au timbre chaud et coloré. Sa carrière fut inspirée comme pour « Les Trois Ténors » et tant d’autres chanteurs, par Mario Lanza qu’il admire.

Il voue un amour profond à l’opéra et plus particulièrement aux opéras français et italiens qui conviennent parfaitement à sa voix. Il chante depuis qu’il est enfant les mélodies traditionnelles irlandaises et bien sûr la plus internationalement connue « Danny Boy ».

« Je n’ai jamais entendu une plus belle voix de ténor irlandais ! » déclarera Jean Kennedy Smith, sœur du Président J. F. Kennedy, lors de l’hommage rendu à son frère au Mémorial de Wexford (USA).

En tournée aux Etats-Unis, Anthony Kearns a donné de nombreux concerts dans des lieux prestigieux : Carnegie Hall, Radio City Musical, Madison Square Garden, Boston’s Fleet Pavilion, Hollywood Bowl, Le Capitole (à l’occasion de deux cérémonies nationales, le 4 juillet 2010 et lors des funérailles du Président Ronald Reagan).

Plus récemment Anthony Kearns a chanté à Philadelphie lors de la cérémonie au cours de laquelle l’ancien premier ministre britannique Tony Blair reçut de l’ancien Président Bill Clinton un Award pour la Paix.

En 2011 il chantera entre autres dans plusieurs représentations de Lucia di Lammermoor à l’Opéra de Naples (Floride).

Notre cher et regretté ami Damon Lanza pour qui nous avons une pensée émue (Il aurait eu 58 ans le 12 décembre 2010), n’a jamais rencontré Anthony Kearns. Mais il était l’un de ses grands admirateurs et il aurait été heureux et fier que celui-ci accepte la présidence d’honneur de THE LANZA LEGEND.

Dans un message adressé à Bob Dolfi et Marlene D’Attanasio, animateurs de THE LANZA LEGEND, qui oeuvrent tous deux avec énergie et abnégation depuis la disparition tragique et prématurée de Damon Lanza le 16 août 2008, pour maintenir vivante la mémoire de Mario Lanza, Anthony Kearns écrit notamment:

«Mario Lanza a été l’un des plus grands ténors du 20ème siècle. Il a été pour moi une grande inspiration, comme il le fut pour de nombreux autres chanteurs à travers le monde. C’est pour moi un grand honneur de faire partie de votre association.

Mario Lanza utilisait toutes les techniques vocales qui lui permettaient de faire varier sa voix du pianissimo au fortissimo et inversement sans effort, sa diction et l’attention qu’il portait aux paroles est exemplaire, sa gestuelle et l’intensité de l’émotion qu’il mettait dans chaque note était unique. Sa présence sur scène et son charisme n’avaient d’égal que sa voix.

A travers le portrait qu’il fit d’Enrico Caruso dans le film Le Grand Caruso, Mario Lanza fixa les standards pour des générations de ténors, et il « électrifia » littéralement des millions de nouveaux fans comme personne ne l’avait jamais fait avant lui et ne l’a fait depuis : avec le cinéma il a popularisé l’opéra dans le monde entier.

L’impact de sa courte carrière ne peut être mesuré avec précision. Mais sa vie et son œuvre ont atteint très loin trois des plus grands ténors de notre temps, José Carreras en Espagne, Plácido Domingo au Mexique, Luciano Pavarotti en Italie. Tous les trois ont rendu hommage au Grand Mario Lanza.

Il les a inspirés pour développer leur grandes voix et pour faire valoir leur talent dans le monde. Et il y a encore bien d’autres anecdotes identiques.

On dit que la vie de Mario Lanza est de celles dont les légendes sont faites : de la découverte de sa voix d’or à Philadelphie à son ascension météorique de ténor superstar à Hollywood et à sa fin tragique et prématurée.

J’ai vu son film That Midnight Kiss il y a plusieurs années, et quel impact il eut sur moi ! Pour un jeune garçon originaire d’un petit village rural en Irlande, la carrière de Mario Lanza était la preuve qu’il était possible d’atteindre l’impossible rêve, avec une grande force de volonté, beaucoup de travail et de la persévérance.

Mon répertoire, très éclectique, s’étend de l’opéra à l’opérette en passant par les chansons traditionnelles populaires italiennes et les grands standards américains. Mais ce sont surtout les chansons que Mario Lanza a rendu célèbres que j’aime le plus interpréter, comme « The Loveliest Night Of The Year », « Sérénade » du film Le Prince Etudiant, et « Because You’re Mine », pour n’en citer que quelques unes.

J’attends avec impatience de vous aider à préserver la mémoire de Mario Lanza. Ensemble nous pourrons inspirer des personnes de tous âges à réaliser leurs rêves, avec l’appui de la musique et avec notre engagement.

Merci pour l’opportunité que vous m’offrez et que Dieu vous bénisse ! »

From The Lanza Legend News Letter n° 46 Edition Décembre 2010

THE LANZA LEGEND
P.O Box 6742
San Pedro, CA 90732

Interlocuteurs:
Marlene D’Attanasio et Bob DOLFI

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Concours international de chant Mario Lanza 2010

juillet 16th, 2010 par Alain Fauquier


Le prochain et 49ème Concours international de chant Mario Lanza, organisé chaque année depuis 1961 par l’Institut Mario Lanza (The Mario Lanza Institute), aura lieu à Philadelphie les vendredi 5 et samedi 6 Novembre 2010.

Vendredi 5 Novembre 2010 à 20h00

Dîner en hommage à Mario Lanza au High Note Cafe de Philadelphie avec la participation du ténor Andrew Owens. Présentation de clips vidéo de Mario Lanza, et, comme chaque année des objets rares ayant appartenu au chanteur seront mis au enchères. Prix du dîner: 65 dollars par personne.

Samedi 6 Novembre 2010

Concours de chant Mario Lanza (Mario Lanza Ball) au Double Tree Hotel de Philadelphie situé sur l’Avenue des Arts, face à la Music Academy (Opéra de Philadelphie).

Cocktail de bienvenue à 17h00, suivi à 18h00 par un dîner dansant animé par Tony Dee et son orchestre, avant l’audition des lauréats.

Le ténor Cody Austin, lauréat du concours de chant 2007 interprétera quelques chansons et arias. Un clip vidéo de Mario Lanza sera présenté; il sera suivi d’objets mis aux enchères pour aider au financement du concours. Prix du dîner: 150 dollars par personne.

Samedi 7 Novembre 2010

Réception des participants à 11h00 au Mario Lanza Museum, 712 Montrose street, suivi par une messe à l’Eglise St. Mary Magdalen de Pazzi (l’Eglise jouxte le Musée).

On peut dès à présent réserver sa chambre au Double Tree hotel au prix de 139 dollars plus les taxes, par nuit. Pour réserver, appelez le 215-893-1600 en précisant que vous venez pour le Mario Lanza Ball.

Rappelons que deux grandes stars actuelles de l’opéra: le ténor péruvien Juan Diego Florez et la mezzo-soprano américaine, Joyce DiDonato, qui a triomphé en Juin 2010 à l’Opéra de Paris dans le rôle-titre de La Dame du Lac de Rossini, sous la direction de Roberto Abbado, sont tous deux des lauréats de ce prestigieux concours international de chant.

(D’après nos recherches dans les Archives de l’Institut Mario Lanza, à Philadelphie, Juan Diego Florez a été deux fois 2ème prix en 1994 et 1995; Joyce DiDonato: 2ème prix en 1994 et 1er prix en 1995).

Pour plus d’informations:

The Mario Lanza Institute
Téléphone: 215-238-9691

mariolanzamuseum@aol.com

www.mario-lanza-institute.org

ou

Opéra Club de Paris Mario Lanza

operaclub-mariolanza@hotmail.fr


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