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Ecouter Mario Lanza

Leoncavallo : VESTI LA GIUBBA
Dicitencello Vuie
Verdi: OTELLO "Dio mi potevi"
Na sera e maggio
Serenade de Romberg
Leoncavallo: LA BOHEME
Giordano: ANDREA CHENIER














Récital Bel Canto Floria Rosimiro

septembre 8th, 2012 par Alain Fauquier


Notre amie, la soprano colorature Floria Rosimiro a été longuement plébiscitée lors de son magnifique Récital Bel Canto organisé le 6 Octobre 2012 dans le cadre exceptionnel de la Basilique Notre Dame de Bonne Garde de Longpont sur Orge (Essonne).

Accompagnée par l’excellent orchestre Musica Sconosciutta dirigé avec maestria par Stéphane Catalano, Floria Rosimiro a, dès le premier air, conquis le public.

Sa voix, d’une grande musicalité; sa technique éprouvée, acquise en partie auprès de son père le ténor Primo Rosimiro (qui fut la doublure de Luis Mariano au Châtelet); sa sensibilité et son élégance, ont touché le public qui l’a longuement ovationnée.

Au programme, une sélection d’airs appréciés par les amateurs de Bel Canto:

BELLINI: La Sonnambula, Scène et cavatine « Care compagne… Come per me serena »

BELLINI: Norma, « Casta Diva »

DONIZETTI: Lucia di Lammermoor, Introduction – Scène « Regnava nel silenzio… Quando rapito in estasi »

ROSSINI: Otello, »Assista a piè d’un salice »

VERDI: Traviatta, Prélude de l’acte 1, « Teneste la promessa… Addio del passato »,

LEONCAVALLO: Pagliacci, Intermezzo

PUCCINI: La Bohème, « Quando m’en vo’ »

MASCAGNI: Cavalleria Rusticana, Intermezzo

PUCCINI: Gianni Schicchi, « O mio babbino caro »

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza souhaite à Floria Rosimiro une longue et belle carrière de cantatrice, et adresse ses plus chaleureuses félicitations au maestro Stéphane Catalano et à ses musiciens pour cette belle soirée.

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Un Fantôme à l’Opéra

février 7th, 2012 par Alain Fauquier


De Marcel AZENCOT

L’occasion d’un week-end à Londres, ce dimanche 5 février 2012 : et si j’allais au Royal Albert Hall (RAH) rêver au mémorable concert de Mario Lanza du 16 janvier 1958 ?

Le temps de téléphoner au lieu mythique et d’organiser une visite guidée et me voici à 11h30 avec la guide, Ruth, pour une visite presque privée.

A l’affiche, le Cirque du Soleil, en attendant Jonas Kauffman et Anna Netrebko, et puis après, Juan Diego Flores (« Qui ça ? » dit l’employé à l’accueil du RAH, à qui Ruth, qui chante dans les chœurs dans Madame Butterfly, répond : « un chanteur d’opéra » ; Ah ! dit-il ! ».

Mais il connaît Mario Lanza et dit « Oh ! Quite a legend » ! « Une vraie légende » !).
Il poursuit: « He was italian, was he ? »

-    No, he was american, from Philadelphia.
-    Oh ! Was he? (Ah, ces anglais!)

Ruth nous parle du nombre de places du RAH (variable selon les spectacles et l’aménagement de cet énorme lieu : 6500 à 7000 places pour les concerts de rock, un niveau d’orchestre et…5 niveaux au dessus dont, tout en haut, une Galerie, les places les moins chères où à l’origine, à la fin du 19ème siècle, on pouvait mettre… 3000 personnes ! Il paraît qu’on vaporisait du parfum sur la Galerie pour que la Reine Victoria, dans sa loge, ne soit pas incommodée par l’odeur de la Galerie…). Avec le Cirque du Soleil, on met l’orchestre dans la Galerie, au Cinquième niveau, pour libérer la scène. D’autres fois, on y organise des réceptions, des cocktails, des repas en tenue de soirée, etc….

Je dis à Ruth : « Savez-vous que pour Mario Lanza, les gens avaient loué 400 places sur la scène même, tant il y a avait de monde ? Elle l’ignorait et je lui dis : « Vous pourrez raconter cette anecdote à vos visiteurs dorénavant !»

Je lui précise : « Ces personnes étaient assises derrière lui, sur la scène et Mario disait au public : « Vous permettez que je chante aussi pour eux ? En réalité, tous ces gens sont de ma famille ! ». Eclats de rire ! Il se retourne donc en disant : « I’ll be back ! » (« Je reviens ! »), chante pour les 400 personnes en tournant le dos aux plusieurs milliers du Royal Albert Hall , puis revient vers la salle !
Ruth dit : « Terrific ! »
Parlons en, de cette salle !

Ronde, gigantesque comme un cirque romain (la référence était explicitement voulue, pour que tout le monde puisse voir le spectacle sans être gêné), forme voulue par Albert, le mari de la Reine Victoria, initiateur du projet pour l’instruction des arts et de la musique au peuple, Albert qui mourra à 42 ans de la typhoïde peu avant la pose de la première pierre. C’est la Reine, éplorée, qui posera cette première pierre de l’immense théâtre à tout faire.

On apprend, mais on le savait déjà, que l’acoustique était catastrophique, avec un extraordinaire dôme en verre qui renvoyait tous les sons, et on avait de l’écho et encore de l’écho !

Que faire ? On mettra une immense toile au plafond, pour assourdir l’écho, cela améliorera un peu les choses, mais il faudra attendre les années soixante et soixante dix, (depuis 1871 ….) pour que l’acoustique soit étudiée par des programmes d’ordinateurs et que l’on dispose des tubes d’aluminium sous la verrière, puis environ 90 demi-sphères, en forme de lentilles, qui pendent du plafond et surplombent la salle, le tout destiné à répandre le son et empêcher l’horrible réverbération !

Mais surtout, il y a des loges et des loges  et des loges aux étages (dont celle de la famille royale), et avec la forme ronde de la salle, les voix des chanteurs (sans micro) se perdent parfois dans ces niches qui sont autant de pièges à sons. On a déjà raconté la mésaventure de Dietrich Fischer-Dieskau dont la voix n’était pas audible, au moins de certains endroits, et à qui, son épouse, la cantatrice Julia Varady, fit le rapport suivant après le concert : « Tu étais comme un poisson,  tu ouvrais la bouche et aucun son n’en sortait ! ».

Ce ne fut pas le cas de Mario Lanza !

Sa voix emplit l’énorme théâtre et impressionna par sa puissance.

Le présentateur commença par indiquer que les micros qui se trouvaient à mi hauteur sur la scène n’étaient là que pour enregistrer le concert pour la grande maison de disques RCA VICTOR, qui avait Lanza sous contrat pour son prestigieux label d’opéra « Red Seal » (« Sceau Rouge »).

Et de fait, et grâce à RCA, nous avons ce magnifique enregistrement (aujourd’hui RCA-BMG-SONY, « Mario Lanza, Live from London », un vrai enregistrement historique, avec la voix parlée du ténor, qui s’adresse au public, commente ou annonce certains titres, plaisante, fait rire et rit lui-même, dans une incroyable complicité et détente, on entend le rire du public comme une vague !

A un moment, Mario Lanza se trompe en répétant une phrase et se corrige tout de suite en riant comme un enfant et tout le monde rit avec lui (il avait annoncé qu’on venait de lui donner le texte d’une chansonnette pour « apporter un peu de  détente » (« to give you a little break »« Eh bien, je n’ai pas eu encore le temps de bien l’apprendre, mais elle est drôle : c’est l’histoire d’un jeune anglais qui rencontre une jeune française » ! Éclat de rire général et la chanson, avec sa fin inattendue, finit elle aussi dans l’éclat de rire du ténor et du public…

Je pensais à tout cela et à tous les grands de l’opéra qui étaient présents, comme Joan Sutherland et son chef d’orchestre d’époux, Richard Bonynge, et Nicolaï Gedda et d’autres, qui se diront très surpris par l’énorme puissance de la voix de Lanza, qu’ils n’avaient entendue qu’au disque. La grande Licia Albanese, cantatrice qui avait enregistré avec lui des extraits d’Otello pour le film « Sérénade » (mise en scène d’Anthony Mann) dira la même chose, en précisant qu’il avait et la puissance de Caruso et la douceur de Gigli, dira-t-elle, en ajoutant dans une interview conservée sur CD*) : « Je les ai tous entendus, et j’ai chanté avec presque tous, les plus grands » (Bjoerling, Gigli, Di Stefano, Jobin, etc …), « mais Mario avait tout pour lui. Sa place est à de Caruso, avant Di Stefano. Puis viennent les autres… »

C’est à tout cela que je pensais dans ce temple de la musique, où on tourna aussi les scènes finales et les plus dramatiques du film d’Alfred Hitchcock, « L’Homme Qui En Savait Trop », avec James Stewart et Doris Day, sur la musique de Bernard Herrmann, qu’on voit à la baguette dirigeant une de ses œuvres, « The Storm Clouds Cantata » ; c’est là encore qu’ont chanté Sting, Michaël Jackson (dont un duo avec Liz Taylor), les Beatles, Gigli, Luciano Pavarotti, José Carreras, Plácido Domingo (trois grands admirateurs de Mario Lanza, qui inspira, comme pour tant d’autres, leur vocation), mais aussi Nellie Melba ou Adelina Patti ; où Mohammed Ali Cassius Clay vint donner une démonstration de boxe, où les gloires du Tennis mondial viennent s’exhiber en tournois de seniors (Mac Enroe, Pete Sampras, Bjorn Borg) ;

Dans ce lieu extraordinaire jouent aussi, chaque année, deux mois d’affilée, les plus grands orchestres symphoniques du monde sous la baguette des chefs les plus prestigieux, et pour des prix très abordables (de 5 à 35 livres sterling !)

La musique des plus grands par les plus grands pour le plus grand nombre et pour tous !

Le rêve démocratique d’un jeune prince allemand devenu anglais…

Marcel AZENCOT

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Les Noces de Figaro au Théâtre Adyar

novembre 3rd, 2011 par Alain Fauquier


Confortablement installés dans ce joli petit théâtre à l’italienne de 380 places classé monument historique, situé 4 square Rapp à deux pas du Champs de Mars, les spectateurs ont eu le plaisir d’assister le 30 novembre 2011 à une excellente représentation en italien des Nozze di Figaro de Mozart et Da Ponte, produite par Opér’Act.

Présenté en costumes d’époque avec une direction d’acteurs à la fois savante et classique, les spectateurs ont pu découvrir le chef d’œuvre de Mozart augmenté du plaisir de comprendre, grâce à la projection des surtitres dans une syntaxe volontairement le plus proche possible de l’italien, les détails de l’intrigue dramatique et goûter l’italien savoureux de Da Ponte.

Dotés de belles voix et bons comédiens, les interprètes, jeunes et dynamiques, animent cet opéra-bouffe avec toute la vivacité, la musicalité et la maîtrise requises.

Direction musicale / Clavecin : Gaspard Brécourt
Direction d’Acteur : Humbert Carmelo
Pianiste : Yuri Higushi

Les interprètes de la représentation du 30 octobre :

Figaro : Hyalmar Mitrotti, baryton-basse

Susanna : Aurélie Loilier, soprano


Contessa : Sarah Aguilar
Conte: Yann Toussaint

Cherubin : Claire Péron
Basilio: Marc Schweitzer
Bartolo : Chul Jun Kim
Marcellina: Agnès Loyer
Antonio: Alexandre Carmelo
Don Curzio:
Marc Schweitzer

Le jeune directeur et fondateur d’Opér’Act, Alexandre Carmelo, relève le pari difficile de faire vivre une troupe lyrique composée de chanteurs en fin de cycles de formations alliés à des artistes déjà actifs dans le métier.

Des professionnels avertis sont chargés de préparer ces représentations sous la houlette de Gaspard Brécourt, directeur musical déjà rompu aux contraintes particulières de l’opéra. Humbert Carmelo, dépositaire de la mise en scène mythique des Noces de Figaro de Giorgio Strehler à l’Opéra de Paris depuis plus de trente ans, trouve ici l’opportunité de transmettre à tous ces jeunes artistes une direction d’acteur sur laquelle ils pourront s’appuyer au gré de leur carrière naissante.

Alexandre CARMELO
Après des études d’ingénieur, Alexandre Carmelo, directeur de la troupe OPER’ACT, décide de s’orienter vers le théâtre, l’opéra et le cinéma. Au théâtre il suit l’enseignement de Nita Klein, et jeune chanteur abordant l’opéra il étudie le chant lyrique avec Jacques Calatayud et actuellement avec Christian Tréguier. Considérant que la meilleure école pour le théâtre vivant se tient sur « les planches » il fonde la troupe Opér’Act. Il réalise un premier court métrage, La descente des marches, sélectionné au Short Film Corner du festival de Cannes. En 2010 il assiste son père, Humbert Carmelo, pour la mise en scène des Noces de Figaro à l’Opéra de Paris. Fort de cette expérience il organise une tournée dans le sud de la France avant de présenter avant de présenter cette production au Théâtre Adyar les 26, 27 et 30 octobre 2011.

Gaspard BRECOURT
Après des études musicales à la Maîtrise de Radio France et au CNR de Boulogne Billancourt où il obtient ses premiers prix de piano, percussions, harmonie et contrepoint, Gaspard Brécourt, directeur musical / clavecin, se consacre en premier lieu à son métier de chef de chant dans différents opéras en France et à l’étranger (Opéra de Paris, Théâtre impérial de Compiègne, Opéra du Rhin, Teatro Colon de Buenos Aires…), ainsi qu’en récital avec des chanteurs tels que Irina Vassilieva, Aurélie Loilier, Isabelle Philippe, Armando Noguera, Mathias Vidal…
Il dirige Don Giovanni et Cosi fan tutte de Mozart ainsi que Die Fledermaus de Strauss avec la compagnie lyrique « A l’Opéra » en tournée en France. Il a ensuite dirigé Johannes Passion de J.S Bach en tournée avec l’orchestre de chambre de Versailles. En 2007 il est nommé Directeur Musical et Conseiller Artistique du Théâtre Impérial de Compiègne où il dirige Une Education manquée de Chabrier, Jean de Paris et Ma Tante Aurore de Boïeldieu, Djamileh et l’Arlésienne de Bizet, ainsi que différents concerts symphoniques. C’est dans un programme de Bizet qu’il fait ses débuts à Tokyo en 2009 avec le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra.A l’Opéra National d’Athènes, Gaspard Brécourt dirige la création mondiale de Cyrano et Roxane de Stavros Xarhakos d’après la pièce d’Edmond Rostand adaptée par Jean-Claude Carrière et mise en scène par David Freeman. Une reprise dans plusieurs opéras français de cette œuvre est prévue pour 2012-2013. Parmi ses engagements figurent Carmen de Bizet, Le visiteur au Megaron Opera d’Athènes. Puis il dirigera pour la première fois l’Orchestre de la radio Néerlandaise dans le Martyre de Saint Sébastien de Debussy en 2012. Par ailleurs, il revient diriger régulièrement en l’église de la Madeleine pour des concerts de musique sacrée.

Humbert CARMELO
Metteur en scène résident à l’Opéra National de Paris sous les directions de Rolf Liebermann puis de Hugues Gall, Humbert Camerlo reprend la célèbre mise en scène des Noces de Figaro de son « maître théâtral » Giorgio Strehler depuis plus de trente ans au Palais Garnier, puis à l’Opéra Bastille. Spécialiste de la mise en scène lyrique, il a monté un grand nombre d’ouvrages en France, en Europe et en Amérique du Nord. Avec son « Maître » René Leibowitz il a monté les premières françaises de plusieurs opéras de Schoenberg, Richard Dembo, Roland Topor et Peter Eotwosch, Diego Masson ou Ajmone Mantero, à participer à diverses productions. Passionné par le travail avec de jeunes interprètes il s’investit pour partager son expérience dans l’aventure d’Opér’Act , forte d’un enseignement basé sur la rencontre avec le public.

En savoir plus sur les interprètes de la représentation du 30 octobre 2011:

Hyalmar MITROTTI, Baryton-basse colombien, est issu d’une famille de réalisateurs. Il fait des études de cinéma au Canada puis en France. Il étudie parallèlement le théâtre et le chant, notamment à la Guildhall School of Music and Drama de Londres où il travaille entre autres avec Graham Johnson, Robin Bowman, Susan Walker, Emma Kirkby. Actuellement, il se perfectionne auprès de Lionel Sarrazin et de la chef de chant Anne-Marie Fontaine de l’Opéra de Paris.Il a collaboré avec des compagnies telles que Grange Park Opera, British Youth Opera, le Théâtre du Châtelet aux côtés d’artistes tels que Bryn Terfel, Cynthia Makris, Placido Domingo, Cristina Gallardo Domas. Egalement concertiste il se produit régulièrement dans des oratorios ainsi qu’en récital en France, en Angleterre, Uruguay, République Tchèque, Colombie…En octobre 2011 Hyalmar Mitrotti joue magistralement le rôle-titre des Nozze di Figaro de Mozart au Théâtre Adyar dans une mise en scène d’Humbert Carmelo (de l’Opéra National de Paris).

Aurélie LOILIER
Après des études de chant et de piano, Aurélie Loilier se produit sur les scènes françaises et européennes, mais on a aussi pu l’entendre en Russie à Moscou, en Chine à Shanghaï, au Moyen-Orient(Kuwait et Bahrein), et dans les pays Baltes.Elle a interprété les rôles d’Adina et Gianetta dans l’Elisir d’amore de Donizetti, Musetta dans La Bohème de Puccini, Flora dans La Traviata de Verdi, Monica dans Le Medium de Menotti. Elle a chanté Despina dans Cosi fan tutte, Serpetta dans la Finta Giardiniera ou encore Susanna dans le Nozze di Figaro.On a aussi pu l’entendre dans le répertoire français dans des opéras de Boieldieu ou des opérettes d’Offenbach (la fille du Tambour-major, Pomme d’Api…), Sylvabelle dans L’Auberge du Cheval Blanc de Bernatzky. Aurélie Loilier se produit très régulièrement en récital, et chante également le répertoire sacré (Requiem de Mozart, Stabat mater et Salve Regina de Pergolesi, Passions de Bach, Gloria de Vivaldi…). Elle est régulièrement invitée par Eve Ruggieri pour chanter au festival de Chartres.

Yann TOUSSAINT
Après de études de littérature françaises en Khâgnes, Yann Toussaint s’oriente vers le chant. Il se forme dans les conservatoires d’arrondissement, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient le prix de chant. Il se perfectionne ensuite au Centre National d’Artistes Lyriques de Marseille. Il se produit aussi bien dans le domaine de l’oratorio que de l’opéra.Il est particulièrement apprécié dans les rôles mozartiens (Le Comte, Guglielmo, Nardo de la Finta Giardiniera ou encore Don Giovanni). Il chante également Escamillo et Morales dans Carmen, Duparquet dans la Chauve-Souris, ou encore le Baryton soliste de la 9ème symphonie de Beethoven…Lauréat du concours organisé par le Centre Français de Promotion Lyrique, il participe, entre 2008 et 2010, à une importante tournée du Voyage à Reims de Rossini pour plus de 40 représentations dans 15 théâtres de France (Avignon, Marseille, Bordeaux, Montpellier, Nancy, Nice, Toulouse…). Intéressé par l’enseignement Yann Toussaint est titulaire du CA de professeur de chant et enseigne dans plusieurs conservatoires de Paris.

Sarah AGUILAR
C’est après avoir obtenu un Master en Histoire de l’Art et Esthétique qu’elle entame ses études de chant avec Roger Soyer. Elle se perfectionne aujourd’hui au Conservatoire de Rennes dans la classe de Martine Surais. Elle fait ses débuts sur scène en 2010 dans Les Dialogues des Carmélites de Poulenc en interprétant le rôle de Blanche de la Force.En participant au lancement de la troupe Opér’Act, elle chante la Comtesse des Noces de Figaro en tournée dans le sud de la France. Au printemps elle interprétera le rôle principal dans A toi de jouer, une création de Joelle Vautier et Roland Romanelli.

Eléonore PANCRAZI
Diplômée de l’Ecole Normale de Musique de Paris dans la classe d’Isabel Garcisanz et élève au Conservatoire du 16ème arrondissement de Pierre Catala, la jeune mezzo-soprano Eléonore Pancrazi fait ses débuts dans le rôle de Zerlina dans Don Giovanni au Festival des Nuits d’été de Corte en 2010. En 2011 elle est Chérubin dans Les Noces de Figaro, Metella dans La Vie Parisienne et Berta dans Le Barbier de Séville.Elle participe à des masterclass avec des personnalités de la musique tel que Leontina Vaduva ou Alain Fondary. Dans ses projets : le rôle de Dorothée dans Cendrillon de Massenet et les rôles de Deuxième Dame de la Nuit de Papagena dans La Flûte Enchantée de Mozart.

Marc SCHWEITZER
Après avoir obtenu son DEM de chant lyrique au Conservatoire de Pantin et s’être perfectionné dans le domaine de la musique baroque, il a été ténor soliste dans des oratorios de Mozart, Schubert, Mendelssohn, Gounod et Bach (dont l’Evangéliste dans la Passion selon Saint-Jean. A la scène, il a chanté Offenbach (notamment les rôles de Piqillio et Ménélas), mais aussi Rossini, Kurt Weil, Stephen Sondheim. Ses projets sont de pouvoir s’investir dans des emplois de « ténor de caractère », parallèlement à un engagement dans des formes plus intimistes (lied et mélodies).

Agnès LOYER
Agnès Loyer commence sa carrière dans la troupe de Nicole Broissin où elle interprète des rôles tels que Tante Hortense (Christiné), Métella (Offenbach) ou Mercedes (Bizet). Récemment en tournée nationale sous la direction d’Amaury du Closel, elle est Flora (Verdi), puis au Festival de Vendôme elle chante le rôle-titre de Carmen. Dans ces projets elle souhaite chanter les rôles de Dorabella dans Cosi fan tutte de Mozart, Dulcinée dans le Don Quichotte de Massenet et Rosine du Barbier de Séville de Rossini.

Claire PERON
Tout en chantant à la Maîtrise de Quimper, le violoncelle fut le premier instrument de Claire Péron. Elle poursuit ses études musicales à Rennes, puis à Paris. Récemment, elle a interprété Mère Jeanne du Dialogue des Carmélites de Francis Poulenc, Mirabelle du Roi Pausole d’Honneger, et le Prince Orlovsky de La Chauve-Souris de Johann Strauss, au Théâtre du Châtelet. Elle fut alto solo dans La Petite Messe Solennelle de Rossini à l’Oratoire du Louvre, ainsi que dans l’Oratorio de Noël de Saint-Saëns.

Alexandre BELIKIAN
Après 13 ans d’études de piano avec Jacqueline Bureau et Eric Astoul, et des études de théâtre, Alexandre Bélikian aborde le chant lyrique avec Emmanuelle Mansard et participe à la masterclass de Colette Alliot-Lugaz. Il se produit dans des récitals à la Manufacture des Gobelins ou la Palais de Chaillot. Médaillé au concours de l’UFAM, il entre en 2007 à l’Ecole Normale de Musique dans la classe de la soprano Caroline Dumas. En 2008 il chante dans les chœurs de Samson et Dalila de Saint-Saëns et Il Trovatore de Verdi aux Etats-Unis, puis il intègre le Centre à Rayonnement Régional de Boulogne-Billancourt dans la classe d’Esthel Durand. En 2009 il chante « Un Monsieur barbu » dans les Mamelles de Tiresias de Poulenc, « Sarastro » dans La Flûte Enchantée de Mozart. Il chante dans la Messe en Ré Majeur de Dvorac dirigée par Michel Piquemal. IL est le fauteuil » et « l’arbre » dans l’Enfant et les Sortilèges de Ravel sous la direction de Pierre Camelet. Alexandre Bélikian appartient à l’Ensemble lyrique « les Sortilèges » avec lequel il participe à de nombreux récitals.

Yuri HIGUCCHI, piano
Née au Japon, Yuri Higucchi commence le piano dès l’âge de 5 ans. Après une licence de piano et de musicologie obtenue à l’Université Toho Gakuen School, elle vient se perfectionner en France. Elle obtient alors trois DEM au CRR de Paris, en piano, accompagnement et formation musicale.Après un cycle de perfectionnement au CRD de Créteil, elle entre au Pôle supérieur de Seine-Saint-Denis en accompagnement dans la classe de Nicolas Desenne. Elle intervient régulièrement dans plusieurs conservatoires de la Ville de Paris.Yuri Higucchi se produit en récital, mais affectionne particulièrement la musique de chambre. Elle donne des concerts en trio, en quatuor, en duo. Elle accompagne également des récitals de chanteurs lyriques.

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza adresse à ces jeunes et prometteurs talents ses plus chaleureux encouragements, et leur souhaite une longue et brillante carrière.

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Concert en hommage à Régine Crespin

juin 28th, 2010 par Alain Fauquier


Quinze jeunes et talentueux artistes de l’Atelier lyrique de l’Opéra National de Paris, dirigé par Christian Schirm, ont donné le vendredi 25 juin 2010 à 20h30 à la Mairie du 9ème – salle Rossini -, un magnifique concert en hommage à la grande cantatrice française Régine Crespin disparue à Paris à l’âge de 80 ans le 5 juillet 2007.

Dans leurs interventions, Messieurs Jacques Bravo, Maire du 9ème, et Thierry Cazaux, Conseiller Municipal délégué à la Culture et au Patrimoine, ont notamment rappelé que cette grande dame de l’Opéra qui s’est illustrée sur les plus grandes scènes internationales (voir rubrique : CHANTEURS FRANÇAIS), a résidé pendant 35 ans dans le 9ème arrdt., pas très loin de la Mairie.

Monsieur Christian Schirm a expliqué le rôle et le fonctionnement de l’Atelier lyrique: former et entretenir pendant une durée de deux ans un « vivier » composé de quinze chanteurs et de quatre pianistes-accompagnateurs. Pour intégrer l’Atelier lyrique, les jeunes chanteurs sont sélectionnés lors d’une audition rigoureuse (lors de la dernière audition, seuls 3 candidats ont été retenus sur 300 présentés). Pendant ces deux années,  les futurs artistes sont intégralement pris en charge par l’Opéra National de Paris qui finance leurs études (professeurs de chant et coachs) et leur verse un salaire. Progressivement, les élèves se produisent en public lors de concerts et intègrent l’Opéra Bastille où de petits rôles leurs sont confiés.

Ce concert a permis d’entendre au cours de la première partie quelques belles mélodies françaises et russes écrites par de célèbres compositeurs: Robert Schumann, Henri Duparc, Alexandre Borodine, Piotr Tchaïkovski, Serguei Rachmaninov, Hector Berlioz.

Après l’entracte l’ambiance musicale s’est soudainement animée avec des airs d’opéra de compositeurs italiens et français : Gioacchino Rossini (Guillaume Tell, Mathilde « Sombre forêt » ; La Cenerentola, duo Angelina, Don Ramiro « Un soave non so che… », La Bohème, Musetta « Quando me’n vo’… »), Charles Gounod (Faust, Marguerite « Ah je ris de me voir si belle… »), Jules Massenet (Hérodiade, Salomé « Il est doux, il est bon… ».

C’était un peu comme pour la météo de cette fin de printemps. En quelques minutes on est passé comme par magie de la froideur de l’hiver, avec des interprétations figées et académiques où le chanteur ne bouge ni un cil ni une oreille, à la chaleur de l’été avec des interprètes dont les voix et la gestuelle se sont subitement réchauffées  et animées à l’unisson de leurs partitions. Si la satisfaction du public se mesure aux applaudissements, la seconde partie du concert fut sans conteste la plus appréciée.

On l’aura compris, en raison de la qualité évidente des voix de cette nouvelle génération de chanteurs, les amateurs de Bel Canto auraient sans doute aimé entendre un plus grand nombre d’arias. Ils sont restés un peu sur  leur faim. Mais ce sera sans doute pour une prochaine fois. Peut-être ces jeunes chanteurs n’étaient-ils pas encore suffisamment prêts pour interpréter les grands airs du répertoire lyrique !

Voici les noms des ces prometteurs artistes :

Manuel NUNEZ CARMELINO, ténor
Aude EXTREMO, mezzo-soprano
Carol GARCIA, mezzo-soprano
Alisa KOLOSAVA, mezzo-soprano
Ilona KRZYWICKA, soprano
Julie MATHEVET, soprano
Zoe NICOLAIDOU, soprano
Michal PARTYKA, baryton
Damien PASS, baryton-basse
Maria Virginia SAVASTANO, soprano
Chengxing YUAN, soprano

Pianistes-accompagnateurs :

Ruta Lenciauskaitè
Chloé Ghisalberti
Lorenzo Di Toro
Ugo Mahieux

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza leur souhaite à tous une belle et brillante carrière.

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Luisa Miller, de Verdi, à l’Opéra Bastille

avril 7th, 2008 par Marcel Azencot


Plusieurs semaines après la représentation du 14 Février 2008 à l’Opera Bastille, et pour ne pas réagir à chaud, on fait le bilan de la soirée.

Qu’en reste-t-il ?

Au plan de la mise en scène, un double parti pris.

D’une part, un paysage tyrolien, avec montagnes alpines au lointain et au premier plan, prairies verdoyantes et petite chapelle de montagnes, le tout encadré dans une présentation semi circulaire type carte postale d’amoureux des années 40/50. On n’attend plus que des paysans avec chapeaux verts à plume et des vaches en train de paître (comme disait un mien professeur d’histoire, un rien vachard et provocateur, « Messieurs résumons, le Tyrol, comme la Suisse, ce sont des montagnes et de la verdure, avec des vaches dessus »! ).

Devant un tel paysage, on pense par opposition à Lohengrin, vu à l’Opera Bastille, avec Ben Heppner, Waltraud Meier, Jean Philippe Lafont, Mireille Delunsch, Jan Hendrik Rootering et Evgeny Nikitine, le 8 juin 2007, Lohengrin et son mur de béton gris marron, ses costumes gris marron, ses chapeaux gris marron et son univers à la soviétique (époque gris marron, avec sur scène, dans les rôles principaux, Brejnev, Kossyguine – l’Homme qui rit, aurait dit Victor Hugo – et Podgorny, côté costumes s’entend, parce que vocalement ce fut une bien belle soirée); on pense encore à Otello, à l’Opera Bastille avec Vladimir Galouzine, Cristina Gallardo-Domas et Jean Philippe Lafont en Iago, et son décor d’échaffaudage (il manquait seulement le panneau de chantier « port du casque obligatoire ») surplombant une table de bureau style 18 ème siècle et un superbe Iago vocal mais paré d’épaulettes dorées de général austro-hongrois (capitaine de la Sérénissime ?)

Alors, avec ces images en tête, on se dit que ce décor de Luisa Miller a été tiré de la Bibilothèque rose (« de Heidi », a dit François Lafon, dans Le Monde de la Musique d’Avril 2008…) et que la véritable provocation c’est ce décor pour théâtre de station thermale. Lire la suite »

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