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Ecouter Mario Lanza

Leoncavallo : VESTI LA GIUBBA
Dicitencello Vuie
Verdi: OTELLO "Dio mi potevi"
Na sera e maggio
Serenade de Romberg
Leoncavallo: LA BOHEME
Giordano: ANDREA CHENIER














Concours international de chant Mario Lanza 2010

juillet 16th, 2010 par Alain Fauquier


Le prochain et 49ème Concours international de chant Mario Lanza, organisé chaque année depuis 1961 par l’Institut Mario Lanza (The Mario Lanza Institute), aura lieu à Philadelphie les vendredi 5 et samedi 6 Novembre 2010.

Vendredi 5 Novembre 2010 à 20h00

Dîner en hommage à Mario Lanza au High Note Cafe de Philadelphie avec la participation du ténor Andrew Owens. Présentation de clips vidéo de Mario Lanza, et, comme chaque année des objets rares ayant appartenu au chanteur seront mis au enchères. Prix du dîner: 65 dollars par personne.

Samedi 6 Novembre 2010

Concours de chant Mario Lanza (Mario Lanza Ball) au Double Tree Hotel de Philadelphie situé sur l’Avenue des Arts, face à la Music Academy (Opéra de Philadelphie).

Cocktail de bienvenue à 17h00, suivi à 18h00 par un dîner dansant animé par Tony Dee et son orchestre, avant l’audition des lauréats.

Le ténor Cody Austin, lauréat du concours de chant 2007 interprétera quelques chansons et arias. Un clip vidéo de Mario Lanza sera présenté; il sera suivi d’objets mis aux enchères pour aider au financement du concours. Prix du dîner: 150 dollars par personne.

Samedi 7 Novembre 2010

Réception des participants à 11h00 au Mario Lanza Museum, 712 Montrose street, suivi par une messe à l’Eglise St. Mary Magdalen de Pazzi (l’Eglise jouxte le Musée).

On peut dès à présent réserver sa chambre au Double Tree hotel au prix de 139 dollars plus les taxes, par nuit. Pour réserver, appelez le 215-893-1600 en précisant que vous venez pour le Mario Lanza Ball.

Rappelons que deux grandes stars actuelles de l’opéra: le ténor péruvien Juan Diego Florez et la mezzo-soprano américaine, Joyce DiDonato, qui a triomphé en Juin 2010 à l’Opéra de Paris dans le rôle-titre de La Dame du Lac de Rossini, sous la direction de Roberto Abbado, sont tous deux des lauréats de ce prestigieux concours international de chant.

(D’après nos recherches dans les Archives de l’Institut Mario Lanza, à Philadelphie, Juan Diego Florez a été deux fois 2ème prix en 1994 et 1995; Joyce DiDonato: 2ème prix en 1994 et 1er prix en 1995).

Pour plus d’informations:

The Mario Lanza Institute
Téléphone: 215-238-9691

mariolanzamuseum@aol.com

www.mario-lanza-institute.org

ou

Opéra Club de Paris Mario Lanza

operaclub-mariolanza@hotmail.fr


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Concert en hommage à Régine Crespin

juin 28th, 2010 par Alain Fauquier


Quinze jeunes et talentueux artistes de l’Atelier lyrique de l’Opéra National de Paris, dirigé par Christian Schirm, ont donné le vendredi 25 juin 2010 à 20h30 à la Mairie du 9ème - salle Rossini -, un magnifique concert en hommage à la grande cantatrice française Régine Crespin disparue à Paris à l’âge de 80 ans le 5 juillet 2007.

Dans leurs interventions, Messieurs Jacques Bravo, Maire du 9ème, et Thierry Cazaux, Conseiller Municipal délégué à la Culture et au Patrimoine, ont notamment rappelé que cette grande dame de l’Opéra qui s’est illustrée sur les plus grandes scènes internationales (voir rubrique : CHANTEURS FRANÇAIS), a résidé pendant 35 ans dans le 9ème arrdt., pas très loin de la Mairie.

Monsieur Christian Schirm a expliqué le rôle et le fonctionnement de l’Atelier lyrique: former et entretenir pendant une durée de deux ans un « vivier » composé de quinze chanteurs et de quatre pianistes-accompagnateurs. Pour intégrer l’Atelier lyrique, les jeunes chanteurs sont sélectionnés lors d’une audition rigoureuse (lors de la dernière audition, seuls 3 candidats ont été retenus sur 300 présentés). Pendant ces deux années,  les futurs artistes sont intégralement pris en charge par l’Opéra National de Paris qui finance leurs études (professeurs de chant et coachs) et leur verse un salaire. Progressivement, les élèves se produisent en public lors de concerts et intègrent l’Opéra Bastille où de petits rôles leurs sont confiés.

Ce concert a permis d’entendre au cours de la première partie quelques belles mélodies françaises et russes écrites par de célèbres compositeurs: Robert Schumann, Henri Duparc, Alexandre Borodine, Piotr Tchaïkovski, Serguei Rachmaninov, Hector Berlioz.

Après l’entracte l’ambiance musicale s’est soudainement animée avec des airs d’opéra de compositeurs italiens et français : Gioacchino Rossini (Guillaume Tell, Mathilde « Sombre forêt » ; La Cenerentola, duo Angelina, Don Ramiro « Un soave non so che… », La Bohème, Musetta « Quando me’n vo’… »), Charles Gounod (Faust, Marguerite « Ah je ris de me voir si belle… »), Jules Massenet (Hérodiade, Salomé « Il est doux, il est bon… ».

C’était un peu comme pour la météo de cette fin de printemps. En quelques minutes on est passé comme par magie de la froideur de l’hiver, avec des interprétations figées et académiques où le chanteur ne bouge ni un cil ni une oreille, à la chaleur de l’été avec des interprètes dont les voix et la gestuelle se sont subitement réchauffées  et animées à l’unisson de leurs partitions. Si la satisfaction du public se mesure aux applaudissements, la seconde partie du concert fut sans conteste la plus appréciée.

On l’aura compris, en raison de la qualité évidente des voix de cette nouvelle génération de chanteurs, les amateurs de Bel Canto auraient sans doute aimé entendre un plus grand nombre d’arias. Ils sont restés un peu sur  leur faim. Mais ce sera sans doute pour une prochaine fois. Peut-être ces jeunes chanteurs n’étaient-ils pas encore suffisamment prêts pour interpréter les grands airs du répertoire lyrique !

Voici les noms des ces prometteurs artistes :

Manuel NUNEZ CARMELINO, ténor
Aude EXTREMO, mezzo-soprano
Carol GARCIA, mezzo-soprano
Alisa KOLOSAVA, mezzo-soprano
Ilona KRZYWICKA, soprano
Julie MATHEVET, soprano
Zoe NICOLAIDOU, soprano
Michal PARTYKA, baryton
Damien PASS, baryton-basse
Maria Virginia SAVASTANO, soprano
Chengxing YUAN, soprano

Pianistes-accompagnateurs :

Ruta Lenciauskaitè
Chloé Ghisalberti
Lorenzo Di Toro
Ugo Mahieux

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza leur souhaite à tous une belle et brillante carrière.

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Concert lyrique au Théâtre de la Gaîté Montparnasse

mai 9th, 2010 par Alain Fauquier


Dans le cadre de ses activités lyriques, l’Opéra Club de Paris Mario Lanza a organisé le lundi 14 juin 2010 à 20h30 au Théâtre de la Gaîté Montparnasse, un Concert de Mélodies russes et françaises, au profit de Krousar Thmey (”Nouvelle famille” en khmer), première fondation cambodgienne d’aide à l’enfance défavorisée. Association reconnue d’utilité publique.

Trois talentueux artistes, membres de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza, ont apporté leur concours bénévole au déroulement de cette belle soirée musicale. La Direction du Théâtre de la Gaîté avait mis gracieusement le Théâtre à notre disposition. Qu’elle en soit encore remerciée.

La soirée fut réservée au Chant français et à des mélodies russes, et les plus grands compositeurs furent sollicités (V. programme).

Les oeuvres françaises, principalement interprétées par le baryton basse Philippe DEGAETZ, furent traitées avec la délicatesse toute française qui sied à ces mélodies et avec la sensibilité et la belle voix profonde  de notre artiste, qui se lança aussi dans le chant russe avec un égal bonheur. Puis Polina SHIRYAEVA, mezzo soprano, alterna avec Philippe DEGAETZ dans le répertoire russe (et aussi français) et remporta, elle aussi, un très franc succès, offrant tour à tour, gravité, mélancolie et vivacité durant son tour de chant.

Quant à Emmanuel BELLANGER, pianiste, il ouvrit la soirée par des oeuvres de Debussy, dans une semi-obscurité qui permettait la concentration et le rêve, avant d’accompagner les chanteurs, puis d’interpréter d’autres oeuvres, dont un de ses Préludes (il est aussi compositeur) sur le beau piano Pleyel du Théâtre.

Le public fut enchanté et les professionnels amis, présents dans la salle, louèrent chaleureusement le répertoire et les artistes.

Notre prochain concert sera consacré à des airs d’opéra et de bel canto.

Polina SHIRYAEVA, soprano
Venue en France après avoir étudié le chant au Conservatoire supérieur de Saint Pétersbourg, Polina SHIRYAEVA complète sa formation avec Lililane Mazeron au CNR de Boulogne-Billancourt, puis au CNSM de Lyon dans la classe de Françoise Pollet. Elle est lauréate en 2007 du Concours de chant Yamaha-Music Foundation of Europe. Elle obtient rapidement des rôles dans différents opéras en France: la Déesse d’Amour dans Le Couronnement de Poppée (Monteverdi), la Première Sorcière dans Didon et Enée (Purcell), Lucia dans The Rape of Lucretia (Britten), le rôle titre de l’Ucellatrice (Nicolo Jommelli), et donne régulièrement des récitals de chant, à Paris, en région parisienne et à Lyon.

Philippe DEGAETZ, baryton-basse
Après des étude de chant à Versailles et au Mozarteum et linguistique en Sorbonne, Philippe DEGAETZ fait ses premières armes au Studiopéra. Il y rencontre Jean Françaix qui lui dédie son ultime pièce vocale, Les Neuf Historiettes (Tallement des Réaux), créée au Japon en décembre 1998. Il est engagé au Grand Théâtre de Dijon pou chanter Le Comte des Noces de Figaro en 2000, puis en Grèce pour chanter Le Roi Clystène dans l’Olympiade (Vivaldi) en 2001 avec Philippe Jarousski. S’ensuit une série importante d’oratorios à Paris, en France et à l’étranger (Bach, Haydn), de Requiems (Mozart, Fauré), de messes (Puccini, Rossini). En 2004, il chante Le Vice-roi dans La Perichole. Depuis 2001, il chante à la Comédie Française dans la pièce Le Malade imaginaire (tournée aux Etats-Unis, en France, Espagne, Canada). Philippe DEGAETZ enseigne le chant aux Conservatoires d’Antony et de Vernon.

Emmanuel BELLANGER, accompagnateur
Ayant débuté le piano à 5 ans, puis le violoncelle à 9 ans, Emmanuel BELLANGER se perfectionne auprès de Guy Besnard et Roland Pidoux au violoncelle et de Pascal Dumay et Marie-Christine Calvet au piano. Il achève son cursus au CNSM de Paris avec plusieurs prix: violoncelle, musique de chambre, harmonie, contrepoint. Comme pianiste, il obtient en 2000 un prix de musique de chambre au concours international de Cortemilia en Italie. Pianiste accompagnateur au Conservatoire d’Antony et de Vernon de la classe de chant de Philippe DEGAETZ, violoncelliste à l’orchestre Pasdeloup, il est également compositeur, auteur notamment d’un hymne pour choeur et orchestre, de préludes pour piano et d’arrangements pour différentes formations. Emmanuel BELLANGER se produit en concert au piano dans des récitals de chant, ainsi qu’au violoncelle au sein du trio à cordes Bellanger et de l’ensemble de musique contemporaine “Cordes Mêlées” qu’il a fondé.

P R O G R A M M E

Première partie

Piotr Ilyitch Tchaikovski
Nocture (op.19 n° 4)
Emmanuel Bellanger, piano

Claude Debussy
Romance
Mandoline
Nuit étoiles
Polina Shiryaeva, soprano

Gabriel Fauré
Le papillon et la fleur
Après un rêve
Philippe Degaetz, baryton-basse

César Cui
Préludes (op. 64 n°2 et 9)
Emmanuel Bellanger, piano

Henri Duparc
Chanson triste
Reynaldo Hahn
Mai
Georges Bizet
Guitare
Léo Delibes
Les filles de Cadix
Polina Shiryaeva, soprano

Jacques Ibert
Chanson du départ
Chanson à Dulcinée,
Chanson du Duc
Chanson de la mort
Philippe Degaetz, baryton-basse

Deuxième partie

Claude Debussy
(transcription pour piano solo: L. BORWICK)
Prélude à l’après-midi d’un faune
Emmanuel Bellanger, piano

Piotr Ilyitch Tchaikovski (en Russe):
N’étais-je pas comme un brin d’herbe
Le Jour rayonne
Polina Shiryaeva, soprano

Serguei Rachmaninov (en Russe):
Tu es comme une fleur
A la mort d’un serin
Nous nous reposerons
Le Paysan
Philippe Degaetz, baryton-basse

Serge Rachmaninov (en Russe)
Ma belle ne chante pas devant moi
C’est beau ici
Je ne suis pas prophète
Les eaux printanières
Polina Shiryaeva, soprano



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Opéra Magazine commémore la disparition de Mario Lanza

avril 10th, 2010 par Alain Fauquier


Abonné à Opéra Magazine, l’Opéra Club de Paris Mario Lanza avait écrit au Magazine pour lui rappeler le Cinquantenaire de la mort de Mario Lanza.

Le rappel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et le N°44 d’octobre 2009, a commémoré, juste dans le mois du Cinquantenaire, le tragique évènement, en page 6 sous la rubrique “On en parle” et sous le titre “IL Y A CINQUANTE ANS DISPARAISSAIT MARIO LANZA”, le tout agrémenté d’une belle et fidèle photographie où le regard de l’artiste se perd un peu dans le vague.

Le texte de l’article est le suivant:

“Le ténor américain d’origine italienne, né le 31 janvier 1921 à Philadelphie, s’est éteint à Rome il y a très exactement un demi-siècle, à seulement 38 ans. Découvert par le chef Serge Koussevitsky, il fait ses débuts au Festival de Tanglewood à l’âge de 20 ans. Un concert à Los Angeles en 1947 décide de son destin. Le producteur Louis B Mayer, patron de la toute puissante MGM, lui propose un contrat en or à Hollywood. Entre films à succès (dont le fameux “The Great Caruso” en 1951) et disques se vendant par millions, il trouve quand même le temps de donner de nombreux concerts devant des milliers de spectateurs en délire (soixante seize mille au Grant Park de Chicago !).

Presque rien à la scène, en revanche, ce que l’on peut regretter. D’après ce que l’on entend par ses nombreux récitals, Mario Lanza y aurait sans doute fait une grande carrière”.

Il faut saluer Opéra Magazine pour son article, même si l’on peut toujours trouver trop court un article sur un artiste du calibre de Mario Lanza, mais en peu de mots beaucoup de choses y sont dites: la jeunesse de Lanza et sa très courte  vie, ses immenses triomphes et les foules en délire qui venaient l’écouter, le “fameux” film “Le Grand Caruso”, qui devait décider de la carrière de tant d’artistes par la suite, (Placido Domingo, Carréras,  Pavarotti, Alagna - qui en fait des gorges chaudes dans son livre “Je ne suis pas le fruit du hasard”, chez Grasset - , Joseph Calleja etc…), ses nombreux concerts, et enfin le regret que dans tout ce tourbillon Mario Lanza n’ait pas pu faire une carrière parallèle à l’Opéra, “sur la scène”, où ce comédien né aurait pu donner encore plus toute son immense mesure.

Mais c’est ainsi, il ne faut pas se lamenter sur ce qui aurait pu être mais remercier le Ciel et l’artiste de ce qui a été et de ce que jeune homme d’exception nous a donné.

Marcel AZENCOT

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Hommages du Cinquantenaire

août 6th, 2009 par Marcel Azencot


En 2009, pour le Cinquantenaire de la mort de Mario Lanza, de très nombreux hommages lui ont été rendus principalement sous forme de concerts dans lesquels les chanteurs ont interprété ses plus célèbres chansons et airs d’opéra favoris:

Le 31 janvier 2009 un premier concert lui fut dédié à l’Opéra de Fresno (Californie), par les ténors Eduardo Villa, Antonio Nagore et Gerard Powers.

Un second concert a eu lieu le 10 avril au Carnegie Hall (New York), avec les ténors : Aaron Caruso, David Gvinianidze et Alejandro Olmedo.

(Photo Bob Dolfi, Lanza Legend)

En juin 2009, ARTE a rediffusé le film de la BBC réalisé par Mark Kidel, Mario Lanza, “Un grand ténor à Hollywood” (en anglais, “Mario Lanza, Singing To The Gods”).

Le 20 juillet un autre concert a eu lieu à Pistoïa (Italie), avec la soprano Brunella Carrari et le ténor Edgardo Rocha.

Le 8 août à Saint Pierre Park de Montréal (Canada), le ténor Manrico Tedeschi dédia à la mémoire du “Grand Mario Lanza” un mémorable concert.

Les 8, 14 et 16 août 2009 à Filignano (Italie) s’est tenu le “13ème Festival international de chant en hommage à Mario Lanza”.

Le 2 octobre, le ténor Aaron Caruso et ses amis, la soprano Christina Luna, les ténors Elio Scaccio, Frank Tenaglia, Sam Vitale, Dominic Mantuano donnèrent un second concert à guichets fermés au Carnegie Hall de New York. Accompagnés au piano par George Poppe, ils interprétèrent des airs du répertoire de Mario Lanza:  “With A Song In My Heart”, “If I Loved You”, “Because You’re Mine”, “Parlami d’Amore Mariu”, “For You Alone”, “Granada”, “Because”, “Recondita armonia”, “Serenade” (Le Prince Etudiant), “I’ll Walk With God”, “They Didn’t Believe Me”, “Funiculi Funicula”, “O Sole Mio”… Ralph Marcarelli oeuvrait en Maître de cérémonie.

Le samedi 3 octobre 2009, Martin Bourke a donné au “Kilrush Golf Club” (Irlande), une conférence en hommage à Mario Lanza.

Le 3 octobre un concert à la mémoire de Mario Lanza et de son fils Damon Lanza, disparu le 16 août 2008, a eu lieu dans le Music Hall du Snug Harbor Cultural Arts Center de New York (Staten Island)  avec les ténors Aaron Caruso, Frank Tenaglia, Dominic Mantuano, la soprano japonaise Yuriko Nonaka et le célèbre crooner Al Martino, ami de Mario Lanza, qui décédera peu de temps après, le 13 octobre 2009, 8 jours après son 82ème anniversaire. Les prestations de ces grands artistes furent saluées par des standing ovations. Le Richmond County Orchestra était conduit par le Maestro Alan Aurelia.

Le ténor Mark Janicello donna quatre concerts intitulés “Be My Love” en Autriche et Allemagne:

- Le 4 octobre au Vienna’s English Theater

- Le 7 octobre au Sternbräu Sterntheater de Salzburg,

- Le 16 octobre au Gloria Theater de Vienne

- Le 19 octobre au Komödie im.

Le 7 octobre, les ténors David Gvinianidze, Alejandro Olmeda et George Gayvoronskiy ont donné un concert en Russie.

L’Ecosse a donné trois concerts d’hommage intitulés “The Loveliest Night Of The Year” sous la présidence d’honneur d’Ellisa Bregman-Lanza, avec la participation du ténor Sean Costello et la soprano Sandra Oman. Le Slovak Festival Orchestra était placé sous la direction de Vladimir Jablokov:

- le 6 octobre à l’Opéra de Cork,

- le 7 octobre à l’Université de Limerick,

- Le 8 octobre au National Concert Hall de Dublin.

Philadelphie a aussi organisé, comme elle le fait depuis 1963, le Concours international de chant Mario Lanza, le 1er novembre 2009, avec la participation du ténor Giuseppe Taormina, au Double Tree Hotel (face à l’Académie Nationale de Musique). Cette soirée a été précédée, le 31 octobre, d’une réunion amicale et d’un dîner au High Note Café (où se retrouvent des amateurs d’opéra) sur la 13ème et Tasker Street.

Du 18 au 21 Septembre 2009, l’association Friends of Mario Lanza, de la ville de Rugby (Angleterre) ont organisés dans les salons du Woodville Hotel plusieurs soirées d’hommage à Mario Lanza.

Toujours en septembre, le 23 à 14 heures, l’Association Belge des Amis de Mario Lanza a organisé une conférence avec projection d’extraits de films à l’Hotel Notelaer, à Bornem (près de Bruxelles).

Les 9, 10 et 11 octobre 2009, à Stratford-upon-Avon, la British Mario Lanza Society (Présidente Ellisa Lanza-Bregmann et Président d’honneur, Monsieur José Carreras) a organisé une manifestation d’hommage avec la participation du ténor Gian Luca Terranova.

Le 1er novembre 2009, Michael A. Nutter, Maire de Philadelphie, a lui aussi honoré Mario Lanza, pour  avoir été l’Ambassadeur de l’Opéra et de la Musique dans le monde et pour la formidable  inspiration qu’il représente pour des générations de chanteurs.

Le 12 décembre à l’Opéra de Colombus (Ohio, États-Unis), les ténors Eduardo Villa, Randolph Locke et Gerard Powers ont donné un nouveau concert pour célébrer Mario Lanza.

Dame Kiri Te Kanawa la grande Diva néo-zélandaise, anoblie par la Reine Elizabeth II, a présenté le 12 octobre 2009 à la BBC une  émission d’hommage à Mario Lanza.

L’Opéra Club de Paris Mario Lanza a débuté un cycles de conférences intitulées “Mario Lanza, Ténor de légende” - illustrées d’interprétations par Lanza et d’autres grands ténors qu’il admirait - : une première conférence a eu lieu le 20 juin 2009 pour l’assemblée générale de l’Association. Une seconde conférence a eu lieu à Lauris, dans le Lubéron, le 27 août 2009, à 18h30 par Jacques Rouchouse.

D’autres conférences auront lieu en 2010 à Paris et en province: Toulon, Rouen, Lyon, Angers… Les dates seront communiquées sur le site ultérieurement.

Pour commémorer le Cinquantenaire de la disparition de Mario Lanza,
l’Opéra Club de Paris a  élaboré une compilation
Hommage du cinquantenaire
(23 titres inoubliables interprétés par Mario Lanza).
Ce CD digitalisé est offert pour toute adhésion à l’association.
Il est aussi offert pour tout don égal ou supérieur à 50 euros
effectué en faveur de l’association pour l’aider à développer ses activités lyriques
et à réaliser son projet de Concours de chant Mario Lanza à Paris en 2011.

La première biographie en français consacrée à Mario Lanza, par Marcel Azencot et Alain Fauquier (300 pages/80 photos) est achevée. Les auteurs sont actuellement à la recherche d’un éditeur. La date de parution de cette biographie intitulée Mario Lanza, Ténor de Légende sera communiquée ultérieurement.

Nouveaux hommages en 2010:

Le 14 mars 2010 au Kursaal d’Ostende, le ténor italo-suisse Livio Gabrielli a donné un concert en hommage à Mario Lanza.

En Avril 2010, Peter Nero a présenté avec de nombreux chanteurs et le Philly Pops orchestra, la vie du Grand Mario Lanza. Un magnifique spectacle musical auquel ont participé 4 ténors.

Des critiques d’Art lyrique, très sûrs de leur jugement, avaient affirmé en 1950, que Mario Lanza serait vite oublié. Ils montrent 50 ans plus tard la limite de leur expertise. Un professionnel comme le baryton Lawrence Tibbett, avait, lui, un jugement bien différent puisqu’il avait avait prédit en 1959 : “Dans 50 ans le monde reconnaitra en Mario Lanza le grand artiste qu’il était”.

Fait unique dans les annales du Bel Canto, la popularité de Mario Lanza se développe de façon constante depuis un demi-siècle. On ne compte plus aujourd’hui les sites internet qui lui sont dédiés ainsi que les hommages qui lui sont régulièrement rendus par des artistes du monde entier. Sa popularité entraine même celle des des autres artistes de son temps et d’aujourd’hui. Lanza est de plus en plus associé dans des duos virtuels, à Caruso, Corelli, Bjoerling, Callas… Domingo, Pavarotti, Carreras…

Mario Lanza chanta l’opéra comme personne, bien qu’il ne chantât pratiquement pas à l’opéra, détourné très tôt des grandes scènes lyriques par Hollywood qui avait décelé son formidable potentiel et lui a offert des cachets astronomiques pour se l’attacher. De nombreux très grands chanteurs d’opéra ont chanté dans des films: Caruso, Schipa, John Mc Cormack, Tauber, Lauri-Volpi, Gigli, Tagliavini, Del Monaco… , y compris Pavarotti, mais aucun n’a eu le succès de Mario Lanza et leurs films sont oubliés.

Pour le Maestro Zubin Mehta, qui a notamment dirigé les “Trois Ténors” dans de nombreux concerts, “La voix de Mario Lanza est un vrai bonheur pour l’Opéra”.

Duo du tombeau (Aïda), avec Dorothy Kirsten
Film MGM: Le Grand Caruso, 1951

Cinquante ans après sa mort la “magie” de MARIO LANZA est toujours intacte!

Marcel AZENCOT et Alain FAUQUIER

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Art Lyrique et Langue Française

mars 8th, 2009 par Marcel Azencot


Le FORUM ou TRIBUNE est un lieu d’échanges sur l’art lyrique et la musique.

Les articles et opinions qui y sont publiés n’engagent que leurs auteurs et nullement l’Association.

Avertissement: Rendons à César…

Le nom de l’auteur figure avant et après le texte de chaque Tribune, et ne doit pas être confondu avec celui du président de l’Association, qui apparait automatiquement sur toutes les rubriques, ès qualités d’éditeur du site.

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Plaidoyer pour le renouveau de notre patrimoine culturel lyrique

Par Jean KRIFF, artiste lyrique, professeur de chant

La France qui s’enorgueillit d’avoir présidé à la naissance des Droits de l’Homme doit convenir que ces droits ne sont pas création ab nihilo, qu’ils trouvent leur origine à l’intérieur même de la culture nationale et que, portés par elle, ils véhiculent en même temps les découvertes scientifiques et les maîtrises techniques de la nation.

Questions :
La France a-t-elle le droit de considérer sa langue et sa culture comme une part importante de la culture universelle et de se donner les moyens de la défendre afin de faire mieux connaître le pays dont elle est issue?

La France a-t-elle le droit de considérer son patrimoine théâtral et musical, parce que porteur de valeurs multiples, comme étant aussi important à magnifier que celui, immobile, se trouvant à l’intérieur des musées?

Les autorités culturelles du pays ont-elles conscience que sur le territoire, la vedette mondiale, est intrinsèquement la France elle-même, héritière d’une culture séculaire, sans aucun besoin d’importer des paillettes du monde entier pour se faire apprécier mais qu’au contraire, elle doit montrer, à son peuple d’abord et aux touristes ensuite les multiples facettes de ce qui a fait sa gloire et sa richesse ?

Les autorités culturelles ont-elles conscience que la création d’aujourd’hui est en panne, que les transitions nécessaires ayant dû assurer le passage du flambeau entre les générations d’artistes et donc du public n’ont pas été faites (du passé ne fallait-il pas faire table rase) ce qui amène aujourd’hui la jeunesse à se frayer des voies, piochées au hasard et porteuses d’idéologies qui ne sont pas les nôtres et même pas les leurs?

Les autorités culturelles ont-elles conscience que les artistes interprètes (artistes chorégraphiques, lyriques et musiciens) sont des sportifs de haut niveau ayant d’abord, avant toute autre considération, les mêmes contraintes physiques que ceux-ci avec la différence qu’ici les difficultés sont les mêmes à tous les niveaux d’exécution ?

Les autorités de tutelle ont-elles conscience qu’il existait naguère en France des statuts professionnels qui permettaient la promotion (ce qui est toujours valorisant pour un artiste) à l’intérieur des théâtres ; deux exemples : le statut de danseuse étoile existait partout ; il était possible et même souhaitable de passer du statut d’artiste des chœurs à celui d’artiste soliste etc. car ainsi s’implantait un « esprit de maison » valorisant dans la population des lieux d’action culturelle.

Enfin, est-il possible, pour répondre à toutes ces questions de voir exister simultanément deux sortes d’interprètes, soit de droit public soit de droit privé ?

Les premiers, ceux qui sortent des conservatoires, écoles payées par le contribuable ayant une dette morale envers le pays devraient donc être employés dans des directions définies par leurs autorités de tutelle pendant un nombre d’années au moins égal à celles qu’ils ont passé à étudier. Ils pourraient être rejoints par d’autres, mais la priorité du travail reviendrait à ceux qui seraient issus des écoles nationales. Il y aurait établissement d’un véritable contrat devant mener à l’utilisation systématique des interprètes par l’éducation nationale dont le but devrait être d’abord un enracinement dans la culture nationale préparant à l’ouverture vers les autres cultures.

Les seconds pourraient prétendre à la « la liberté de mouvement » mais alors bénéficier de garanties beaucoup plus aléatoires. Ceci pourrait être également valable pour les créateurs, compositeurs, écrivains (textes et livrets), peintres (décors) qui à l’instar des chercheurs ne devraient pas se contenter de chercher mais devraient trouver aussi la valorisation pécuniaire de leur art.

Il est à noter que l’obtention d’une carte professionnelle existait avant la guerre et que ce sont les dévoiements de l’Occupation Pétain qui ont rendu cette nécessité insupportable et mené à sa suppression.

Introduction
Il existe en France nombre de théâtres, maisons de la culture, associations etc. vivant de subventions qui viennent par glissement plus ou moins directement de l’Etat mais l’absence d’entente dans leur gestion tant artistique que financière mène à une déqualification des spectacles et au désintérêt ; partant, le patrimoine se meurt, la création n’est pas à l’ordre du jour, les artistes sont au chômage mais par contre les « autorités » divergentes se nourrissent sur ce terreau et développent depuis des années tout un argumentaire afin de sauver ce qui leur semble essentiel : leur propre emploi.

La formation des artistes : Il y a des conservatoires régionaux et des conservatoires municipaux. Les premiers semblent les mieux armés pour former les artistes mais pas toujours. En ce qui concerne, les seconds, la nomination de professeurs se fait la plupart du temps par relations…pas souvent de nature professionnelle et les interprètes issus de ces écoles sont bien souvent inutilisables.

L’expression artistique dramatique, symphonique, lyrique et chorégraphique : La responsabilité régionale et nationale ne devrait plus être laissée aux appréciations idéologiques, de celles qui font se chevaucher gaillardement pseudo-progressisme et idéaux budgétaires, élevées dans une ignorance systémique et systématique du choix des spectateurs tant par leur nombre que par les impôts qui en proviennent.

Nous sommes donc devant la situation suivante. Professionnellement les conservatoires même supérieurs, gérés comme ils le sont, ne servent pas à la collectivité non plus qu’aux artistes, ni pour la défense des oeuvres du passé qui ont fait notre gloire, ni pour le bien d’une création que l’on souhaiterait de qualité, situation conduisant les autorités de tutelle à en quelque sorte utiliser des armées étrangères pour défendre le territoire culturel national.

Pour une Coordination des activités culturelles et artistiques :

A. Des éléments de contrôle : La volonté d’une politique culturelle à long terme doit s’exprimer par des changements drastiques dans la conception de l’organisation des activités culturelles. Nécessités :

I° Une convention collective nationale du spectacle qui, sous forme législative groupe toutes les corporations qui le composent : art dramatique, lyrique etc. et leur attribue une reconnaissance professionnelle.

II° Une « responsabilité » financière régionale ayant à sa tête un responsable du type préfet nommé pour plusieurs années, chargée de recevoir et de planifier pour chaque exercice les sommes dévolues à la culture, en rapport avec les entreprises régionales susceptibles d’aider la création, y compris dans les théâtres municipaux, en échange de compensations fiscales.

III° Une commission ou un comité artistique régional chargé, en coordination avec certaines structures : éducation nationale, prisons, hôpitaux, lieux de culte de décentraliser tout ou partie de l’activité présentée à partir d’une capitale régionale totalement indépendante de Paris.

A la tête de ce comité, pourrait être prévu un personnage régional connu afin de faciliter les rapports à l’intérieur de la région tel que le fut jadis le président du conseil général de la Seine.
Chaque année, une réunion des représentants professionnels régionaux, de l’enseignement, des finances et d’un public choisi en rapport avec les associations de parents d’élèves définiraient la saison culturelle en tenant compte des possibilités locales, lieux et finances. (Il y a 36000 communes en France)

B. Les éléments actifs :
Les commissions ou comités seraient formés de représentants des principales corporations (lyrique, dramatique, chorégraphique symphonique, arts graphiques, technique) dont les membres seraient renouvelables par tiers tous les deux ans.

Naturellement, ces responsabilités ne pourraient ni ne devraient se cumuler avec les places de professeurs qui pourraient être tentés de favoriser leurs propres élèves mais leur avis consultatif devrait être sollicité.

C. Les éléments consultatifs :
1° Les publics : ils pourraient exprimer leurs désirs par le biais d’un organisme officiel tel que celui que nous imaginons. Les rapports étroits avec l’Education Nationale devraient, à partir de sensibilisations diverses favoriser le retour à la fréquentation des oeuvres tant théâtrales que musicales, humus d’une culture commune.

Il devrait être possible, tenant compte des études et du type de contrats que les artistes auraient accepté de signer avec l’Etat (ou la région pour participer à cette activité/région) de les utiliser au sein même du corps professoral à tous les niveaux, du collège à l’Université et comme la carrière professionnelle d’un interprète peut être très mouvante, il serait tout à fait possible d’y recevoir des vedettes (par essence plus attractives).
La volonté d’une politique culturelle encadrée pourrait s’accompagner de diffusions par internet dans toutes les autres régions (resterait à imaginer de quelle manière les participants à ces spectacles pourraient être rémunérés) et à partir d’un choix d’excellence pourraient faire l’objet de contrats avec la télévision.

2° Les comités d’entreprises ou de culture locale :
La vie culturelle ne pourrait-elle pas être un ciment entre les entreprises et les autorités de tutelle ?
De la même manière que le président de la République souhaite la gratuité des musées il devrait être possible, pour les personnels dont les entreprises participent aux diverses réalisations culturelles annuelles de bénéficier de « séries » d’activités gratuites, particulièrement en période de fêtes et de congé annuel via les festivals. Cela serait le ferment d’une possibilité d’échanges de régions à régions garantissant là encore un travail permanent pour les différentes composantes du spectacle tout en prenant en compte la valorisation du passé.

Rendre les spectateurs réceptifs : distribution de journaux gratuits (jeux-concours ?) , utilisation de la télévision et d’internet pour toucher le plus grand nombre de gens, en particulier le troisième âge et visite de « prospecteurs » auprès des entreprises afin de leur offrir un deal : financement contre aides à l’implantation et incitations fiscales.

3° Les maisons de culture, les maisons de jeunes et leurs délégués culturels pourraient être placés sous contrat régional leur garantissant un quota d’autonomie avec priorité pour les activités déterminées en commun en rapport avec les fonds qui leur seraient distribués par la région.

II. SOUHAITS :

Des bureaux : Un bureau représentatif des régions pourrait exister à Paris. Il serait chargé de centraliser les demandes nationales tant de sélection d’œuvres à diffuser (patrimoine et création) que de recrutement d’artistes, tenant compte des différentes demandes concernant les artistes étrangers…une sorte centre informatisé.
Un bureau Régional qui pourrait être composé de représentants des commissions siégeant annuellement (commission lyrique, chorégraphique, dramatique et technique).

Une chorale régionale : on peut imaginer la création d’une chorale régionale dans laquelle les différents directeurs de théâtres régionaux pourraient puiser afin de monter les ouvrages choisis. Ce chœur, à effectifs constants minimum (60 personnes donc 15 par pupitre) serait chargé d’étudier d’une année sur l’autre les ouvrages prévus, assurant ainsi la qualité et la permanence du travail. En cas de besoins plus importants cet ensemble choral pourrait appeler des artistes de chœurs n’ayant pas signé de contrat régional.

En parallèle et suivant leurs libertés les artistes employés pourraient et devraient être employés par l’éducation nationale pour sensibiliser les écoles, collèges et universités à la pratique du chant à travers les oeuvres du patrimoine et de création. Là encore les élèves et a fortiori les titulaires de prix issus des conservatoires devraient être employés systématiquement. On pourrait étendre cette interpénétration par l’emploi des artistes de cirque mis systématiquement en contact avec les professeurs de gymnastique de l’Education Nationale ainsi que les comédiens utilisés dans le cadre des cours de français ou de toute autre langue vivante.

Un ballet régional : De la même manière, un ballet régional théâtral (avec promotions) pourrait être institué. Il pourrait inclure des professeurs et chorégraphes issus de l’Ecole de l’Opéra de Paris atteints par limite d’âge mais aussi les artistes issus ou étudiants des conservatoires régionaux devant être utilisés là aussi systématiquement comme figuration soit dans le cinéma, soit dans les festivals, soit dans les grands théâtres. Il faut rappeler que, comme pour le sportifs de haut niveau, les artistes de danse ne peuvent s’améliorer que par un travail physique constant. Le mode de vie actuel ne le leur permet pas.

L’invitation d’artistes internationaux ne devrait être pratiquée qu’en fonction de la vie culturelle nationale et non le contraire.

Un orchestre régional : Il semblerait que ce soit dans ce domaine que davantage de choses se soient accomplies ; encore pourrait-on se demander comment il se fait aujourd’hui, qu’il n’y ait pas de directeur de la musique français à l’Opéra de Paris ni de chef d’orchestre issu des conservatoires nationaux qui y dirige systématiquement. L’invitation permanente faite à des chefs étrangers coûte évidemment plus cher que de salarier du personnel sédentaire et fait de plus se poser la question de savoir à quoi servent toutes ces classes et tous ces prix s’il n’y a pas une politique culturelle qui ensuite leur donne un emploi.

Question : Est-ce que l’enseignement est suffisamment performant, notamment dans les classes de solfège supérieur pour préparer les musiciens de la meilleure façon, compte tenu de l’immense marché mondial et de la qualité des artistes étrangers se présentant en France ?

Cette préparation insuffisante ne peut-elle pas être s’apparenter à l’illettrisme ?

Nous n’avons plus les moyens d’une politique dévoreuse de budgets - mode qui fut prise par Rolf Libermann en 1973 grâce à l’obtention d’un carnet de chèques sans fond, ouvert par la direction de la musique, transformant une institution nationale en une plaque tournante à paillettes n’ayant laissé que des souvenirs plutôt que les assises d’une école.

L’opéra est devenu un garage quoique depuis Hugues Gall les choses se soient un peu modifiées. Il serait temps de mettre les priorités là où elles doivent l’être. Les lois, les institutions publiques sont faites pour que les humains vivent mieux ensemble et non destinées à alimenter les littératures de salon. En ce qui concerne les plus petits théâtres, on pourrait souhaiter que soient mis au travail des professionnels de la musique formés dans les conservatoires nationaux ; ils pourraient alors réorchestrer les oeuvres trop lourdes au plan des effectifs et des salles.

De la même manière, les textes trop désuets pourraient être retravaillés par des auteurs d’aujourd’hui afin que par priorité un travail sur la langue soit davantage pratiqué et utilisé.
Une troupe régionale de comédiens
Un atelier de costumes régional :
Les costumes coûtent trop chers et sont trop souvent renouvelés au gré de chaque responsable bien souvent pour les mêmes ouvrages.
Si les costumes théâtraux sont confiés à un atelier régional décentralisé, les travaux demandés devront se faire en concertation. Ces costumes devront être réutilisés et les mise en scène s’inspirer des existants.
Ces costumes pourraient être réalisés avec l’aide de prisonniers de droit commun dans le cadre d’une réhabilitation par la beauté et la culture.
Un atelier de décors régional décentralisé pourrait ouvrir à l’étude de la peinture. Il serait d’ailleurs temps de réhabiliter le trompe-l’œil. Beaucoup de jeunes peintres pourraient y être intéressés. Il est beaucoup plus aisé d’utiliser les toiles peintes que des décors en « dur ». Ils nécessitent beaucoup moins de temps à installer. Ils sont faciles à transporter et demandent moins d’éclairage.

L’idée générale est donc de privilégier les êtres vivants, artistes et publics, à toute forme d’élitisme, celui-ci ayant fait depuis des années la preuve de son inutilité, ayant plutôt participé à la déculturation du plus grand nombre dû à une distanciation (celle de Brecht, peut-être, sciemment mise en place par les intellectuels du Sérail.

Mais ils ne sont pas seuls à payer. Paient-ils, d’ailleurs tous?
Non. Ce sont tous les contribuables qui paient et ce sont les artistes qui sont au chômage.
Il ne faudrait donc pas de responsabiliser les chaînes de télévision en les incitant à ne montrer ce qui se fait de mieux dans toutes les régions françaises, que ce soit au plan dramatique, lyrique ou chorégraphique. Ceci serait une aide promotionnelle pour l’ensemble du pays et pourquoi pas à l’étranger ?

Voici enfin d’autres questions embarrassantes. Comment se fait-il que les grands compositeurs tels que Michel Legrand, Georges Delerue, Michel Magne père, etc… aient été obligés de partir aux Etats-Unis tandis que l’argent public était déversé à flots sur la musique que l’on peut qualifier « de recherche » et tandis que l’on ne faisait plus aucune création dans les grands théâtres français.

Voila un ensemble de questions et un début de réponses que l’on pourrait méditer.

Jean KRIFF

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1er et 2 Novembre 2008 Concours Mario Lanza

janvier 25th, 2009 par Marcel Azencot


1er et 2 novembre 2008 à Philadelphie, quelques jours avant les élections présidentielles américaines, ambiance Obama partout.

C’était, pour les quatre français qui avaient fait le déplacement, le nouveau rendez-vous avec le chant, le 47ème Concours de chant lyrique Mario Lanza.

Nous étions arrivés de France la veille dans l’après midi et avions dîné au Victor Café, vieux restaurant qui est une institution de la ville depuis le début du 20ème siècle comme lieu du Bel Canto. Nappes à carreaux rouges et blancs, ambiance italienne, murs recouverts de photographies, dont beaucoup dédicacées, des gloires de l’opéra italien, hommes et femmes, Rosa Ponselle, Renata Tébaldi, Licia Albanese, Tita Ruffo, Enrico Caruso, Aureliano Pertile, Giovanni Martinelli, Beniamino Gigli, Giacomo Lauri-Volpi, Ezio Pinza, Franco Corelli, Mario Lanza. etc…

Cette visite est, en quelque sorte, obligée, et Roberto Alagna dans son autobiographie “Je ne suis pas le fruit du hasard” (Grasset, Paris 2007), rappelle qu’avant de passer le Concours présidé par Pavarotti à Philadelphie, il commença, la veille et aussitôt arrivé de France, par voir la maison où est né Mario Lanza, au 636 Christian Street, au coeur de Little Italy, avant d’aller dîner dans ce même restaurant où les serveurs sont des étudiants d’écoles de musique et de chant.

Nous étions donc à table au Victor Café avec Alain et Maryvonne Sabarly, l’équipe française, et un couple américain de New York et enfin notre ami Takeo Hayano venu de Tokyo accompagné d’une jeune et souriante flûtiste classique, Miss Eiko Watanabe.

Ce soir là, grand calme au restaurant, assez peu de monde, grand froid dehors. Deux jeunes serveurs, ténors, chantent “Una furtiva lagrima”, (Donizetti), E lucevan le Stelle (Puccini) , Il mio Tesoro intanto (Mozart).

Le lendemain matin, nous passons au Kimmel Center, face à l’hôtel et contigüe à l’Opéra.

Le Kimmel Center abrite, dans ses multiples auditoriums et salles diverses, notamment le prestigieux Orchestre Philharmonique de Philadelphie, qui eut pour chefs Leopold Stokowski, Eugene Ormandy (et aujourd’hui Charles Dutoit). Nous assistons à un concert gratuit de musique argentine dans la grande agora sous verre du Kimmel Center: un célèbre joueur de bandonéon, sorte de grand Ionesco triste, interprète, accompagné d’un guitariste, des grands airs d’Argentine, dont d’immortels tangos, et l’on s’attend à entendre la voix de Carlos Gardel venir nous parler de solitude.

Puis nous faisons des achats de disques d’opéra dans la boutique du Kimmel.

Nous continuons par la visite au Mario Lanza Museum, dans Montrose Street, quartier Italien à environ vingt minutes de marche. Là photographies avec nos amis Brian Beacock, venu de Londres avec son amie Sylvia, puis Bill Ronayne, Président de la New York Mario Lanza Society, Jeanette Frese omni présente et discrète trésorière, des amis venus de Boston, et beaucoup de visiteurs, qui dégustent café et gâteaux pour se réchauffer.

On déjeunera dans Little Italy, puis le soir, repas de Pré Ball, veille de la finale du concours de chant, dans le Symphony Hall du Double Tree Hotel, face à l’Académie Nationale de Musique (Opéra de Philadelphie) actuellement en cours de réfection.

Le Pre Ball était endeuillé par le décès brutal de Damon Lanza le 16 août 2008, en Californie.

Sa chaleureuse et haute présence manquait à tous.

Après un discours d’hommage à Damon par sa soeur Ellisa Lanza Bregmann, aujourd’hui seule survivante des enfants Lanza, les artistes invités chantèrent leur propres hommages, Sam Vitale, ténor, qui l’année passée avait co-animé la soirée avec beaucoup verve et de joie avec Aaron Caruso et Dominic Mantuano, apparut très touché et chanta l’Ave Maria de Schubert, la voix étranglée d’émotion. Puis Raffaella Lo Castro chanta “Somewhere” (”Quelque part”), extrait de West Side Story: l’allusion était claire et les yeux graves et humides.

On pouvait mesurer une fois de plus quel immense vide laissait le modeste et chaleureux Damon. Heureusement Takeo Hayano, venu de Tokyo, était accompagné cette année d’une jeune flutiste, Mademoiselle Eiko Watanabe, gracieuse liane souriante, qui monta sur le podium interpréter… des airs de jazz et des compositions personnelles, puis “Vieni sul mar”.

Se joignit à elle un remarquable accordéoniste, l’élégant Mario Balestra, beau visage triste et souriant d’homme âgé, visage sombre et buriné surmonté de cheveux argentés, venu rendre hommage à Mario Lanza.

La soirée du Pré Ball continua avec des grandes mélodies italiennes par Sam Vitale, puis Rafaella Lo Castro, belle mezzo brune, chanta et joua la scène de séduction de Dalila (”Mon coeur…”) de Samson et Dalila, de Camille Saint Saens, avant de revenir à notre table nous demander en clin d’oeil en anglais: “Comment était mon français”?.

En tous cas, nous, les français présents, étions fiers et émus d’entendre cette belle voix sombre et séduisante porter dans le Symphony Hall la parole française et l’opéra français et nous regrettions de ne pas l’entendre assez dans notre pays.

Sam Vitale chanta “because You’re Mine “et Raffaella Lo Castro interpréta “Memories” , de Cats, cependant que Mademoiselle Watanabe et Mario Balestra jouaient respectivement”Game Chasers” et “The Alley Cats”.

Après les repas et le concert , divers objets et memorabilia furent, comme à l’habitude, mis aux enchères l’argent recueilli contribuant à alimenter les oeuvres de la Fondation Mario Lanza (Bourses d’études de chant, notamment,)

La soirée se termina par l’interprétation de Mario Lanza dans “Nessun Dorma”, extraite du concert au Hollywood Bowl, et par une ovation de tous les participants

Le lendemain, dimanche 2 novembre, messe à Santa Magdalena Dei Pazzi, l’église de Mario Lanza, où il fut enfant de choeur, où il chanta l’Ave Maria et où son corps, après ses premières funérailles à Rome, fut exposé pour un service religieux dans sa ville natale, avant l’ultime service et enterrement à Hollywood.

Ambiance italienne recueillie, pieuse et feutrée, dans une église lumineuses, aux fresques vives et colorées. Sam Vitale, près de l’organiste, en contrehaut, chante encore l’Ave Maria.

Puis collation amicale au Musée Mario Lanza; situé auprès de l’église, retrouvailles, les anglais aussi sont là, photographies, embrassades, Mary Papola, présidente de la Fondation et Jeanette Frese, trésorière, nous autorisent généreusement à utiliser tous documents, images, portraits, affiches, photographies, disponibles au Musée pour dire et raconter le grand ténor…

Vint la finale du Concours entre les quatre lauréats (sur 84 cette année).

La soirée de gala commença par un cocktail, l’animation musicale étant assurée par l’excellent “Tony Dee Orchestra”.

Puis avant le repas, les quatre finalistes nous furent présentés par Elaine Malbin, présidente du jury et maîtresse des cérémonies.

Cette ex enfant prodige du chant (aujourd’hui 75 ans) a été remarquée par le grand Richard Tauber, qui voulait l’emmener à Londres pour la former (sa mort prématurée en 1945 d’un cancer mit fin à l’aventure Tauber);

À 19 ans à peine, elle chante avec Mario Lanza le duo d’amour de “Madame Butterfly” pour l’enregistrement historique de RCA et son prestigieux label Red Seal, ainsi que le Brindisi de “La Traviata“. Elle déclinera l’offre du Met de New York au profit du New York City Opera, qui lui offre, bien que très jeune, des rôles importants, comme “La Traviata” avec Lawrence Tibbett.

Mais, dira-t-elle, tout cela serait comme effacé par son partenariat pour ces enregistrements avec Mario Lanza, dont elle évoque, rêveuse, la gentillesse de grand frère envers l’adolescente qu’elle était et que sa mère accompagnait au studio…

Récemment, elle a rencontré Carreras à l’opéra et quand elle s’est présentée à lui, il lui a dit: “Oui, oui, c’est vous qui avez chanté avec Mario Lanza” ! (on sait que, comme tous les grands ténors, José Carreras est grand admirateur de Mario Lanza et qu’il est président d’honneur de la Société Britannique des Amis de Mario Lanza, British Mario Lanza Society).

Elaine Malbin ouvre la soirée par l’Hymne américain, tout le monde se lève, les hommes ont la main droite sur le coeur, beaucoup d’allure et de solennité.

Puis présentation des candidats, trois sopranos et un jeune baryton.

Erin Sanzero ouvrit la soirée par “Salut à la France”, de la Fille du Régiment”, de Donizzetti, Jessica Cambio chanta le Final du premier acte de “La Traviata”, David Krohn chanta le “Tanzlied” de l’Opera “Die Tote Stadt” (la Ville Morte) de Korngold, oeuvre en allemand, difficile et moins connue du public, dont on connait le magnifique improviso de ténor et de soprano.

Puis Jeanette Vecchione interpréta “Care Campagne”, de “La Somnambula”.

La seconde partie, ouverte à des oeuvres de comédies musicales, commença par Mademoiselle Sanzero dans “Wishing you were somehow here”, extrait du Fantôme de l’Opera”, puis Mademoiselle Cambio dans “And this is my beloved”, extrait de Kismet, Monsieur Krohn, dans “Some enchanted evening”, de South Pacific,enfin Mademoiselle Vecchione dans “The Italian Street Song”, de “Naughty Marietta”.

Il était difficile de départager ces finalistes, qui furent tous très applaudis de même que Luke Housner, pianiste et accompagnateur, qui fut non seulement excellent par lui-même mais apporta aux candidats un appui instrumental et moral de grande qualité.

Puis le dîner fut servi et le Bal commença, avec le Tony Dee Orchestra, avec des interruptions pour entendre le magnifique discours ému du producteur de radio et télévision Jim Thompson, par ailleurs fondateur et animateur de l’émission “Mario Lanza and Friends”, à la fois émission et site internet dont le siège est dans le Connecticut (à ce propos, on est toujours surpris de sentir et voir l’émotion de ceux qui parlent de Lanza, comme un ami ou frère qu’ils viennent de perdre, alors qu’il est mort en 1959 et qu’ils ne l’ont jamais connu personnellement…ces gorges qui se nouent, ces yeux qui s’embuent. Mystère, n’est ce pas…)

Des clips vidéo et des extraits de films de Mario Lanza furent ensuite projetés, et l’on évoqua le cinquantème anniversaire de la mort de Mario Lanza à Rome en 1959, et la possible édition d’un CD spécial par SONY BMG (RCA VICTOR).

Puis on donne le Duo de “Madame Butterfly” par Mario Lanza et Elaine Malbin. C’est alors que pour le final, Elaine Malbin se lève, écarte ostensiblement le micro et chante avec Mario Lanza, 57 après. La voix est magnifique (à 76 ans…) et la salle l’acclame debout (elle dira après, comme si elle nous avait fait une bonne blague: “Je me sentais en voix aujourd’hui !”).

Enfin, le jury finit de délibérer.

Elaine Malbin prend la parole et dit en substance: “Ce classement n’est qu’indicatif. Il ne signifie rien pour la belle carrière que nous vous souhaitons. Prenez le classement de notre jury comme une indication de ce qu’il attendait, ce soir, plutôt que comme une appréciation absolue de ce que vous “valez”. “Un autre jour, ce même jury aurait peut-être jugé autrement. Pour nous, ce soir, vous avez tous gagné.”

Puis elle annonce les résultats.

Mademoiselle Jeanette Vecchione remporte le premier prix, Monsieur David Krohn le second , Mademoiselle Cambio le troisième et Mademoiselle Sanzero le quatrième prix.

Mademoiselle Vecchione remercie en interprétant la Scène de la Folie de “Lucia di Lamermoor”.

L’orchestre joua “God Bless America” repris par toute l’assistance et la soirée se termina par Mario Lanza chantant “Non ti scordar di me”;

On se retrouve ensuite en petit comité dans une suite du dernier étage de l’Hôtel Double Tree pour tirer, avec quelques organisateurs, les conclusions du 57ème Concours Annuel Mario Lanza et évoquer 2009, le cinquantième anniversaire de la mort du ténor, et le nécessaire renouvellement des générations, clef de l’avenir.

Marcel AZENCOT

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Préliminaires au Concours de chant Mario Lanza, Novembre 2008

novembre 4th, 2008 par Marcel Azencot


Philadelphie, 1er et 2 novembre 2008,

Encore un Concours de Chant lyrique Mario Lanza, le 47ème !

Le Concours et les retrouvailles annuelles des amis de Mario Lanza avec la musique et les belles et fraiches voix des finalistes, furent endeuillés par le décès brutal, ce 16 août 2008, de Damon Lanza, dernier et aîné des deux fils de Mario Lanza, parti à 55 ans, en Californie, 49 ans après son père Mario Lanza, mort le 7 octobre 1959 à Rome à l’âge de 38 ans.

Tous rendirent un hommage émouvant et mérité à Damon Lanza, tant l’homme était aimé (voir nos articles d’hommage en anglais et en français).

Nous étions quatre français à faire le voyage cette année, et à retrouver nos amis américains, japonais, anglais…

Notre court séjour a commencé, selon la tradition, au Victor Café, dans le quartier italien de Philadelphie, “South Phillie” (”Little Italy) : les serveurs de ce restaurant, fameux chez les amis de l’opéra, chantent des grands airs d’opéra entre les divers plats du service, comme au restaurant le Bel Canto à Paris et Neuilly.

En plus d’une vraie et bonne cuisine italienne, comme on en trouve aux États-Unis, le Victor Café est aussi la halte quasi obligée de grands chanteurs depuis le début du 20 ème siècle et leurs photographies et leurs noms recouvrent les murs du restaurant, de Caruso à Pavarotti, en passant par Tita Ruffo, Ezio Pinza, Mario Lanza (qui y allait dans sa jeunesse), Robert Merrill, Mario del Monaco, Licia Albanese etc…. Comme disent les américains, “Just name it …”, “Dites seulement un nom” !

Nous avons retrouvé notre ami japonais, Takeo Hayano, éditeur d’art, accompagné d’une très jolie flutiste classique, compositrice de musique, qui a joué le lendemain, à la soirée préparatoire au Concours, dans le Salon “Symphony Hall” du Double Tree Hotel, situé face l’Opéra de Philadelphie et au fameux Kimmel Center.

Un couple d’amis américains, vrais amateurs d’opéra, était venu du New Jersey, et dinait avec nous au Victor Café.

Deux jeunes serveurs, ténors, nous ont interprété “Una furtiva lagrima”, de l’Elixir d’amour, de Donizetti, puis de Don Giovanni, de Mozart, “Il Mio Tesoro intanto” (un jeune garçon de 20 ans, aux cheveux noirs bouclés, élève d’une école de musique du New Jersey, avec un timbre déjà chaud et rond, une belle maîtrise du souffle, un régal), puis de nouveau le ténor lyrique avec “E lucevan le Stelle”, de Tosca , de Puccini.

Beaucoup d’applaudissements et de chaleur, puis nous avons discuté avec le jeune interprète de Mozart, de sa formation musicale, piano et chant, et de ses répétitions quotidiennes; je lui ai recommandé d’écouter son aria par Cesare Valletti, de même que “Dalla sua pace”, et il s’empressa de l’écrire sur la carte de l’Opéra Club de Paris-Mario Lanza que je lui remis.

Le lendemain, second passage obligé, aux Grands Magasins Macy’s, près de l’Hôtel de Ville de Philadelphie surmonté de la statue de William Penn, non pour y faire du shopping, mais, musique oblige, pour voir et entendre le plus grand orgue symphonique du monde, Le Wanamaker Organ , du nom du milliardaire Sam Wanamaker, qui avait acheté cet orgue de 28 000 tubes, pour l’installer dans son magnifique Grand Magasin au hall classé, tout comme l’orgue, Monument Historique des États-Unis. Cet orgue sublime, dont les tubes dorés montent sur plusieurs étages du magasin, a été joué par rien moins que Marcel Dupré, et Nadia Boulanger, pour ne citer que deux grands français.

Nous sommes arrivés au Magasin en plein concert donné à la clientèle, qui applaudit les airs et se précipite pour visiter la console et le pupitre où officie Monsieur Rudy Lucente, organiste, qui reçut les visiteurs avec l’amabilité d’un ami et la compétence d’un conférencier et nous fit l’honneur de la visite et des explications sur cet instrument unique construit vers 1903 et régulièrement entretenu et modernisé (une extraordinaire électronique aide l’interprète) grâce à l’Association des Amis de l’Orgue Wanamaker.

Nous apprenons que le Magasin a été inauguré par le Président des Etats-Unis, Howard Taft, que l’Orchestre Philharmonique de Philadelphie vient y jouer à l’occasion de grands évènements, qu’il peut y avoir jusqu’à 15 000 personnes - debout - pour un concert, et que l’organiste se trouve aidé par un écran coulissant d’ordinateur installé sur la console, pour voir les indications du Chef d’orchestre. Il nous en fait la démonstration, autorise les photos et reprend le concert, des oeuvres classiques et des standards de “musicals” de Broadway, comme l’émouvant duo du “Violon sur le Toît”, entre le laitier vieillissant Tevié, qui veut marier ses filles dans la Russie des pogroms, et sa femme Goldé (”Est-ce que tu m’aimes” ?)

Puis une étonnante rencontre dans ce Grand Magasin majestueux, qui fête ses 150 ans d’existence: nous devisons avec une vieille dame assise qui sirote son café (”D’où venez-vous? Ah la France !”, toutes ces banalités qui nous réchauffent toujours le coeur !), lorsqu’un jeune homme assis près de nous se mêle à la conversation, non sans s’excuser de son intrusion:” Vous venez de France pour le concours Mario Lanza” ? Il en est stupéfait, mais ajoute: “Je suis le Managing Director de l’Opéra de Philadelphie”.

On lui saute dessus et pendant une demi heure, nous parlons de Lanza et du Cinquantenaire prochain de sa mort, anniversaire qu’il ignorait et qui le conduit à s’interroger sur le moyen de commémorer dignement cet évènement musical à l’Opéra de Philadelphie, en espérant que l’importante rénovation, en cours, de l’Opéra sera achevée. Il prend la carte de l’Opéra Club de Paris-Mario Lanza et nous promet, c’est juré, de donner de ses prochaines nouvelles.

Troisième visite obligée, au Kimmel Center, qui abrite le prestigieux Orchestre Philharmoniqe de Philadelphie (chef actuel, Kent Nagano). Le Kimmel Center est à Philadelphie ce que le Lincoln Center est à New York, avec ses salles de concert et ses auditoriums, dont le Perelman Theater, l’immense Verizon Hall, où joue l’illustre Philarmonique (Leopold Stokowski, Eugene Ormandy…)

On arrive, dans ce magnifique bâtiment de bois rouge, acier et immense verrière en arche (qui semble avoir inspiré celle de l’Opéra de Lyon), en plein concert public et gratuit donné sur la grande Plaza sous verrière du Kimmel Center, par deux musiciens argentins, un guitariste et un célèbre interprète de bandonéon, Tito Castro, qui joue les airs mélancoliques et forts de son pays, des tangos, bien sûr, mais aussi des oeuvres tout aussi caractéristques de cette musique des tréfonds, sensuelle et grave, qui semble parler de l’essentiel, de la vie, de la mort, de l’amour, et que le public, jeunes et vieux, retraités et intellos américains, écoute avec respect et applaudit chaleureusement.

Puis, dans la boutique du Kimmel Center, on achètera deux livres avec CD et livrets d’opéra: Le Trouvère, de Verdi, avec Leontyne Price, Elena Obratsova, Franco Bonisolli (Alarmi, alarmi, alarmi, alaaaaarmiii !), Piero Capuccilli, Ruggero Raimondi, et le Philharmonique de Berlin avec Von Karajan; puis Tosca, de Puccini, Renata Scotto, Placido Domingo, Renato Bruson, le Philharmonia Orchestra, avec James Levine et le Ambrosian Opera Chorus, John Mac Carthy, Chef de Choeur.

Enfin, visite au Musée Mario Lanza, où nous retrouvons notamment Brian Beacoq venu d’Angleterre avec son amie Sylvia, Bill Ronayne, vice-président du Musée et Président de l’Association Friends of Mario Lanza de New York, et beaucoup de visiteurs, qui se promènent de photos en affiches et de Disques d’or en portraits ou en costumes de Lanza sous verre (Madame Butterfly etc…), d’effets personnels du Ténor, de lettres (du Président Truman, de Licia Albanese, de dirigeants de la Metro Goldwyn Mayer - qui avait Lanza sous contrat d’acteur de cinéma -, de l’inscription du jeune Lanza à l’École de perfectionnement de Tanglewood, dans les Berkshires, à l’initiative et sur l’invitation du Maestro Serge Koussevitsky, Chef du Boston Symphony, de passage à Philadelphie pour diriger un Opera.

Koussevitsky fut émerveillé lors d’une audition accordée à Lanza entre deux répétitions d’orchestre.

L’anecdote est rappelée par tous les biographes de Mario Lanza, le maestro organise un Festival d’été à Tanglewood, où le Boston Symphony prend ses quartiers d’été et perfectionne les stars de demain, Mario Lanza y est invité, tous frais payés, et il y rencontrera Leonard Bernstein, Beverly Sills, etc… et il chantera les Joyeuses Commères de Windsor, au Festival etc… et l’anecdote vient ajouter à la légende de l’artiste…

Les soirées Lanza eurent lieu les 1er novembre (Pré-concours et soirée lyrique) et 2 novembre (Concours et audition des 4 finalistes sur les 82 candidats de cette année.

On en rendra compte dans un très prochain article (2).

Marcel AZENCOT

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Un Gentleman nous a quittés: Damon Lanza

septembre 14th, 2008 par Marcel Azencot


Avec sa discrétion habituelle, comme pour ne pas nous déranger, Damon Lanza nous quittés en pleines vacances, le 16 août 2008, victime d’une crise cardiaque à 55 ans à peine.

A notre retour, c’est sous le choc que nous apprenions son décès et découvrions avec chagrin combien ce grand bonhomme discret et au verbe rare va nous manquer. Sans trop nous en apercevoir, c’était une évidence, on ne pouvait que l’aimer pour sa simplicité, sa douceur et sa fragilité, son sourire large et chaleureux et son regard sombre et triste.

Et il y avait de quoi porter cette infinie tristesse quand on avait perdu, à l’âge de 6 ans et en l’espace de 5 mois, ses jeunes parents, son père Mario Lanza, âgé de 38 ans, et sa mère Betty Hicks Lanza,  36 ans, puis, à l’âge adulte, sa soeur ainée Colleen, fauchée à 48 ans par un camion à Beverly Hills, puis son frère Marc, emporté à l’âge de 37 ans comme son père par une phlébite, (c’est ce qu’il me disait l’an dernier, en novembre 2007, au Ball et Concours de Chant Mario Lanza de Philadelphie, alors que nous évoquions sa propre et récente hospitalisation pour (encore !), des problèmes de circulation sanguine aux jambes et aux pieds).

La tragédie grecque ou le “fatum” romain, avons nous tous pensé, a frappé Damon (nom grec…) et continue de décimer cette malheureuse famille dont il ne reste qu’un enfant du couple de Mario Lanza, Ellissa (Lanza Bregmann).

Comment ne pas évoquer dans ces quelques lignes Damon, Damon le doux, Damon l’humble, Damon le chaleureux, qui vous embrassait et vous serrait dans ses bras forts ?

En dépit d’une grande présence, Damon n’aimait pas s’imposer et vous écoutait comme si vous étiez seul au monde avec lui, avec cette attention pour vous qui était sa marque de respect.

Le but de sa vie, porter la mémoire de son père, lui avait donné le bonheur de rencontrer des milliers de gens et d’être aussitôt aimé d’eux pour les avoir touchés au coeur, comme Mario Lanza.

Son dévouement, sa force tranquille (car ce fragile n’était pas un faible) et sa modestie réelle nous ont donné pour lui respect et tendresse, et illustré, dans cet homme qui s’effaçait, le propos des Sages du Talmud: l’humilité élève à la grandeur.

Mais pour nous, c’est d’abord le souvenir de l’avoir connu, ce vendredi ensoleillé de Novembre 2006, au Musée et à la Fondation Mario Lanza à Philadelphie, où il donnait un coup de main et classait livres, DVD et disques, et divers “memorabilia” de Mario Lanza, en jeans et tee shirt (”l’uniforme de la Californie”, comme il disait en riant, lui qui détestait les tenues formelles, les chemises et les “costumes-cravates” - sauf pour la messe annuelle célébrée en mémoire de son père à l’Église italienne de Santa Maria Magdalena dei Pazzi, en pleine Little Italy, où Mario Lanza avait servi comme enfant de coeur et où son cercueil serait exposé, au retour de Rome, avant d’être enterré en Californie.)

On discuta pendant deux heures et il nous fit la visite commentée du Musée, et on se sépara provisoirement , avec un “big hug”, avant de se revoir le soir au bar de l’Hôtel.

C’est aussi le souvenir de l’avoir connu durant ces deux Annual Balls de 2006 et 2007, de dîner ensemble avec quelques amis, dans un restaurant italien, d’avoir, après la cérémonie formelle du Concours de chant, fini les soirées en petit comité dans sa suite du dernier étage de l’Hôtel Double Tree, à évoquer les projets et l’avenir: il se réjouissait de l’achèvement prochain de notre site, prévoyait de venir à Paris pour un Hommage à Mario Lanza, de l’organisation d’un Concours de chant Mario Lanza à Paris, et nous échangions encore des mails quelques jours avant le 16 août 2008 pour ces projets.

C’est enfin, et surtout, la peine de l’avoir perdu, le regret de ne pas l’avoir mieux connu, malgré l’impression de l’avoir aimé depuis toujours, le regret, encore, de ne pas lui avoir plus et mieux exprimé qu’on l’aimait pour lui-même et pour ce qu’il faisait, et pour la manière dont il le faisait. On se console en se disant qu’il a bien dû le voir dans nos yeux et le sentir dans nos embrassades, nos “big hugs”, et dans notre respect.

Certains êtres ne donnent la mesure de leur absence qu’une fois partis. De leur vivant, ils avaient contribué à embellir notre vie, mais voici que nous découvrons, après leur départ, qu’ils n’ont pas fini de la remplir.

Damon le Gentleman était de ceux là, une âme légère et profonde.

(Photo The Lanza Legend)

Marcel AZENCOT

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Soirée lyrique du 7 juin 2008

juin 14th, 2008 par Marcel Azencot


Mozart, Dvorak, Fauré, Tosti, Saint Saens, Jobim, tel fut le menu musical de la première soirée lyrique de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza.

Nous avions voulu un programme vocal éclectique et notre attente ne fut pas déçue: Papageno, des mélodies de Gabriel Fauré, (délices de Philippe Gaudin Degaetz, baryton, qui devra bien les enregistrer un jour, si l’on en juge par l’accueil que reçurent ses interprétations, fortes, subtiles et suaves), des Chants Bibliques de Dvorak, véritables gospels où Philippe a fait merveille, profondeur et émotion.

Nous étions environ 70 personnes dans le salon à écouter et applaudir haut et fort le “maître de chant”, non sans être passés d’abord au buffet goûter aux nourritures terrestres, champagne, canapés et petits fours, pour fêter notre première réunion et le bon déroulement de notre assemblée générale constitutive; fêter aussi l’intérêt que suscite déjà notre jeune site internet, visité du monde entier, bien qu’essentiellement en Français, et l’arrivée au Conseil d”administration de Roger Yaeche, Jean Kriff et Philippe Degaetz, tous maîtres de chant, Emmanuel Bellanger, compositeur, pianiste et violoncelliste, Véronique Fumet-Béjars, pianiste concertiste et l’ami Jean Michel Boris, ancien Directeur artistique de l’Olympia.

Des amis anglais de Mario Lanza avaient fait le déplacement d’Angleterre, pour le week-end, Angela Moore, le cher Brian Beacock, que nous retrouvons tous les ans en novembre à Philadelphie pour le Concours International de Chant Mario Lanza, et Joan Marsden, qui a connu l’illustre ténor quand elle avait 20 ans et a assisté aux deux concerts légendaires de l’Albert Hall, entre autres concerts en Angleterre, et a été reçue par Mario Lanza et son équipe pendant le tournage à Rome du film “Les Sept Collines de Rome” (”The Seven Hills of Rome“).

Le Concert a ensuite repris par des interprétations de mélodies de Tosti ( “Aprile“, dont on connait les deux très belles interprétations de Richard Leech, voix de vin jeune et frais, mais l’émotion reste en bouche, et de Luciano Pavarotti, clarté vocale et puissance, difficile de dire ce qu’on aime le plus, les deux sans doute, puisque la beauté ne peut exclure la beauté), puis le Brésil, léger d’apparence et profond de sentiment, avec des mélodies du maître Antonio Carlos Jobim, et l’Orphée Noir du Carnaval (connu chez nous sous le nom d’Orfeo Negro).

Emmanuel Bellanger, tour à tour souriant ou grave, accompagne les interprètes au piano et joue deux de ses Préludes, oeuvres délicates et sensibles, l’émotion d’accents qui rappellent par moments le “Nigun” de BlochVéronique Fumet lui tourne les pages des partitions, elle ne joue pas ce soir mais a promis de le faire pour nous.

On finit par le Cygne, de Saint Saens, interprété à la harpe par Magella Bellanger, frôlement et bruissement de cordes, l’eau d’une source.

Dans le public, toutefois, on nous présente un jeune homme, Simon, élève du Conservatoire, on veut qu’il chante, on crie : Simon ! Simon !, il s’exécute, annonce avec humour : Simon… Boccanegra, et nous impressionne par sa maturité vocale de baryton basse.

Puis, après le buffet des desserts, nous écoutons Mario Lanza, airs d’opéra, mélodies italiennes et “The Lord’s Prayer” (frisson garanti pour les croyants et les incroyants, tout en retenue, dans la prière et le recueillement de l’homme, puis le retour de la voix littéralement glorieuse d’émotion dans les paroles finales, prononcées sur des notes aigües, avec lenteur et majesté  - “For Thine is the Kingdom,/ and the Power, /and the Glory, /For Ever,/ Amen !) (au Hollywood Bowl, en 1949, sous la baguette d’Eugène Ormandy, futur chef du Philharmonique de Philadelphie, il suggèrera avec délicatesse de ne pas applaudir et, aux milliers de personnes présentes dans ce fameux théâtre de plein air, il dira, après avoir évoqué “the essential dignity and beauty of the words“- toujours le respect des mots et du sens - :”Such is the sacred nature of the song that I feel sure our listening audience would prefer that there’d be no applause at its conclusion”)*.

Enfin, nous voyons et écoutons un extrait du DVD “Mario Lanza, An American Caruso“, présenté par Placido Domingo, ce qui donne l’occasion, surtout aux très jeunes, de découvrir sur le grand écran plat, la voix sublime, le sourire et la fougue du chanteur, les qualités et l’humour du comédien et l’exceptionnel charisme de l’homme (je me tourne vers Joan Marsden: elle a les yeux pleins de larmes…).

Les derniers sont partis à plus de deux heures du matin en nous demandant de refaire une soirée comme celle-là…

D’accord, mais le temps de récupérer !
* Le concert du Hollywood Bowl a été enregistré (Mario Lanza, The Hollywood Bowl, Historical Recordings).

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Concours International de Chant Mario Lanza 2008

mai 25th, 2008 par admin


 

Affiche

Le 47ème Concours international de chant Mario Lanza, organisé par The Mario Lanza Institute, se déroulera les 1er et 2 novembre 2008 à Philadelphie. Traditionnellement la première soirée, appelée “Pre-Ball”, réunit autour d’un sympathique buffet, dans une ambiance amicale, musicale, chaleureuse et festive, la famille, les amis et les admirateurs de Mario Lanza. Venus du monde entier, tous se retrouvent dans la joie pour rendre hommage année après année depuis 1961 à l’inoubliable ténor. La 2ème soirée, appelée “Ball”, est destinée à départager les lauréats du concours qui se produisent pendant le dîner. Cette cérémonie est fréquemment animée avec maestria par le ténor Dominic Mantuano. Elle est généralement présidée par les sopranos Elaine Malbin ou Licia Albanese et par Damon Lanza, fils de Mario Lanza.

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Luisa Miller, de Verdi, à l’Opéra Bastille

avril 7th, 2008 par Marcel Azencot


Plusieurs semaines après la représentation du 14 Février 2008 à l’Opera Bastille, et pour ne pas réagir à chaud, on fait le bilan de la soirée.

Qu’en reste-t-il ?

Au plan de la mise en scène, un double parti pris.

D’une part, un paysage tyrolien, avec montagnes alpines au lointain et au premier plan, prairies verdoyantes et petite chapelle de montagnes, le tout encadré dans une présentation semi circulaire type carte postale d’amoureux des années 40/50. On n’attend plus que des paysans avec chapeaux verts à plume et des vaches en train de paître (comme disait un mien professeur d’histoire, un rien vachard et provocateur, “Messieurs résumons, le Tyrol, comme la Suisse, ce sont des montagnes et de la verdure, avec des vaches dessus”! ).

Devant un tel paysage, on pense par opposition à Lohengrin, vu à l’Opera Bastille, avec Ben Heppner, Waltraud Meier, Jean Philippe Lafont, Mireille Delunsch, Jan Hendrik Rootering et Evgeny Nikitine, le 8 juin 2007, Lohengrin et son mur de béton gris marron, ses costumes gris marron, ses chapeaux gris marron et son univers à la soviétique (époque gris marron, avec sur scène, dans les rôles principaux, Brejnev, Kossyguine - l’Homme qui rit, aurait dit Victor Hugo - et Podgorny, côté costumes s’entend, parce que vocalement ce fut une bien belle soirée); on pense encore à Otello, à l’Opera Bastille avec Vladimir Galouzine, Cristina Gallardo-Domas et Jean Philippe Lafont en Iago, et son décor d’échaffaudage (il manquait seulement le panneau de chantier “port du casque obligatoire”) surplombant une table de bureau style 18 ème siècle et un superbe Iago vocal mais paré d’épaulettes dorées de général austro-hongrois (capitaine de la Sérénissime ?)

Alors, avec ces images en tête, on se dit que ce décor de Luisa Miller a été tiré de la Bibilothèque rose (”de Heidi”, a dit François Lafon, dans Le Monde de la Musique d’Avril 2008…) et que la véritable provocation c’est ce décor pour théâtre de station thermale. Lire la suite »

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Soirée Lyrique en Salon

mars 15th, 2008 par Marcel Azencot


Samedi 7 juin 2008 (et non plus vendredi 6 juin, veuillez nous en excuser), aux environs de 20 heures, l’Opéra Club de Paris - Mario Lanza organise une soirée lyrique au siège de l’Association.

Tâchant de renouer avec la tradition des Salons Musicaux ou des Soirées musicales ou Lyriques du 19 ème siècle, nous avons d’abord souhaité réunir les Amis de Mario Lanza, seulement  les adhérents de l’Association et qui ont réservé, pour cette soirée exclusivement privée, en appartement, autour d’un petit buffet pour la partie restauration, et de quelques amis artistes pour la partie musicale.

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Soirée Lyrique sur la Butte Monmartre

mars 15th, 2008 par Marcel Azencot


Mardi 18 mars 2008, le Clocher de Montmartre, 10 rue Lamarck à Paris 18ème, organise à 20 h00 une soirée lyrique* dont l’invité spécial sera Severino Billy D’Albuquerque, contreténor, qui interprétera un programme d’oeuvres évoquant le castrat Farinelli et notamment « son qual nave ch’agitata » cet air virtuose du film Farinelli, il castrato, réalisé en 1994 par Gérard Corbiau, pour lequel furent associées les voix d’un contralto et d’une soprano colorature.

Il sera accompagné au clavecin par Jorris Sauquet, titulaire des grandes orgues de l’Église Notre Dame du Rosaire, à Paris 14ème.

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La prédiction de Tibbett

février 2nd, 2008 par Marcel Azencot


Le 7 octobre 1959, le grand ténor et acteur américain Mario Lanza s’éteignait brusquement à la clinique Valle Giulia à Rome, d’où il s’apprêtait à sortir après une cure d’amaigrissement.

Une phlébite persistante (une photo le montre, jambe surélevée et bandée) et une vie d’excès avaient eu raison de cet homme excessif de seulement 38 ans, qui laissait quatre enfants et une femme fragile qui ne devait lui survivre que 5 mois.

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Philadelphie, choses vues, choses éprouvées

janvier 12th, 2008 par Marcel Azencot


Philadelphie !Ville d’Amérique injustement méconnue.

Elle est pourtant le berceau de la Déclaration d’Indépendance Américaine en 1776, où se sont illustrés Benjamin Franklin, Thomas Jefferson , Alexander Hamilton et autres pères de la Constitution des Etats Unis. Ville des Quakers et des Amish («Witness», avec Harrison Ford), Ville d’Art, avec son immense Musée des Beaux Arts, son Musée Rodin, sa Fondation Barnes, et surtout ses théâtres, son Opéra (Académie Nationale de Musique), et l’immense Kimmel Center, bâtiment de verre et de bois foncé qui abrite plusieurs grands auditoriums, dont le Verizon Hall où se produit l’illustre Orchestre Philharmonique de Philadelphie, phalange mythique de Eugène Ormandy, sur la large et bien nommée Broad Street, baptisée Avenue of the Arts !

Plaque de Bronze pour Mario Lanza Lire la suite »

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Concours international de chant Mario Lanza à Philadelphie

janvier 12th, 2008 par Alain Fauquier


Du 1er au 5 Novembre 2007, trois Membres de l’Opéra Club de Paris Mario Lanza, se sont rendus à Philadelphie pour assister au 46ème Gala annuel organisé par l’Institut Mario Lanza, présidé et animé par la dynamique et sympathique Mary Galanti Papola.

Les deux cérémonies, destinées à honorer la mémoire de Mario Lanza et à récompenser les meilleurs jeunes chanteurs d’opéra de la promotion Mario Lanza 2007, ont eu lieu les samedi 3 et dimanche 4 novembre. Elles étaient placées sous le patronage d’Elaine Malbin, soprano, et de Damon Lanza.

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Hommage à Luciano Pavarotti

janvier 12th, 2008 par Marcel Azencot


Luciano Pavarotti vient de rejoindre le paradis des grandes voix humaines, pour retrouver les Caruso, Schipa, Gigli, Bjoerling, Corelli, Mario Lanza…

Voix splendide au timbre clair, la voix de Luciano Pavarotti était reconnaissable, «personnalisée» et identifiable comme toutes les grandes voix, outre qu’elle était la plus diffusée par le disque, le DVD et la télévision, surtout depuis la «grand messe» des Trois Ténors.

Le grand public parlera des aigus de Pavarotti, mais là n’était pas l’essentiel : l’histoire de l’Opéra a connu des ténors aux aigus exceptionnels, tels que Franco Bonisolli, Helge Roswaenge, Giacomo Lauri-Volpi, dont on trouve toujours les disques dans les bacs et qui furent, de leur vivant, de grandes stars, surtout les deux derniers cités.

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